PROPOS À MÉDITER

   

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MÉMENTO DES PROPOS À MÉDITER:

Les Propos à méditer sont sélectionnés par l'originalité de leur jugement et la puissance de leur analyse ...

 

Propos à méditer (Elias Zerhouni, Ambassadeur spécial pour la Science et la Technologies du président Obama, ancien directeur du NIH, lors du colloque attractivité de la France, LEEM-AEC Partners, Jeudi 9 Septembre 2010):
"les facteurs clés de succès de la collaboration entre industries, gouvernements et universités, premièrement, c'est l'ouverture (si les pouvoirs publics sont fermés, si l'industrie est fermée, si les universités sont fermées, rien ne se produira), et donc je pense qu'avant tout, il faut détruire toutes formes de barrières artificielles, bureaucratiques ou conceptuelles à la collaboration entre ces domaines, deuxièmement, c'est le fait que la recherche biomédicale, à mon avis, est devenue extrêmement multidisciplinaire, et donc vous avez besoin d'accéder à de multiples ressources, humaines et physiques, pour réussir (personne ne détient la solution, mais, clairement, ne pas essayer n'est pas la bonne approche). La différence fondamentale entre la France et les USA est le choix d'avoir une carrière multiforme, où vous pouvez évoluer, comme je l'ai pu, de l'université à l'industrie, puis au gouvernement, et revenir dans le service public et aux politiques, vous avez essentiellement de la mobilité (mon observation principale est que ça n'arrive pas souvent en France... cette liberté de mouvement au sein de votre carrière est très importante... et cela doit être organisé). Les forces principales de la recherche biomédicale à développer en France (l'avantage différenciant), la première, c'est via le système des C.H.U. (Centres Hospitalo-Universitaires), qui doivent devenir les centres névralgiques de la recherche translationnelle en France, le système nerveux des réseaux de recherche clinique, pour les essais de tous types de patients (pour moi, c'est un avantage unique, parce que le système de santé en France est unifié, qui permettrait des systèmes d'information interconnectés). La seconde force à créer, je pense, c'est que les qualités des recherches dans l'industrie et dans l'université ne sont pas en synergie, n'ont pas été rapprochées (dans un pays qui n'est pas immense, et avec un nombre limité d'entreprises et certains des chercheurs du public excellents, en immunologie, en génétique, en thérapies géniques... on peut aussi citer des domaines où la France domine : les maladies infectieuses avec l'Institut Pasteur, la cancérologie... je peux citer des domaines où il y a un vrai talent : quel pays a inventé le concept de santé globale, d'aller là où sont les maladies, de lever des fonds partout dans le monde, en Russie, en Amérique, partout, pour créer une institution qui, par définition, est devenue une institution universelle, qui a changé le destin de millions de personnes, 10 prix Nobel, est-ce aux USA ? Non, c'est en France, c'est l'Institut Pasteur ! D'où vient l'aviation, l'Aéropostale, Mermoz ? Et tous les entrepreneurs qu'a eus la France, parce qu'ils pouvaient bouger, étaient flexibles ? Pouvez-vous encore le faire ? Si la réponse est oui, formidable. Si la réponse est non, alors, réglez cela ! Parce que c'est ça la force de la France".

 

Propos à méditer (Robert Dahan, Président Astra Zeneca France, lors du bilan 2009 avancées thérapeutiques LEEM, Mardi 26 Janvier 2010):
"Je le dis en tant que Président de la Commission des Affaires Scientifiques, Pharmaceutiques et Médicales du LEEM, et en tant que médecin, je le dis aussi comme président d'un Laboratoire non impliqué dans les vaccins, qui n'en vend pas en France, ni en Europe, donc pas susceptible d'être suspecté de mercantilisme : en ce qui concerne le vaccin du virus A-H1N1 en 2009, l'attitude de certains a été irresponsable et indigne. Irresponsable d'avoir laissé se colporter des propos fallacieux. Indigne d'avoir laissé se développer une perte de confiance dans la population vis-à-vis de la seule prévention active disponible que représente le vaccin".

