|
NEWS
Février 2009
|
Les évènements du mois de PHARMACLIENT.NET
|
|
Stratégie Pharma
|
* Nouveau plan stratégique lancé par Chris Viehbacher à la SANOFI
[Analyse : au menu, 12 programmes (Herculéens) de transformation qui
concernent les grandes fonctions managériales, et notamment la R&D
(secouer les équipes, réorganiser suite à un audit du BCG, ouvrir à
l'extérieur, développer les partenariats Biotech, sachant qu'alors «il faut embrasser pas mal de
Grenouilles avant de trouver un Prince»), la production industrielle (le guêpier
des capacités excédentaires en France et ailleurs en Europe, héritage
des fusions), les RH (les revers de la culture maison, sans oublier ses
atouts, réorganiser suite à un autre audit des cadres dirigeants alloué
au cabinet de recrutement Egon Zehnder)... dans un contexte d'urgence
(l'épée de Damoclès des génériques du quasi-monopole du Plavix, en
2012, sans compter le lancement imminent aux USA du concurrent direct de
Lilly-Daiichi, le prasugrel)... en consacrant 20% du temps à des M&A
(les génériqueurs comme Medley au Brésil, après le long scénario de
Zentiva, l'OTC localement, les Vaccins, et surtout des portefeuilles de
produits éthiques permettant d'amortir le choc de 2012)... premières
décisions attendues d'ici l'Été]
* le CRIP alerte sur les effets pervers du montage des prix par le CEPS
en France, pour l'innovation incrémentale
[Analyse : le constat est, hélas, patent (et soutenu par une étude
ad-hoc commanditée au Prof. Claude Le Pen) ; si 80% des nouvelles
molécules et des nouvelles indications obtient (depuis le début des
années 2000) une ASMR V, alors, pour ce qui est des innovations
thérapeutiques incrémentales (l'exemple type est l'amélioration
galénique qui transforme la vie du patient sans améliorer
l'efficacité), le pourcentage est de... 100% ; pour les Labos membres du
CRIP (un groupement de 17 entreprises, comme Lundbeck, Novo-Nordisk,
Bouchara-Recordati, ALK, Chiesi, Galderma, Menarini, qui représente
globalement 12% du marché Français) c'est une question critique, voire
essentielle, ces laboratoires de taille moyenne se devant de concentrer
leurs ressources financières de R&D, limitées, sur des projets
viables, par exemple d'amélioration galénique brevetable ; or, outre
l'écueil de l'ASMR V (qui signifie prix sous tutelle) vient s'ajouter la
contrainte du CEPS qui fixe le prix sur la base du comparateur (en l'occurrence,
une molécule très ancienne, aux prix jamais actualisés) ; d'où les 2
recommandations du CRIP (qui devraient trouver un écho au LEEM, dont il
fait partie) : une refonte des ASMR qui ne se focalise plus seulement sur
l'efficacité, mais tienne compte des avantages patients (avec une
nouvelle strate positive dans la zone IVa pour des prix libérés), et,
une nouvelle appréciation du comparateur de prix par le CEPS (indexation
au moins partielle, à l'inflation)]
* Chute dramatique des investissements financiers dans les Biotechs Françaises, en 2008,
selon FRANCE-BIOTECH
[Analyse : malgré les déclarations officielles (et les analyses
factuelles de Pharmaclient) et déjà fragilisé par un flux d'investissements insuffisants
historiquement, le financement des Biotechs en France vit la crise ; selon
une étude
bien tardive, menée par l'association France Biotech (non détaillée), l'enveloppe
totale a baissé de 79 %, passant de € 694 Millions en 2007 à € 144 Millions
(parallèlement au marché boursier qui a plongé de... 98 %, à € 12 Millions,
les financements dans les sociétés non cotées ont diminué de 27 %, à
€ 132 Millions) ; point noir du tableau : la réforme du CIR de 2007 (Crédit
d'Impôt Recherche) qui entraîne, contrairement à l'effet recherché, une réduction annuelle du CIR pour 56 % des PME de biotechnologies de moins de
