NEWS 
JUILLET 2009

   

Clic rapide ! Retour News du Mois Retour Moteur de Recherche Retour Accueil du Site

 

 

NEWS   Juillet 2009

Les évènements du mois de  PHARMACLIENT.NET

Stratégie Pharma

* Bilan mitigé de l'enquête sur la concurrence générique-princeps, lancée par la Commission Européenne
[Analyse : commencé mi-Janvier 2009, l'audit (et le long rapport) se concrétisent par des supputations (supposés retards dans l’introduction de génériques, lacunes dans le cadre réglementaire) ; la réalité effectivement constatée (au delà de la condamnation de la bureaucratie) est que les Labos-princeps défendent juridiquement tous leurs droits dans un magma de brevets diversifiés par pays en Europe et que les génériqueurs attaquent avec tous les moyens à leur disposition pour mettre les molécules sur le marché le plus tôt possible (avec des pénétrations foudroyantes en France, par exemple) ; selon l'UE, après 2 ans de présence sur le marché, les génériques sont en moyenne 40 % moins chers que les médicaments princeps et donc la concurrence des produits génériques engendre une baisse des prix pour les consommateurs (en fait pour les payeurs) ; l'UE prône alors la création (considérée par elle comme urgente... et qui serait la bienvenue) d’un brevet communautaire et la mise en place d’un système de règlement des litiges unifié et spécialisé dans les brevets ; avec cet audit, l'UE semble bien avoir levé un lièvre factice... il fallait donc susciter un focus médias... et c'est Servier-Teva qui sont montrés du doigt, soupçonnés d’ententes sur un produit (perindopril), au moins le 5ème IEC, certes un sujet important pour les protagonistes si avéré, mais un enjeu secondaire pour les consommateurs et les payeurs ; quand l'UE fait dans le doctrinaire, ses détracteurs ont beau jeu de constater que le commerce parallèle construit de toutes pièces par l'UE sur des motifs théoriques de concurrence et de libre circulation (alors que la Pharma est totalement régulée) coûte plus de € 5 Milliards par an à l'industrie... pour les seuls bénéfices des parallel-importers (c'est-à-dire pas pour le payeurs et encore moins pour les consommateurs)]

Politique et économie de la Santé

* Les bénéficiaires de la CMU-C Parisiens sont victimes de refus de soins par certains praticiens
[Analyse : selon les résultats d'un test par l'IRDES auprès d'un échantillon représentatif de 861 médecins des 2 secteurs (généralistes, gynécologues, ophtalmologistes, radiologues) et dentistes Parisiens à la fin de 2008, le refus de soins existe et son ampleur ne saurait être qualifiée de marginale (sans parler des déports de soins, liés à l'absence de complémentaire) ; les taux de refus imputables à la CMU-C, en moyenne de 25 %, varient de 5 % pour les radiologues à 38 % pour les gynécos, en passant par 32 % pour les dentistes et 19 % pour les généralistes ; à savoir : le refus de soins est peu, voire pas sanctionné, et les bénéficiaires de la CMU-C ne portent quasiment jamais plainte ; cependant, tout n'est pas blanc ou noir, le constat doit être mis en parallèle avec les difficultés de paiement rencontrées, les exigences de prescriptions de bénéficiaires, la globale sur-consommation des CMU-C (et le trafic qui s'en suit), bien réelles sans occulter les positions de principe]

* CAPI (Contrat d'Amélioration des Pratiques Individuelles) : 5000 M.G. ont déjà souscrit, tandis que l'Ordre des Médecins et le LEEM étudient un recours juridique
[Analyse : même si l'Assurance-maladie clame un succès (en 3 mois, objectif annuel atteint), il est encore bien tôt pour analyser cette situation inattendue, sauf pour souligner l'écart gigantesque entre les positions des syndicats médicaux et leurs bases (sachant que la représentation syndicale totale est en réalité inférieure à... 10%), l'opportunisme financier ponctuel de certains médecins en temps de crise (mais selon quels profils ?... personne ne sait, sauf la CNAMTS) et l'incertitude sur le coût total de la mesure (jusqu'à 7000 € par an et par souscripteur... mais il s'agit d'un maximum) ; même si les analystes s'accordent à accepter le côté vertueux de certains critères du dispositif (vaccination, suivi des patients chroniques), il reste que la patte de velours de tout payeur avisé cache toujours un gant de fer ; enfin, certaines dispositions sont contraires à la Loi telles que le caractère discriminatoire de l’opération avec des seuils d’éligibilité pour en bénéficier, ou opposées aux contrats signée par l'Industrie avec l'État qui induisent la remise en cause de l'innovation, le non-respect de certains aspects de la propriété industrielle, le risque de rejet de l’Evidence-Based Medicine pour motif économique]