 

Éditorial exceptionnel (Jean Huber, «Crises ou crise en 2009 ?», Janvier 2009):
"le rôle du conseil spécialisé d'entreprise est avant tout celui de «voir» à l'avance les changements et les points d'inflexion majeurs d'un métier sans jouer les girouettes, ni a fortiori les Cassandres, pour un métier, la Pharma, dont les évolutions sont lentes. Force est de constater que la crise financière de 2008, devenue crise industrielle récemment (baisse de la demande), ne touche pas directement la Pharma (demande constante)... les mutations structurelles de la Pharma (fin du modèle économique passé, fondé sur les blockbusters, la R&D chimique, sans génériques significatifs, aujourd'hui matérialisé par une croissance négative en France hors pathologie et positive mais seulement à 1 chiffre dans tous les autres marchés) étant en cours de concrétisation avec les nombreux plans des Labos (réductions majeures d'effectifs, notamment commerciaux avec 25 plans sociaux touchant plus de 5000 emplois de VM, et désengagement industriel). Cependant la ou les crises économiques présentes ont et auront un impact négatif (donc additionnel) sur la Pharma : le premier concerne les start-ups Biotech dont les difficultés de financement sont devenues alarmantes (y compris en France), le second concerne les prestataires (et pas seulement les petits), les économies étant ici variable d'ajustement, le troisième concerne de façon surprenante les grands Labos eux-mêmes, pour 2 raisons essentielles... la crise financière a réduit de façon significative les valorisations boursières poussant les agents financiers au jeu des M&A -et la pression est actuellement très forte sur les nombreux groupes dont le pipe line n'est pas à la hauteur des attentes par les fonds d'investissement actionnaires, sans compter les groupes officiellement en vente comme Biogen-Idec, Elan, Ratiopharma ou Actavis, etc. ; le plan Obama de généralisation de la Sécurité Sociale, pour au moins US$ 65 Milliards, va peser sur les prix des médicaments et dispositifs aux USA et les experts avisés prédisent une baisse des ratios de marge nette dans le plus gros marché du monde de l'ordre de 5 points, ce qui ne peut qu'accentuer le mouvement de consolidation). Avis de tempête et... bien sûr, d'opportunités (business as usual)... mais sans occulter le facteur social"

 

Éditorial exceptionnel (Jean Huber, Nouvelle Base de données Biotech-France en Santé Humaine, sur Pharmaclient, Juin 2008):
"Une information objective, crédible, actualisée et synthétique sur les entreprises des Biotechs en Santé humaine en France (et gratuite), comme signal d'une diversification de Pharmaclient, après de nombreuses missions stratégiques et financières sur ce secteur dynamique, au moment où le rôle des pôles de compétitivité est ré-affirmé, avec un soutien financier accru par l'État... à nouveau, un exemple de service à forte valeur ajoutée de Pharmaclient, à découvrir d'urgence : Biotech-France"

 

Propos à méditer (Christophe Weber, Président GSK France - Radio BFM, 7 Février 2008):
"Chez GSK France, en tant que 2ème filiale mondiale d'un groupe leader, complètement focalisé sur la découverte de nouveaux médicaments, nous voulons être des citoyens exemplaires en France. Ainsi, malgré un chiffre d'affaires stable de € 1.4 Milliard en 2007 (avant une croissance majeure future dans les vaccins), nous avons continué à investir dans ce pays avec un total de € 300 Millions, un focus important dans notre nouveau site moderne de Saint Amand-les-Eaux dans le Nord, et même € 50 Millions en R&D. Nous voulons être aussi des acteurs responsables dans les débats sur l'avenir de notre système de soins et nous formulons 4 propositions : (1) se donner les moyens de la prévention et de l'éducation des patients, (2) gérer davantage la santé par pathologie depuis le médecin généraliste jusqu'à l'hospitalier (et non, seulement par flux comptables comme aujourd'hui), (3) créer et appliquer des indicateurs de qualité plus performants, (4) inciter tous les acteurs de soins à la qualité, y compris par un lien avec la rémunération."