5 ans (la réforme bénéficie aux grandes entreprises et aux PME
établies), notamment en raison de l'exclusion des avances remboursables de l'assiette des dépenses éligibles
(et en parallèle OSEO Innovation, le partenaire clé des PME innovantes,
reçoit une dotation divisée par 2 par rapport à 2008, soit € 320
Millions)... recommandations en rapport pour redresser la barre, si la
priorité de l'État vers l'innovation des Biotechs est toujours
d'actualité]
|
|
Politique et économie de la Santé
|
* Loi Bachelot (HPST) : du consensus né de la vertu
[Analyse : la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, de
reconfiguration du système de Santé Français, est en train de passer
sans encombre le premier, et plus important, test de l'Assemblée
Nationale (le vote final du Sénat n'est pas attendu avant Mai), malgré
un nombre important d'amendements (de détail) et la grogne de façade de
certains syndicats libéraux (liée aux épisodes conventionnels),
pourquoi ? la raison n'est pas à chercher bien sûr dans la préparation
et la consultation par les États Généraux au Printemps 2008 (c'est
loin, surtout pour les médias), mais plutôt par ses côtés vertueux
(déconcentration régionale souhaitée par tous, mise en réseau
ville-hôpital, remplacement du conseil d’administration par un simple conseil de surveillance, renforcement des pouvoirs et de l'autonomie du chef
d'établissement, contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens entre l'ARS
et le Président de l'hôpital) et par les corrections des erreurs
passées patentes (le Maire Président de l'hôpital local, le recours
injustifié aux urgences mis en évidence par un doublement des appels au
15 en moins de 10 ans) ; ce qui frappe aussi (pour les managers
d'entreprises que nous sommes), c'est, dans le cadre d'un projet de
re-engineering d'une telle ampleur, l'absence de budgétisation des
nouvelles structures types ARS et surtout des nouveaux organes de
(contrôle de) gestion centralisé comme l'ANAP reconversion des MEAH,
l'absence d'agenda et de comités de pilotage indépendants pré-définis
; le Politique (et son administration) demandant un blanc-seing aux élus
(comme à l'accoutumé) si bien que certains experts en déduisent que le
projet n'est qu'un affichage pour restructurer et ré-allouer des
effectifs reconnus comme pléthoriques et mal affectés avec absentéisme
majeur, à coûts nets constants (ils se rappellent que dans le cadre du
plan Juppé de 1995, lui-même issu d'un rapport Soubie qui préconisait
déjà les principales mesures actuelles, les directeurs d'ARH étaient
sensés disposer de pouvoirs de restructuration importants, une situation
qui n'a duré que 18 mois, avant reprise en main centrale)... l'État
gestionnaire-décideur peut-il être à la fois juge et parti ? En tout
cas, une réforme majeure peu discutée parce que vertueuse, trop
conceptuelle, dont on ne pourra juger du succès éventuel de mise en œuvre
que dans 5 ans, au mieux]
* Feu vert du Sénat à la Première Année Commune (PAC) pour les Étudiants
en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme (à la rentrée 2010)
[Analyse : une autre réforme vertueuse, certes plus modeste et davantage
gérable, et qui va changer la donne pour le cursus universitaire
(davantage de cohérence, de mise en réseaux, de souplesse dans les
carrières), et probablement rendre le médicament plus proche des
étudiants du tronc commun ; certains déplorent que d'autres professions de santé, comme
les kinésithérapeutes, ne soient pas incluses dans cette Première Année
Commune, pour pseudo-pacsés]
* Nouveaux tarifs T2A : complexification et pondération favorable aux gros établissements
[Analyse : syndrome classique, la nouvelle formule de la T2A passe de moins de 800 tarifs à plus de
2200, pour tenir compte des critiques sur la rigidité précédente (la gravité de la situation des patients est prise en