* Prestations hospitalières : la FHP (Fédération de l'Hospitalisation Privée) lance son Comparateur de prix, dans le cadre d'un conflit ouvert avec l'hospitalisation publique sur les tarifs T2A
[Analyse : le syndicat FHP tente de médiatiser le traitement déséquilibré que l'État met en place entre l'hospitalisation publique et privée (report de la convergence tarifaire à 2018) ; au menu : spots radio, annonces dans la presse, affiches, clip vidéo, mais aussi un comparateur de prix sur Internet pour 50 des interventions le plus souvent réalisées, honoraires et dépassements d'honoraires inclus par le secteur privé, avec des économies globales attendues de près de € 1.4 Milliard si alignement ; même si la FHF, comme porte drapeau de l'hôpital public, dénonce certains amalgames dans la campagne promotionnelle de la FHP, il reste objectivement que le différence moyenne de coûts est d'au moins 37% en faveur du privé (avec de plus fortes variations dans le... public) et que l'isolement hors T2A des fonctions supposées régaliennes du public a bien du mal à avancer]

* Grippe A (H1N1) : les préparatifs s'organisent, l'histoire du génome du virus est décrypté, l'EMEA fixe le cahier des charges technique pour les vaccins
[Analyse : l'État Français a commandé 94 Millions de vaccins aux 3 acteurs majeurs (Sanofi-Pasteur, GlaxoSmithKline et Novartis) en prévision d'une pandémie de grippe A pour près de € 900 millions, visant 47 Millions de résidents (2 doses, à 3 semaines), et des masques à usage unique à SPERIAN pour € 25 Millions ; ils sont payés à 50-50 par l'État et l'Assurance-maladie, via l'EPRUS (Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires), organisme public chargé de stocker les produits de santé en prévision d'une pandémie ou d'une attaque terroriste de grande ampleur (actuellement déjà en stock 1 Milliard de masques anti-projections, 723 Millions de masques de protection et 33 Millions de traitements antiviraux, type Tamiflu) ; la première étude épidémiologique sur le virus : non saisonnier (nullement affecté par la montée des températures à l'instar de la grande pandémie de grippe Espagnole en 1918, alors sans vaccin), peu pathogène aujourd'hui mais avec un tropisme marqué pour les plus jeunes (comme si les sujets de plus de 60 ans était partiellement immunisés suite à un contact préalable avec un virus A-H1N1, variant de la grippe Espagnole, en circulation jusqu'en 1957) ; un premier décès en France : une jeune fille de 14 ans souffrant d'une maladie grave, compliquée par une infection pulmonaire sévère ; le vaccin doit être pris en charge par l'Assurance Maladie et les Mutuelles ; l'EMEA s'engage dans une procédure allégée pour l'enregistrement (premiers test cliniques à la mi-Août) ; à noter que certaines entreprises comme Alstom distribuent gratuitement du Tamiflu, des masques et des gels pour se laver les mains, aux cadres qui partent en déplacement à l'étranger, notamment en Amérique du Sud ; reste la communication publique (et la crainte des autorités de paniques et d'absentéisme injustifiés) : les premières pages de pubs étaient mal préparées... dans l'attente de budgets confiés aux communicants professionnels et d'un vrai plan de communication direct Grand Public et via les entreprises et les administrations, relayés par les médias (et pas l'inverse)]
             + Août 2009 : (Pharmaclient a été entendu) l'INPES a mis en ligne le 25 Août des vidéos réussies (format TV et Radios) d'informations de prévention pour le Grand Public, cf. http://www.inpes.fr/grippeAH1N1/communication.html , reprises par le médias Internet