 

Propos à méditer : Dominique Mangeot, Président du Comité RSE du Leem, à Science Po, le 5 Décembre 2007:
"Les entreprises du médicament sont délibérément engagées en faveur du mouvement actuel de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). C'est une révolution. Il y a juste 5 ans, on est parti d'une situation de Laboratoires riches, repliés dans un sac, muets en raison des contraintes réglementaires. Il y a maintenant 30 mois, il a été décidé au sein du Leem de changer, d'exprimer une opinion sur une responsabilité sociétale, de formaliser une action pérenne dans ce domaine, au-delà de notre mission fondamentale qui est d'apporter le progrès thérapeutique... même si, comme M. Jourdain, l'industrie avait déjà occupé le terrain avec Tulip, l'action humanitaire d'urgence (depuis plus de 20 ans) ou Orphanet, le réseau qui permet aux patients de maladies rares de s'impliquer dans les essais cliniques, par exemple. Nous ne le faisons pas par hasard. C'est une décision réfléchie car nous avons légitimité de nous exprimer, et nous savons que ne pas le faire nous exposerait aux critiques de nos clients, et aussi de nos propres salariés qui sont aussi des citoyens. Et comme nous représentons des entreprises, nous devons le faire de façon organisée, sérieuse, vérifiable, focalisée sur l'action (et pas sur le déclaratif médiatique). Durant ces 30 mois, nous avons réfléchi et écouter les parties prenantes (notamment au sein du comité COPPEM avec les associations de patients, les ONG) pour déterminer une série d'objectifs visibles, atteignables, et pour mettre en place des outils et des indicateurs de leur suivi annuel (en appelant l'expertise de Vigeo, agence Européenne indépendante) à partir d'un état des lieux. Sur les 3 ans prochains, nous privilégierons en France, les dimensions primordiales de l'accès au médicament, des maladies rares, des formes pédiatriques, de la iatrogénèse évitable, des incitations collectives au bon usage, de l'information responsable au public, de l'environnement, et pour les pays dits du Sud, des partenariats efficaces, du développement durable et des dialogues sans tabou. En un mot, nous voulons agir, en toute transparence et en toute éthique."

 

Propos à méditer (Sidney Taurel, C.E.O. Groupe Eli Lilly - Le Temps, 15 Décembre 2007, à l'occasion de l'annonce de son départ en retraite en Mars prochain):
"Une fusion pour atteindre une taille critique n'est pas à l'ordre du jour car il n'y a pas de corrélation entre le succès scientifique et commercial d'une entreprise Pharma et sa taille, mesurée à la capitalisation boursière, au chiffre d'affaires ou aux parts de marché. La taille critique est atteinte lorsqu'une société peut être présente sur tous les marchés mondiaux, a la capacité scientifique de faire homologuer de nouveaux médicaments, et dispose d'un budget de R&D d'au moins US$ 2 Milliards. Croître par méga-fusion n'est par un facteur de succès. C'est même le contraire. Vous créez en effet un monstre qu'il faut alimenter. Ainsi Pfizer, 1er groupe Pharma mondial, devrait mettre sur le marché 4 à 5 blockbusters par an pour parvenir à une croissance de 10% des ventes chaque année. Ce défi est très difficile à relever. Par ailleurs, je crois que l'ère des blockbusters est bientôt révolue. La médecine s'oriente de plus en plus vers des thérapies mieux ciblées sur les besoins des patients, des médecins et des contributeurs financiers. Le modèle actuel n'est pas efficace. Les produits pharmaceutiques ne fonctionnent en moyenne que sur la moitié seulement des malades. Cette part varie de 20% pour les produits anticancéreux, à 80% pour les Statines utilisées pour combattre les maladies cardiovasculaires. Cette faible efficacité est de moins en moins bien acceptée par les systèmes de santé. Mais les nouvelles technologies de la bio-informatique, des bio-marqueurs et de la pharmaco-génomique vont nous permettre de déterminer quels types de patients répondent ou ne répondent pas à tel médicament. De plus, la FDA est peut-être devenue trop prudente : avant elle privilégiait les résultats scientifiques, puis, suite aux violents reproches de la presse et des milieux politiques, elle est devenue conservatrice. Il faut changer le système par la mise en place d'un organisme international, peut-être rattaché au NIH aux USA, qui récolterait toutes les données médicales lorsque les médicaments sont sur le marché. Aujourd'hui, seuls les effets secondaires sont rapportés (via la pharmacovigilance), sans qu'on ait une vision globale de l'efficacité du produit. Les systèmes de santé disposeraient ainsi, au moment de décider du retrait ou non d'un médicament, des 2 colonnes du bilan, pas seulement du côté passif."