compte par des indices intermédiaires, certains ayant dénoncé des aberrations,
et même des non-sens comme la différence de coût de la mort sur place
-80% des Français meurt à l'hôpital- avant minuit, valorisation à 800
€, ou après, près de 8000 €) ; donc se complexifie nettement : en
moyenne chaque
pathologie correspond à 4 tarifs différents ; la nouvelle grille favorise en
outre les gros établissements (CHU) en charge des cas les plus lourds et
des malades précaires, et revalorise mieux les actes de médecine plutôt
que de chirurgie ou d'obstétrique (la T2A ne concerne que le MCO), autre élément,
poussé par la FHF (8 CHU sur 10 sont en difficultés financières), qui
favorise le secteur Public au détriment des cliniques ; enfin, mécanique
structurelle, la hausse standard annuelle est limitée à + 0.45% (hormis
une enveloppe spéciale de € 800 Millions allouée séparément, pour la permanence des soins
en urgences et la prise en compte de la situation sociale des malades)]
+ Juin 2009 : la tutelle repousse aux calendes la convergence de la
tarification T2A entre privé et public (report de 2012 à 2018 !) ; en
réponse, les cliniques réclament la mise en place d'un tarif unique pour 50 prestations hospitalières de base
|
|
Fusions-Acquisitions en Santé
|
* Acquisition par le Danois LUNDBECK
de l'Américain OVATION pour
US$ 900 Millions, soit 4.5 fois le CA et 30 fois la marge d'exploitation
[Analyse : Ovation, fondé en 2000 et basé dans l'Illinois (250
personnes, CA 2008 : US$ 200 Millions), est surtout connu comme le fabricant du Tranxène
aux USA, qu'il a repris (avec Desoxyn) à Abbott en 2002 ; pour Lundbeck
(CA 2008 : € 1.4 Milliard dont 38% pour l'antidépresseur citalopram),
détenu majoritairement par une fondation à but non lucratif,
l'opération est clairement un premier pied en direct sur le marché US
(sachant que la part du CA, 25%, réalisé aux USA, est indirecte,
notamment citalopram par Forrest Labs) ; en plus de la complémentarité
géographique, le fit thérapeutique est parfait, dans le CNS ; le
paiement est réparti en US$ 600 Millions au bouclage de la vente et US$ 300
Millions dans l'année qui suit, sous réserve de l'agrément par la FDA à la mise sur le marché du Sabril
(un anti-épileptique ancien, synthétisé en 1974, mais protégé aux US)]
* Acquisition par l'Américain MEDTRONIC
de 2 fabricants de valvules cardiaques, l’Israélien VENTOR Technologies
pour US$ 325 Millions et l’Américain COREVALVE
pour US$ 700 Millions
[Analyse : fondé en 2001 et basé en Californie, Corevalve fabrique des prothèses de valvules aortiques qui peuvent être implantées avec une méthode non chirurgicale, par l’insertion d’un cathéter dans l’artère fémorale,
et les vend (2600 unités à ce jour pour € 20 000 chaque), en Europe, Canada,
Australie, et en Amérique Latine (mais pas encore aux USA) ; d'autre
part, Ventor Technologies, fondé en 2004 (entreprise privée de 24
employés), développe une prothèse de valve aortique également insérable par cathéter
(le cœur continuant de battre) ; Medtronic (CA 2008, US$ 13.5 Milliards) leader des dispositifs
cardiaques implantables met donc la main sur une technologie
trans-cathéter prometteuse pour tous les patients candidats à une
prothèse qui ne peuvent être opérés en raison de leur état de santé,
développée par 2 petites Biotech (la première à peine bénéficiaire,
la seconde encore au stade de start-up)... une opération à la barbe d'Edwards
LifeScience, son concurrent frontal en cardio,
un ancien spin-off de Baxter, aujourd'hui indépendant (CA : US$ 1 Milliard)]
* Acquisition par l'Américain MERCK
des principaux actifs de l'Américain INSMED, pour US$ 130 Millions
[Analyse : pour renforcer la création récente de Merck BioVentures (cf.