* Cancer : les bénéfices de la prévention des cancers par dépistage généralisé ne sont pas aussi évidents que le rationnel idéaliste voudrait
[Analyse : selon une étude Danoise (publiée dans le BMJ), le dépistage organisé conduirait à sur-diagnostiquer 1 cancer du sein sur 3 (dans le détail : 1 décès par cancer du sein évité, et dans le même temps, 2-10 femmes sur-diagnostiquées avec un traitement non nécessaire, 10-15 femmes diagnostiquées plus tôt que prévu mais sans impact sur le pronostic, 100-500 femmes avec une fausse alerte et la moitié d'entre elles avec une biopsie inutile), mais au total le dépistage apporte plus de bien que de mal ; il en est de même pour le cancer colo-rectal et pour le cancer du col utérin ; au contraire, pour le cancer de la prostate ou du poumon, le dépistage génèrerait du chiffre d'affaires, mais sans preuve d'une amélioration de la santé publique (par exemple, l'incidence des cancers de la prostate passe de 40 000 à 66 000 en France de 2004 à 2008, sans épidémiologie nouvelle) ; au total, selon les projections, pour près de 353 000 Français le dépistage d'un cancer est établi en 2008 (contre 320 000 en 2005), alors que dans le même temps la mortalité a baissé de 1000 personnes, à 145 500 en 2008... moralité : les programmes de dépistage de grande ampleur nécessitent un niveau scientifique de preuve très fort (ce qui commande un engagement en épidémiologie élevé, alors qu'il est balbutiant)]

Fusions-Acquisitions en Santé

* Acquisition par BMS de la biotech MEDAREX pour US$ pour 2.4 Milliards, soit US$ 16 l'action en cash, et + 90% par rapport au dernier cours de clôture, selon une OPA amicale
[Analyse : la spécialité de Medarex, les anticorps monoclonaux (MAb) humanisés (et leur production avec un procédé breveté UltiMAb, sont des petites molécules qui ont produit une grande part des plus belles innovations des dernières années dans le cancer, les inflammations, les perturbations du système immunitaire et des maladies infectieuses ; le pipe line de Medarex a été licencié aux blue chip pharmaceutiques incluant, récemment, J&J (notamment Simponi), MSD, Novartis, et... BMS (ipilimumab) ; le profil financier de la start-up est typique d'un burn-out accéléré par les molécules en phases terminales de développement (CA de l'ordre de US$ 50 Millions, pertes de l'ordre de US$ 40 Millions, en 2008, avec des frais de R&D égaux à US$ 200 Millions) ; malgré le prix très élevé, c'est une des plus belles acquisitions des dernières années... félicitations aux équipes concernées]

* Acquisition par J&J de 18.4 % du capital de la Biotech Irlandaise ELAN, pour US$ 1 Milliard
[Analyse : l'affaire a traîné en longueur (BMS, puis Lundbeck ont été cités depuis le début de 2009 pour une minorité de blocage ou la totalité du capital, selon une mission de cession confiée à Citigroup) ; le présent deal est différent puisqu'en échange d'une prise de participation faible mais valorisée cher (souscription à une augmentation de capital en American Depositary Receipts), le pipeline de R&D d'Elan est partagé avec celui de J&J consacré à la maladie d'Alzheimer, selon une JV détenue à 50.1 % par J&J ; dans la corbeille de mariée, une pépite, un anticorps monoclonal humanisé injectable contre les plaques bêta-amyloide et le premier médicament efficace contre l'Alzheimer, le bapineuzumab (MAb), en fin de phase III prometteuse ; seule contrainte pour J&J, le blockbuster potentiel est co-développé par Elan avec Wyeth, lequel vient de fusionner avec Pfizer qui commercialise Aricept issu de la R&D de Eisai (... lequel est en train d'essayer de racheter les droits du produit à la faveur de la fusion Pfizer-Wyeth !) ; Elan est un laboratoire de Biotech (créé en Décembre 1969, alors sur le modèle du drug delivery, avec des formes retard) dont l'essentiel du portefeuille commercialisé aujourd'hui est le Tysabri, indiqué dans les formes sévères de sclérose en plaques, co-développé et marqueté avec Biogen Idec (CA Elan : US$ 320 Millions sur un CA total de US$ 760 Millions, mais contribution positive de Tysabri à la profitabilité pour US$ 145 Millions, alors que le groupe est en pertes nettes de US$ 30 Millions, d'où le besoin en cash d'un tiers) ; compte tenu de ces pertes (pas de dividendes), l'investissement de J&J doit être vu comme un pari majeur envers le nouveau MAb... et une future bataille inéluctable de géants avec Pfizer : à ce sujet, il est bon de rappeler que la 1ère capitalisation boursière (au 31 Juillet 2009) en Pharma n'est plus Pfizer (US$ 100 Milliards)... mais J&J (US$ 133 Milliards)]
             + Mars 2010 : l'opération reste minoritaire et se complique puisqu'ELAN a octroyé 2 licences exclusives, une à J&J, l'autre à BIOGEN, avec droits de préemption en cas d'acquisition (ce qui revient à des «poison pills»)
             + Août 2010 : ELAN renonce temporairement à céder sa branche de production de médicaments, Elan Drug Technologies (EDT), employant 750 personnes en Irlande et aux USA