 

Éditorial exceptionnel (Jean Huber, 7ème anniversaire de la News mensuelle de Pharmaclient, 30 Novembre 2007):
"Plus de 5000 lecteurs réguliers, sans compter les quelques 800 abonnés... et les re-distributions indirectes (in)contrôlables, voilà le bilan quantitatif des 72 premières News mensuelles et, sur le plan qualitatif, des abonnés fidèles dès la première heure et... seulement, un unique désabonnement demandé ! Une réelle satisfaction, à côté du succès de la Pharma-Galerie pour les managers et dirigeants de la Pharma... mais ne nous complaisons pas dans la réussite passée et formulons des souhaits objectifs et constructifs pour l'avenir, maintenant que la News atteint l'âge de raison : que les Pouvoirs Publics en France mesurent les dégâts cumulés en 40 ans sur l'industrie Pharmaceutique et des Dispositifs, de politiques à courte vue, ambiguës ou opaques, mélangeant l'électoralisme (l'État providence, les dérives des ALD) et les actions correctrices avec effets pervers à la clé, mêlant macro-économie et micro-économie à dominante protectionniste, des politiques qui culminent aujourd'hui dans l'exaspération Parlementaire, dans la diabolisation systématique (les volumes, la VM, les programmes d'observance, la communication Grand-Public, la FMC...), dans la recherche du bouc émissaire, seulement pour tenter de maintenir le couvercle sur la marmite inéluctablement plus bouillante... et que les Pouvoirs Publics engagent une vraie réforme structurante (les enjeux conduisant au Plan Juppé de 1995 sont toujours d'actualité) en faisant des choix courageux pour une Santé-solidarité acceptée (au moins PIB + 2%), pour une Industrie performante avec des règles claires et stables, pour un tissu de R&D public-privé massivement stimulé (et non financièrement saupoudré), pour des Hôpitaux activement gérés (encore 40% plus chers que les cliniques privées), pour une Assurance maladie obligatoire, réellement gestionnaire-payeur, et non simple communicateur en psychologie collective. Des vœux pieux ? Non, si les Pouvoirs Publics reconnaissent la valeur et l'engagement des fonctionnaires et de tous les acteurs concernés, chacun dans sa logique propre liée à sa mission économique (Adam Smith, à relire), et s'ils évitent, avec modestie, la tentation d'une tutelle toujours davantage indispensable, même sous couvert des meilleures intentions vis-à-vis de la collectivité. Toujours reculer l'action est sans doute l'erreur aujourd'hui inacceptable, même si les problèmes sont infiniment complexes. D'autres pays ont entrepris d'avancer, la Grande Bretagne, la Hollande, l'Allemagne, l'Espagne, et de façons très différentes. Rendez-vous peut-être au Printemps 2008 ! Et restez fidèles... et merci à tous ceux qui nous sollicitent pour des missions de conseil"

 

Propos à méditer (Noël Renaudin, Président du CEPS - Magazine Pharmaceutiques Septembre 2007):
"La croissance vertigineuse des prix des médicaments les plus innovants, depuis quelques années, va s'interrompre. Car les sommes que les divers systèmes de Santé, de quelque manière qu'ils soient organisés, peuvent consacrer au médicament ne vont plus croître que lentement. Et parallèlement, les dépenses de médicaments se concentrent sur des catégories qui offrent moins de prise à la maîtrise médicalisée... donc inévitablement, la contrainte d'équilibre des comptes se reporte sur les médicaments innovants, spécifiques et coûteux. Un changement de perspective qu'il faut souhaiter progressif pour préserver, dans notre système, les capacités d'innovation et l'accès égal et rapide à ces innovations."