News Pharmaclient, Décembre
2008), Merck se dote à la fois d'un outil semi-industriel à
Boulder, Colorado (pour le G-CSF) et de bio-similaires en développement
en prévision de l'explosion de ce marché, notamment aux USA]
|
|
Carnet en Santé (détails dans la PHARMAGALERIE)
|
* Laurent Attal, chez L'ORÉAL HQ, comme Vice-Président et D.G. R&D
[Analyse : auparavant, L'ORÉAL USA, Président (2005 - 2009), GALDERMA
(L'ORÉAL-NESTLÉ), D.G. (2002 –
2005), L'ORÉAL, D.G. Département Cosmétique (1998 - 2005), VICHY (L'ORÉAL), D.G. (1994 -
1998), L'ORÉAL, Responsable Commercial (1986 - ) ; Né en 1958, en
Tunisie, Médecine (Docteur, dermatologie), MBA INSEAD 1985]
* Laurence Debroux, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Chief Strategic Officer et Membre du comité exécutif et du comité de
Direction Groupe
[Analyse : auparavant, SANOFI-AVENTIS HQ, Directeur financier (2005 –
2008), SANOFI-SYNTHELABO HQ, Directeur du Plan Stratégique (2000 –
2004), SANOFI HQ, Trésorière, puis Directeur Financement Trésorerie (1996 –
2000), ELF-AQUITAINE, Manager Financier (1993 - 1996), MERRILL LYNCH UK
(Londres) ; HEC]
* Jean-Pierre Lehner, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Senior Vice
President, Chief Medical Officer
[Analyse : auparavant, SANOFI-AVENTIS HQ, Senior Vice President Affaires médicales et réglementaires (2005 -
2009), SANOFI-AVENTIS HQ, Vice-Président Affaires médicales Europe (2003 -
2005), SANOFI-SYNTHÉLABO HQ, Directeur scientifique (1996 – 2002), SYNTHÉLABO HQ, Directeur des Investigations cliniques (1992 –
1996), ROUSSEL UCLAF (HOECHST), Directeur Médical (1986 - 1992), ROUSSEL (HOECHST ROUSSEL) France, Directeur Médical (1981 -
1986), AP-HP (Bichat), Chef de clinique assistant ; Médecine (Docteur)]
* Christian de la Tour, chez IPSEN UK (Londres), comme Président
[Analyse : auparavant, IPSEN HQ, Vice-Président, Corporate Business Development (1998 – 2009), IPSEN
HQ, Manager et Fondateur du département de Business Development (1986 -
1998), IPSEN, diverses fonctions dans le département export et licences
(1983 - 1986) ; Institut Supérieur de Gestion (I.S.G., 1983), membre du Licensing Executive Society (L.E.S) et du Pharma
Licensing Group (PLG)]
* Antoine Bon, chez URGO (BTG-VIVASANTÉ), comme D.G.A., en charge du développement de la division Soins & Santé
[Analyse : auparavant, URGO (ex-FOURNIER) UK, Managing Director (2002 -
2009), FOURNIER HQ, Directeur du Contrôle de Gestion OTC (1999 - 2002), CANAL PLUS, Manager Finances (1991 -
1999), PRICEWATERHOUSECOOPERS, Consultant ( - 1991) ; Sup de Co, Insead IEP]
* François Denis, chez SOLVAY PHARMA France (y compris Fournier Pharma),
comme Vice-Président des Affaires publiques et gouvernementales
[Analyse : auparavant, SOLVAY France, Directeur Affaires Publiques (2003 -
2009), SOLVAY PHARMA France, Directeur Affaires Publiques (1996 - 2003), UPJOHN France,
SERVIER ; Né en 1955 (estim.), Sciences Po 1980]
|
|
Relation Client
|
* Accès aux données anonymisées de remboursement pour les
Complémentaires : première étape concluante pour la FNMF
[Analyse : pour la Mutualité Française, la faisabilité technique et
juridique est acquise, suite à une expérimentation entre 4 mutuelles volontaires,
3 pharmacies mutualistes, puis 3 pharmacies libérales, pendant 1 an
(jusqu'à Juin 2008), portant sur la transmission anonymisée à la FNMF des demandes de remboursement électroniques (DRE) des adhérents des mutuelles
expérimentatrices ; la généralisation devrait s'engager d'ici la fin de
l'année, pour mener à des offres de prestations individualisées à
partir de 2011]
* CAPI, la prime au mérite des Médecins entre en vigueur selon la
volonté des caisses (UNCAM) et la Loi, mais sans accord des Syndicats de
Médecins
[Analyse : la rémunération partielle «au mérite» de Médecins Généralistes