* Acquisition par SANOFI-AVENTIS de SHANTHA BIOTECHNICS, auprès de Mérieux Alliance pour € 550 Millions, soit plus de 10 fois le CA (et parallèlement, en véto santé animale, acquisition par Sanofi des 50% de la JV MERIAL, détenus par son partenaire MSD, pour US$ 4 Milliards, suite à l'acquisition par MSD de Schering-Plough, avec une importante division santé animale)
[Analyse : Shantha (€ 63 Millions de CA prévu en 2009, données non publiques) est un spécialiste des vaccins standard à bas prix, basé à Hyderabad (Inde) ; Mérieux avait acquis 60% du capital de Shantha fin 2006 auprès d'un fonds d'investissement basé à Oman ; à première vue, la société familiale (fondée par un entrepreneur électronicien) constitue pour Sanofi-Pasteur un tremplin pour la vente de vaccins dans les PVD avec un outil de production moderne (incluant le vaccin Hépatite B recombinant), au delà il est possible que la production de protéines recombinantes (comme l'interféron, le TPA) intéresse la division génériques de Sanofi pour les biosimilaires... sans parler du fait que dans le pipe officiel (daté de 2005) figurent les vaccins anti-viraux, applicables au H1N1]

Carnet en Santé (détails dans la PHARMAGALERIE)

* Olivier Bohuon, chez ABBOTT Groupe HQ, comme Président Division Pharmaceutique
[Analyse : auparavant, ABBOTT International, Président (2006 - 2009), ABBOTT Europe, Président (2003 - 2006), GLAXOSMITHKLINE Europe (GSK), Senior Vice-President et Directeur des Opérations Commerciales (2001 - 2003), SMITHKLINE BEECHAM France, P.-D.G. (1998 - 2000), SMITHKLINE BEECHAM France, D.G. (1997 - 1998), SMITHKLINE BEECHAM France, D.G.A. Directeur des Opérations (1995 - 1997), GLAXO France, Directeur Marketing Ventes (1992 - 1995), ABBOTT Espagne, Directeur de la Division Pharma (1990 - 1992), ABBOTT HQ (USA), Directeur Anti-infectieux International (1989 - 1990), HOECHST ROUSSEL Maroc, Arabie Saoudite, Directeur Marketing (1988 - 1989), HOECHST ROUSSEL HQ, Trésorier (1986 - 1988) ; Né en 1959, Pharmacie (Docteur, Paris XI), ISA (MBA-HEC, 1985)]

* Stéphane Milhet, chez ROCHE France, comme Directeur des Ressources Humaines
[Analyse : auparavant, MICROSOFT France, Directeur Monde Talent Acquisition (2008 – 2009), MICROSOFT Europe, Directeur des Ressources Humaines EMEA (2006 - 2008), MICROSOFT France, Directeur des Ressources Humaines (2003 – 2006), ADOBE Europe, EMEA Personnel & Organization Manager (2000 – 2002), MARS France, Directeur des Ressources Humaines (1997 – 2000), FRAM, Manager des Ressources Humaines (1994 – 1997), LARROCHE, Junior manager RH (1990 – 1993) ; Né en 1964 (estim.), Université des Sciences sociales (Toulouse I), DESS , Droit et Gestion du Personnel (1989 – 1990)]