 

Propos à méditer (Éric Cornut, Président directeur général Novartis groupe France, manifeste LEEM - Janvier 2007):
"Notre activité consiste à lever des fonds pour se lancer ensuite dans l'inconnu, en espérant y trouver des réponses à des maladies, et ainsi soigner les patients. Nous évoluons actuellement dans un environnement politique marqué par le principe de précaution, quand l'économie demande l'esprit d'entreprise, et valorise la prise de risque."

 

Propos à méditer (Marc de Garidel, Président du Comité Biotech au LEEM, dans le livre "La Société du Médicament?" - Juin 2006):
"Les biotechnologies ou la «dernière frontière». Le génie génétique permet de faire beaucoup plus et beaucoup plus vite (en 24 heures, une bactérie peut donner naissance à 10 puissance 22 bactéries, soit près de 10 000 tonnes, et si 1% renferme la protéine recherchée, alors 100 tonnes de matière active seront produites). C'est là la vraie rupture et le changement de paradigme induit par les biotechnologies. Nous vivons un moment de l'histoire où la rupture avec le passé s'affiche et se proclame. Aujourd'hui 40% des nouveaux médicaments sont issus de la bio-production. Parallèlement la recherche avance : on séquence les virus (notamment celui du Sida), on commercialise l'hormone  de croissance recombinante, les protéines virales pour les vaccins... on réalise la cartographie du génome humain (en 2003, le chromosome 14 est totalement décrypté)... on copie parfaitement la protéine manquante, on imagine de bloquer le signal pour les cellules malades, grâce aux anticorps monoclonaux. La «nouvelle frontière» est inscrite dans ces 3 Milliards de codes qu'il va nous falloir déchiffrer."

 

Propos à méditer (Dominique Mangeot, Président de Boehringer Ingelheim France, dans le livre "La Société du Médicament?" LEEM - Juin 2006):
"Quand vous élaborez un médicament, quand vous le faites évoluer, vous tentez de soigner, d'améliorer ou de guérir. Mais vous avez toujours la notion de risque à l'esprit. Difficile de prévoir l'imprévisible. Évidemment, avec les moyens de l'informatique et de la simulation, on multiplie les précautions statistiques. Mais un accident, un seul, et pour notre industrie, c'est une terrible épreuve. Nous prenons des risques énormes. Nous en sommes conscients. Et cela, au moment où la prise de risque est refusée par une «société sécuritaire». Pour sortir de cette spirale culpabilisante, il faut accepter et manager le risque, avec pro-activité, pédagogie, partage des responsabilités selon un nouvel équilibre, en échappant à 2 pièges : celui tendu par les minorités conquérantes qui vont avoir tendance à créer un climat de «victimisation» et celui de la communication qui peut donner lieu à des perceptions et des interprétations perverties. La Société par nature alterne courants dépressifs et erratiques et périodes dynamiques et rationnelles. La relation au médicament est un bon révélateur de l'état d'une Société."

 

Propos à méditer (Christian Lajoux, nouveau Président du LEEM, dans le livre "La Société du Médicament?" - Juin 2006):
"Respecter l'industrie pharmaceutique, ses chercheurs, ses salariés qualifiés, c'est modifier le regard extérieur et considérer le médicament comme un investissement et une richesse pour notre pays, c'est dépasser la caricature, la diabolisation, la stigmatisation, au service d'un projet de Société dans un dialogue renouvelé et dans la bonne dimension partenariale. C'est ainsi que peut se nouer un dialogue mature et responsable avec les pouvoirs publics et la gouvernance de santé. Nous devons trouver la bonne dimension partenariale, qui doit rompre avec la capacité d'accepter le fait accompli, la décision autoritaire, voire le changement des termes du contrat, et/ou le débordement de régulation."