volontaires passe à la réalité, au moins théorique ; les CAPI (Contrats
d'Amélioration des Pratiques Individuelles) peuvent atteindre jusqu'à 7
€ par patient et par an, proportionnellement à l'atteinte d'objectifs
préalablement agréés mutuellement avec les caisses ; la patientèle moyenne d'un
MG étant de 800 assurés, la prime atteindrait, au maximum, € 5 600 par
an ; l'innovation conceptuelle des CAPI, c'est le contrat individuel,
c'est des objectifs (aujourd'hui essentiellement de la prévention du
cancer du sein, de la vaccination, des bonnes pratiques de prescription à
un coût raisonnable)... et aussi une entorse au principe des 5 libertés
de la médecine libérale (et les syndicats ne s'y trompent pas qui
parlent d'usine à gaz, qui refusent de les inclure dans la moribonde
nouvelle convention médicale, plutôt que d'affronter les médias sur ses
côtés supposés vertueux, sans parler de leur banale faisabilité
pratique par les Caisses locales) ; compte tenu du système actuel de
rémunération des médecins libéraux, il est évidemment plus facile de
jouer sur les volumes plutôt que d'inviter les loups DAM et médecins de
caisse dans la bergerie, et seule une infime minorité de MG pourrait se
porter candidat (les très faibles revenus)... mais c'est un premier pied
vers une part de fixe (par patient) dans la rémunération des médecins
en France]
+ Avril 2009 : publication au J.O., opposition du CNOM (Conseil de l'Ordre
des Médecins : incompatibilité avec les règles de déontologie médicale),
et refus actuel selon un sondage de 75% des praticiens
+ Juin 2009 : la CSMF et le LEEM, indépendamment et sur des critères
différents, déposent un recours en Conseil d'État, et le Syndicat de Médecine
Générale (SMG), lance une pétition lettre ouverte au directeur de l'Uncam
(tandis que la directeur du CEPS s'y déclare favorable)
* Nouvelle campagne d'éducation pour la Santé, Hein?,
par le dépistage des troubles auditifs, par téléphone
[Analyse : dans la droite ligne d'autres campagnes de l'État (Alcool,
Sida, tabac, etc., et en ce moment aussi sur les radios, les accidents
domestiques liés à bébé), réussies, l'association France
Presbyacousie propose une campagne multimédia (Télé, Internet) de dépistage des troubles auditifs, dont souffriraient près de
5 Millions de Français, par téléphone (0892 790 791, un numéro surtaxé à
€ 0.34 par minute), et en pratique un test de 4 minutes simple (27 séries de
3 chiffres énoncés au téléphone, à valider dans un environnement sonore à intensité
variable) ; cible visée (1 Français sur 2 ne fait jamais évaluer son audition ; 38 % des personnes qui consultent le font seulement suite aux pressions de leurs proches)
: les personnes âgées bien sûr... et, espérons-le, les jeunes victimes
du sur-emploi trop fort du lecteur MP3. Qui est derrière Presbyacousie ?
Un groupement de fabricants d'appareils (tous les grands dont Sonak,
Siemens, etc.), sous le patronage de la Fédération Nationale des
Audioprothésistes Français FNAF et des ORL... inattendu et bienvenu...
à imiter par la Pharma ?]
|
|
Internet en Santé
|
* Le Webzine de l'AP-HP,
nouveau magazine en ligne de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris
[Analyse : un nouveau site Internet, clair, bien construit
(structuré, couleurs repères, rubriques différenciées : Ma Santé, Sur
Mesure, Innover, Zoom, Coulisses) comme vitrine des infos de l'AP-HP pour
les visiteurs et ses employés, c'est assurément une bonne idée et du
bon travail de webagency ; reste le contenu, évidemment pro-domo, fluide
(sans aspérité)... peut-il intéresser les visiteurs actuels - 13 000 qui consultent chaque jour
le site web en quête d'information sur un service ou une consultation,
donc avec un besoin pratique - face à la concurrence des médias Santé ?