* André Choulika, élu Président de France-Biotech (à place de Philippe Pouletty )
[Analyse : toujours, CELLECTIS, D.G., co-fondateur (1999 - ), ÉTAT, INSTITUT PASTEUR, Chargé de Recherche (1988 - 2006), BOSTON HOSPITAL (USA), Chargé de Recherche (1997 - 1999) ; Né en 1965 (estim.), Docteur ès Sciences (Molecular Virology), HEC Management, Harvard Medical School]

Relation Client

* Généralisation de la carte électronique DUO-FFSA, complémentaire de Vitale
[Analyse : à l'initiative de la FFSA et en collaboration avec Sesam-Vitale, 4 grandes entreprises d'assurance Santé (Aviva, AXA, Groupama/Gan et MMA) ont testé, pendant 2 ans, la carte Duo, une carte électronique spécifique à l'assurance complémentaire avec les caractéristiques de la complémentaire de l’assuré intégrées dans le dispositif SESAM-Vitale ; le bilan de la carte étant positif, le Conseil de surveillance SESAM-Vitale a donné son accord à la généralisation du dispositif ; concrètement, l'assuré remet au pharmacien à chaque visite sa carte Vitale et sa carte Duo-FFSA, le pharmacien introduit les cartes dans son lecteur pour contrôle électronique des droits, et son logiciel transmet les données aux 2 payeurs ; bilan : administration facilitée, pas d'avance financière (seulement payé est le reste dû), sécurité (garantie de paiement dans les 3 jours pour l'officinal)... un exemple réussi de coopération entre AMO (Sécurité Sociale) et AMC]

Internet en Santé

* Sante.net change de nom pour MEDISCOOP, tout en refondant son site d'informations médicales
[Analyse : le site est beaucoup plus clair et lisible (encore en version bêta), félicitations ; au menu, articles scientifiques, comptes-rendus de congrès, médiathèques, interviews, dossiers thématiques… et dans le futur, un portail permettant d'accéder à d'autres sites rendant compte de l'actualité médicale par spécialités ; et toujours la revue de presse, chaque jour, lue par des milliers de médecins, comme celle d'Univadis du groupe MSD... ils sont chouchoutés ces médecins !]

Chiffres Clés de Pharmaclient

* 95% des Français, avec une Complémentaire santé, en 2009
[Analyse : la quasi-totalité des Français dispose d' une complémentaire santé : 95 % en 2009 contre 93 % en 2008 ; c'est le premier budget d'assurance des ménages -environ 800€ par an-, loin devant les assurances auto ou habitation, mais à la différence, ce n'est pas un budget de décision individuelle, en fait c'est une sécurité complémentaire collective (prélevé sur la feuille de paye, avec souvent participation de l'employeur) ; en ce sens, les complémentaires ne sont, même si elles s'en défendent, qu'une mutualisation collective d'une partie -importante- du reste à charge, et donc ne jouent pas de rôle vertueux pour maîtriser les coûts sauf si elles engagent des mesures restrictives comme l'Assurance-Maladie, ce qui est rare, clientélisme oblige (pire, comme les transferts de l'Assurance- Maladie (AMO) à leur encontre (AMC) augmentent sans cesse, leurs tarifs s'alourdissent de 8 % à 9 % par an) ; l'accroissement de 2 points serait davantage dû aux nouveaux contrats d'entreprises et aux personnes âgées, qu'à l'aide gouvernementale ou aux individus actifs -artisans, professions libérales- mal couverts précédemment ; globalement, 9 personnes interrogées sur 10 sont satisfaites des niveaux de remboursement, et le système s'auto-alimente, comme la Sécu, par augmentation des prélèvements, acceptés par les Français puisque mutualisés (pour boucler la boucle)]