 

Propos à méditer (Robert Dahan, Président Astra Zeneca France, à l'AG du LEEM Recherche, Mardi 2 Mai 2006, Collège de France):
"La nouvelle gouvernance de la Recherche Pharmaceutique en France implique que l'État devienne un stratège, modifie son comportement vers, ce que je nommerai, une modestie combattante, et prenne conscience qu'il y a une très forte corrélation entre la R&D publique et la R&D privée. Dans chaque pays, le niveau de la seconde est directement lié à celui de la première. La R&D publique en pourcentage du PNB est 5 fois inférieure en Europe par rapport aux USA (économies comparables) et, dans les pays émergents d'Asie, la croissance des dépenses de R&D publique est de 2 à 5 fois supérieure à celle des pays Européens. La R&D privée se tourne vers l'attractivité, c'est-à-dire davantage vers les USA et les pays émergents. L'État doit enfin intégrer les attentes du privé : attente organisationnelle, scientifique (en terme de connaissances, expertises, produits, projets, contrats, mais pas de structures), budgétaire (des conditions lisibles et pérennes), et attente de valorisation et de protection de ce que le privé acquiert de la R&D publique."

 

Propos à méditer (Daniel Vasella, Président de Novartis, pour la Journée mondiale du Paludisme, Le Monde, daté Mercredi 26 Avril 2006):
"Chaque année, 3 Millions de personnes meurent de cette maladie pour laquelle il existe pourtant des traitements. Cette macabre victoire du paludisme ne doit pas être imputée à une indifférence des organisations internationales, ni à l'égoïsme des acteurs pharmaceutiques, ni à l'absence de solutions thérapeutiques adaptées. La pauvreté et la désorganisation des systèmes de santé dans les zones d'endémie sont les explications fondamentales des difficultés de la lutte contre le parasite. Le Coartec, avec des taux de guérison qui peuvent atteindre 95 %, est vendu à prix coûtant dans le cadre de partenariats à visée philanthropique. Étonnamment, malgré son faible prix, les gouvernements africains ne se sont pas intéressés à ce traitement : lenteur des administrations, crainte du changement, processus de commande compliqués... jusqu'à ce que Coartec ait été classé parmi les médicaments essentiels par l'OMS. Alors, en moins de 3 ans, les prévisions de commandes recueillies par l'OMS ont augmenté de 500 000 doses à plus de 100 Millions en 2006. Et Novartis a dû créer de nouvelles capacités de production pour ce produit extrait de plante (tout en recevant de vertes critiques), mais les stocks considérables prêts à l'expédition sont restés dans nos entrepôts, avec un écart gigantesque entre les prévisions qui nous ont été fournies et les commandes réellement passées, à prix coûtant. Dans la plupart des pays Africains, la situation du marché ne permet pas de garantir que les médicaments soient commandés et distribués en temps et en heure. La problématique majeure des pays pauvres, en matière de santé, est celle de la gouvernance. Si les grandes sociétés pharmaceutiques ne peuvent nier ni négliger leurs responsabilités, elles sont hélas impuissantes, sans la volonté des acteurs locaux. Sans cette responsabilité mutuelle, rien n'aboutira."

 