ce n'est pas sûr, même avec le label HonCode]
* La HAS met à disposition des médecins des fiches synthétiques sur le médicament,
à partir des analyses de la Commission de Transparence
[Analyse : la Haute Autorité de Santé annonce publier mensuellement sur son site Web
(une dizaine) de synthèses d’avis de la Commission de la Transparence
à destination des Professionnels de Santé (nouveaux médicaments et nouvelles indications,
par exemple Effexor
LP dans le trouble panique) ; la communication est ainsi une
re-formulation (un peu) simplifiée, raccourcie (synthétisée)... y
gagne-t-on en praticité pour les médecins de ville, voire en guidage de
la prescription ? non, cela reste de l'information descriptive, certes
utile, mais différentes des besoins de ses clients ; et selon la HAS,
elles ne remplacent pas les fiches de bon usage du médicament, limitées
par décision à «une dizaine de médicaments par an au maximum et réservées aux nouveaux médicaments dont la population cible est importante ou qui présentent un risque de
mésusage»]
|
|
Chiffres Clés de Pharmaclient
|
* 80% de l'allongement de vie des Français est expliqué par la
baisse de la mortalité cardio-vasculaire
[Analyse : selon une analyse courant sur 25 ans (1980 - 2004),
présentée par le Prof. Alain Castaigne (Cardiologue à Henri Mondor,
AP-HP et aujourd'hui Directeur Médical et Scientifique chez AstraZeneca
France), la mortalité cardiovasculaire a baissé de 445 pour 100 000 à
215 (alors que la mortalité par tumeurs passait dans le même temps de
257 à 228 et devenait la première cause de mortalité agrégée en
France) ; à noter (notamment pour les incrédules de l'apport
médicamenteux) que 40% à 50% de la baisse de mortalité est expliqué
par les thérapeutiques, le reste par le meilleur contrôle des facteurs
de risque (tabac, LDL, HTA)... mais aussi que certains experts sont
inquiets de voir la courbe mortalité remonter avec de nouveaux
comportements à risque (obésité)]
|
|
Gadgets de l’e-humain
|
* Mutation confirmée dans le support de
l'information, du papier à l'électronique
[Analyse : après Bakchich,
créé en mai 2006, Rue89 et Mediapart, un nouveau site d'information non adossé à un titre papier se lance sur le
web,
Slate.fr ; contrairement au
site Mediapart (9 € par mois), Slate.fr fait le pari de la gratuité ;
co-fondé et dirigé par Jean-Marie Colombani, ancien patron du groupe Le Monde, qui s'est entouré d'anciens journalistes,
Éric Le Boucher et Éric Leser, de chroniqueurs comme Jacques Attali et d'hommes de l'univers du
Netavantages par rapport au papier (même gratuit) : réactivité, images
couleurs, indépendance, Web 2.0 ; inconvénients : modèle économique,
connexion indispensable ; avenir : sans aucun doute, le futur des médias
quand les écrans de poches repliables et le Wi-Max seront
généralisés... alors la valorisation sera peut-être un jack-pot pour
les fondateurs]
|
|
Divers
|
* L'histoire de la carte Vitale
détaillée sur Wikipedia
[Analyse : Wikipédia, l'encyclopédie libre n'en finit pas de montrer ses
atouts et ses succès (au point de vider tout intérêt envers les
encyclopédies commerciales, mêmes payantes) ; écrite par les internautes-contributeurs grâce à la technologie
Wiki, la base en Français comprend 767 266 articles... et les articles
traitent de plus en plus de sujets très techniques, comme celui, nouveau
écrit par un expert (voire un initié, sans doute en retraite), sur la carte Vitale
en France et plus largement sur le système Sesam-Vitale (historique, évolution, la
FSE, les
réseaux, la télétransmission, le RSS, la Vitale 2, le parcours de soins coordonnés, sans oublier les anecdotes
...) ; échaudés par trop d'abus (et surtout de tentatives de
manipulation-déstabilisation), les Wikiens viennent de mettre en ligne un
avertissement (la pertinence du contenu de cet article est remise en cause...
Février 2009) et pourtant...]
* La musique est le propre (génétique) de l'homme
[Analyse : l'observation de plus en plus pointue de nos cousins simiens les Bonobos
(rien à voir avec le groupe Rock Bonobo) et des chimpanzés a conduit à
penser que rares étaient les comportements spécifiques à l'homme...
sauf la perception du rythme musical ; d'après une étude menée par des chercheurs
Hongrois et Hollandais sur des signaux électriques émis par les cerveaux de nouveau-nés,
soumis pendant leur sommeil à des
morceaux de Rythm&Blues, cette perception ne nécessite pas d'attention volontaire, est présente dès la naissance (probablement après un apprentissage in utero selon les auteurs), reposerait sur des mécanismes
innés, et constituerait un avantage évolutif (concurrentiel) pour tous les
Humains (encore qu'il y ait encore du chemin à faire pour réussir à
adoucir les mœurs Humaines -toujours barbares- avec la musique) ;
merveilleux... il faut vite reproduire l'étude sur d'autres musiques pour
rassurer (post-mortem) Mozart, Miles Davies, les Beatles... (etc.), sans
oublier les Pygmées dont les rythmes asynchrones, ancestraux, n'ont pas
réussi à charmer la gente simiesque locale !]
|