* Médicament : 1ère année de baisse pour le marché pharmaceutique aux USA, du jamais vu, après des années de croissance à 2 chiffres et encore récemment de +4% à +8% par an
[Analyse :  le marché pharmaceutique va baisser de 1% à 2% aux USA en 2009, le plus grand marché du monde (39 % en valeur, et aussi en rentabilité), selon les extrapolations actuelles ; en cause, la crise, les discussions amplifiées par les Médias autour de la réforme Obama (prévue à l'Automne 2009) et l'extension des génériques (dérive à la baisse, des prix) ; pour la première raison, à l'opposé de la France, il faut se rappeler que seulement 25 % des dépenses pharmaceutiques est assuré par un financement public (Medicare, Medicaid), et que plus de 30 % est directement payé par les patients ; le marché mondial ne devrait croître que de 3% en valeur (toujours dynamique en volume, si solvabilisé), le taux le plus faible depuis plus de 10 ans (France, +1% au mieux) : les pays BRIC, et notamment la Chine (aujourd'hui 5ème mondial, ave un plan étatique de couverture sociale étendu vers 2012), constituent les relais de croissance]

Gadgets de l’e-humain

* Les services en ligne de GOOGLE se multiplient (cliquer en haut à droite sur 'plus' et 'encore plus') comme boule de neige (sans fondre l'Été)
[Analyse : Webmail, VoIP, suite bureautique Docs, services de géo-localisation, Google Translate, Google Earth, auxquels il faut ajouter, (1) Google Notebook (2006) qui permet de classer des éléments de pages Web dans des notes virtuelles pour mieux classer ses recherches en ligne (très utile en déplacement, en vacances), (2) Calendar qui permet de gérer un ou plusieurs emplois du temps et de les partager avec ses contacts (aux USA, Calendar peut même être consulté et géré directement sur le téléphone mobile par SMS), (3) Scholar qui est une extension du moteur de recherche pour des articles universitaires et scientifiques (par auteur et par revue), avec un système d'évaluation de la popularité des articles par le nombre de citations d'un texte par d'autres auteurs (très utile pour les revues médicales), (4) Google Talk, à l'origine une extension de GMail mais aujourd'hui en train de prendre son indépendance, (5) Product Search, baptisé Froogle lors de sa création, qui permet de trouver et d'acheter des produits, avec le service de paiement en ligne Checkout, également développé par Google, pour concurrencer Paypal (du groupe Amazon)]

Divers

* Sur la plage, et même dans l'eau, durant un jogging le long du littoral, écoutez votre musique préférée et boostez votre capital santé
[Analyse : plusieurs lecteurs MP3 sont disponibles pour écouter la musique dans l'eau et sous l'eau (préférez la musique cool plutôt que hard pour accroître la sensation de bien-être du bain) ; par exemple (sans publicité), lecteur Water-proof H30 Arena, glissé sous le maillot, le bonnet ou fixé sur l'élastique des lunettes (Go-Sport, 150 €) qui permet d'enregistrer environ 8 heures de musique et est équipé d'une radio FM, avec des oreillettes équipées d'embouts à spirales souples, qui empêchent l'eau de pénétrer dans le conduit auditif (7 cm de hauteur, forme de chronomètre, 1 Go de mémoire, rechargeable sur un ordinateur avec une prise USB ou sur une prise secteur)... ou bien le Speedo Aquabeat (76 €), ou le nuDolphin, ou l’Uban uCan (autonomie de 15 heures), ou encore SwiMP3 (avec technologie Bone-transfer-sound) ; ensuite après un repos-sieste (à l'ombre), passez à votre I-POD (non, pas votre I-PHONE !), chaussez vos Nike spécifiques, consultez le menu Nike + iPod et choisissez votre mode de course, et pendant que vous courez, votre iPod indique votre chrono, la distance parcourue, le rythme soutenu et le nombre de calories brûlées ; une fois le jogging terminé (suivi de toutes vos conquêtes de la plage), connectez votre I-POD à votre ordi, et les données de la séance d'entraînement se synchronisent automatiquement sur www.nikeplus.com... rendez-vous sur le site pour y découvrir les données concernant toutes vos courses et partager votre motivation avec des coureurs du monde entier ; et là, vraiment, vous serez un GEEK, en attendant la prochaine News de Pharmaclient !]

Vous pouvez recevoir la Newsletter mensuelle de Pharmaclient par e-mail !
Gratuitement à la fin de chaque mois
Merci de vous inscrire dans le formulaire CONTACT


Actualisation / Updating: Jan 15 2017