Propos à méditer (Axel Kahn, médecin, généticien, directeur de recherche à l'Inserm, Jeudi 2 Juin 2005, Les Échos):
"Le 20 Mai 2005, une remarquable et dynamique équipe Coréenne de 125 personnes a décrit en détail la technique à utiliser pour fabriquer assez facilement des clones embryonnaires humains. Sans doute ce succès ouvrira-t-il la porte à d'intéressantes recherches. Il annonce aussi, dans les 2 ou 3 ans qui viennent, et cela quelles que soient les lois - elles sont si souvent contournées -, la probable naissance d'un clone humain grâce à l'utilisation de la méthode Coréenne (...). La révision de la loi de Bioéthique de 1994, promulguée en Juillet dernier, est un bon compromis : elle établit un moratoire de 5 ans sur l'interdiction de la recherche sur l'embryon ! Et puisque son intérêt scientifique est d'ores et déjà démontré, il est pratiquement certain que ce moratoire débouchera sur une autorisation en 2009 (...). Je suis certain que les cellules souches, embryonnaires ou adultes, portent de grands espoirs thérapeutiques (cancers, maladies cardiaques). En génétique, l'un des domaines probablement les plus prometteurs concerne les petites molécules d'ARN interférent, capables en principe de bloquer l'expression des oncogènes pour des traitements anticancéreux, ou de bloquer des gènes de virus, de parasites ou de bactéries pour des traitements anti-infectieux, ou encore de bloquer l'expression anormale de gènes mutés à l'origine des maladies neuro-dégénératives (essai clinique en cours sur la dégénérescence maculaire), etc. (...) Si je n'ai pas l'espoir que la thérapie génique, plus complexe à mettre en oeuvre, révolutionne la thérapeutique, elle devrait quand même aboutir à un résultat efficace pour les maladies liées aux déficiences immunitaires"

 

Propos à méditer (Robert Dahan, Président Scientifique LEEM et P.-D.G. AstraZeneca France, 18 Janvier 2005, Bilan des Avancées Thérapeutiques):
"Il faut réhabiliter le progrès incrémental, à côté des découvertes révolutionnaires, en rétablissant les faits face aux accusations de copies trop nombreuses, sans apport thérapeutique, économique ou médical. D'après un audit Américain de 72 classes de médicaments sur plus de 40 ans : les suiveurs ne sont que 3 par classe en moyenne ; le premier suiveur qui arrivait sur le marché 10 ans après, en 1970, n'est plus distancé que par 1.5 an en moyenne aujourd'hui (signe d'une base de connaissance commune pour la découverte, et donc pas de suivisme) ; le premier suiveur obtient dans 1 cas sur 3 une «priority review», malgré la difficulté -compréhensible- de reconnaître qu'un suiveur peut être meilleur pour des autorités de tutelle ; enfin, tous les médicaments d'une même classe -initiateur et suiveurs- ne sont pas semblables au plan pharmacologique et permettent de prendre en charge la diversité des patients, et au final, par mise en commun des informations cliniques indépendantes sur chaque produit, d'améliorer notre connaissance globale, levier par elle-même de nouvelles découvertes..."

 

Propos à méditer (Tom McKillop, CEO AstraZeneca, 4 Décembre 2004, Le Monde):
" Innovation signifie incertitude. La sécurité ne peut être totale. Toute découverte a un aspect positif et négatif. Il faut apprendre à contrôler le risque et à profiter du bénéfice. Dans l'affaire du Vioxx (de MSD), les gens ont oublié qu'aux USA, 16500 personnes meurent chaque année de perforations intestinales causées par l'Aspirine et les AINS. Le Vioxx réduisait ces problèmes, mais faisait surgir un risque cardiovasculaire. Quand une Société est préoccupée par le risque au point d'oublier le bénéfice, elle prend des décisions irrationnelles (...)"

 

Propos à méditer (Pierre Le Sourd, Nouveau Président LEEM, 8 Janvier 2004, Pharmaceutiques):
" Il faut s'inscrire vigoureusement en faux contre l'idée d'une mauvaise image dans l'opinion, que nous avons tort d'entretenir : le médicament ET son industrie bénéficient au contraire d'un capital confiance important (de 65 à 85 % selon les items et les cibles) auprès d'une grande majorité de Français, qui nous attribue, à juste titre, une part importante de l'allongement de leur vie et de l'amélioration de leur santé. Mais il est vrai que ce capital est vulnérable et doit être entretenu.  A nous, donc, de rappeler ce qu'apporte le médicament et que le fait d'être une entreprise n'est pas contradictoire, bien au contraire, avec celui d'agir pour le bien commun. A nous de nous rapprocher de nos patients, de plus en plus organisés, de plus en plus exigeants. A nous de participer, en acteurs de santé responsables, à leur éducation sanitaire sur un produit que nul ne connaît aussi bien que nous. A nous de prouver notre insertion solidaire dans la communauté, d'être plus transparents, d'afficher et pratiquer notre éthique. A nous, surtout, de continuer à relever le défi fondamental de notre mission première: découvrir de nouveaux médicaments (...)"

 

Propos à méditer (Daniel Vassella, Président Groupe Novartis, 9 Septembre 2003, Les Echos):
" L'accord sur les Génériques à l'OMC est très important pour faciliter l'accès à des traitements bon marché contre des grandes maladies et des épidémies dans les pays en développement ; mais la distribution des médicaments, les soins médicaux, l'accès au diagnostic restent des problèmes, sans parler de l'infrastructure, de l'hygiène, des traitements des insectes et des parasites, de l'éducation ... les bases d'action par lesquelles il faudrait que les gouvernements concernés commencent ! Et pour le SIDA, des mesures radicales de cantonnement, comme pour toute épidémie. Pour l'industrie, l'accord aura un impact financier limité, pour autant que les ré-exportations soient véritablement empêchées ; le différentiel de prix pour les produits concernés entre pays riches et pauvres peut rendre les choses difficiles, mais c'est un choix de Société, et la condition du maintien de l'investissement en R&D. Les Allemands dépensent plus pour leurs voitures que pour leur Santé et les Américains, autant pour leur facture de téléphone que pour celle des médicaments... Est-on prêt à payer le prix de la Santé ? "

 

Propos à méditer (Eric Cornut, Président de NOVARTIS France, 16 Juillet 2003, Figaro):
"Retraites, santé: mêmes causes, mêmes effets. L'une des composantes essentielles du succès des traitements de pathologies lourdes est constituée par les "aidants" familiaux . Double effet de ciseaux: leur nombre va diminuer en même temps que le vieillissement de la population va s'accroître. Les acteurs de soins bénévoles vont sans doute figurer en bonne place dans les dispositifs d'hospitalisation à domicile: meilleure prise en charge thérapeutique, approche plus humaine de la maladie, meilleure maîtrise des dépenses de santé... Mais ils manquent de conseils et d'information pour mieux doser leur aide et leur implication dans le temps et c'est pour eux une épreuve douloureuse, une fatalité invivable. Le burn-out des proches est une réalité coûteuse avec son lot d'arrêts maladie, sa consommation de psychotropes +... www.proximologie.com "

 

Propos à méditer (Tom Mc Killop, Président d'ASTRAZENECA et Président EFPIA, 5 Juin 2003, FigEco):
"L'Europe risque de perdre la bataille de la pharmacie mondiale. Lenteur administrative de certaines décisions: 15 ans pour aboutir au brevet Européen effectif cette année. Investissements publics dans la recherche académique, 3 fois moins importants qu'aux USA. Absence d'harmonisation des prix Européens qui pousse les importations parallèles. Le manque à gagner est ainsi estimé aujourd'hui en Europe entre 1.5 et 2 Milliards d'Euros, au détriment des budgets R&D et au bénéfice des seuls spéculateurs"

 

Propos à méditer (Daniel Vassella, Président Groupe Novartis, 11 Septembre 2002, Les Echos):
"Les promesses des biotechnologies ont été tenues, malgré certains échecs... A un stade de développement clinique avancé, le prix des royalties pour les licences biotech a augmenté de 3-5% à la fin des années 90 à 10-15% aujourd'hui... L'introduction des nouvelles technologies en R&D a plutôt conduit à un allongement des cycles d'innovation... La génomique, notamment fonctionnelle, est prometteuse, mais ne donnera pas d'innovations médicamenteuses tangibles avant longtemps... Novartis consacre un tiers de son budget de Recherche à des collaborations extérieures, sociétés biotech ou labos académiques"

 

 


 

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