CPP (Comité à la Protection des Personnes)

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GLOSSAIRE PHARMACLIENT DE LA SANTÉ POUR LES MANAGERS ET LES INFORMATICIENS,
NON SPECIALISTES DE LA PHARMA

   

Français ou Anglais, avec sa traduction [=] Anglais (original ou traduit) Définition, Éventuel site Internet Domaine [Actualisation]
CPP (Comité à la Protection des Personnes)   Comité composé d'experts nommés, auquel est soumis le protocole de tout essai thérapeutique avant sa mise en œuvre et qui rend une décision sous 60 jours (et ne rend plus un avis comme le CCPRB*), parallèlement à l'AFSSAPS*, sur la pertinence de l'essai, sur la qualité des investigateurs et sur les modalités de recueil du consentement des patients, les indemnités éventuellement dues. Mission :protéger au mieux les personnes qui participent aux essais cliniques*, leur participation ne pouvant être que volontaire et librement consentie après qu'une information claire et précise leur ait été donnée. Exemple, le CCP (CCPPRB*) d'Angers : www.ccpprb-angers.fr.st. Essai clinique [Juillet 2009]
CPS (Carte de Professionnel de Santé)   Carte à puces, personnelle et cryptée, permettant de reconnaître chaque professionnel de santé prescripteur (ou dispensateur) lors de la création d'une FSE*. Le GIP - CPS, groupe d'intérêt public, créé en 1993, est le porte drapeau du CPS (il a rejoint et a fusionné avec l'ASIP-Santé* fin 2009). La carte CPS sera obligatoire pour l'accès au DMP* pour un professionnel de Santé (en parallèle avec la carte Vitale du Patient). A fin Juin 2010, plus de 350000 cartes de Professionnel de Santé (CPS) valides sont en circulation en France. www.gip-cps.fr. Informatisation [Juillet 2010]
CRAM (Caisse Régionale d'Assurance Maladie)
  Regroupement, au niveau régional, des antennes CPAM* (16 CRAM au total). Depuis Avril 2010, dans le cadre de la Loi HPST*, les CRAM changent de dénomination et d'objet pour s'appeler la Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT), sans plus de lien avec les CPAM (dépendent des CNAM* et de la CNAV*) ; une évolution principalement due à la création des ARS*, introduite par la loi HPST* ; si le nom change, les missions de service public au bénéfice des usagers demeurent : le service de la retraite aux salariés, la prévention-tarification des risques professionnels auprès des entreprises, ainsi que l'aide et l'accompagnement aux assurés fragilisés ; 2 caisses conservent le nom de CRAM et leurs statuts particuliers : celle d’Île-de-France et celle d’Alsace Moselle. Cette dernière évoluera en CARSAT le 1er Janvier 2012. Exemple : www.carsat-aquitaine.fr. Assurance Maladie [Juillet 2010]
CREDES (Centre de Recherche et de Documentation en Économie de Santé)   Association à but non lucratif, dépendant de la CNAM*. Séparé du CREDOC*, depuis 1985. Devenu IRDES* en Mai 2004. www.irdes.fr. Association [Mai 2004]
CREDOC (Centre de Recherche et de Documentation sur la Consommation)   Association à but non lucratif, formellement créée en 1978 (initialement, dès 1954, en vue d'étudier les diverses formes et fonctions de la consommation, sans objectif de documentation) et dépendant du Commissariat du Plan (État). Recherches axées sur les consommations par produits et par catégories socioprofessionnelles, les comportements des ménages, les études de marché (y compris en Santé). De sa création à 2004, le CREDOC a réalisé plus de 2500 études (500 de plus de 2004 à 2009). Lettre mensuelle "Consommation et Modes de Vie". L'association a changé de libellé pour Centre de Recherche pour l'Étude et l'Observation des Conditions de Vie. www.credoc.asso.fr (inactif), puis www.credoc.fr. Association [Janvier 2010]
CRHIP (Club des Responsables Hospitaliers de l'Industrie Pharmaceutique)   Association de Responsables des Hôpitaux, travaillant dans l'Industrie Pharmaceutique ou chez ses prestataires. En sommeil depuis 2005. Voir aussi l'association ADIPH*. Association [Août 2009]
CRO (Organisation de Recherche Clinique par Contrat) [=Contract Research Organisation]   Entreprise privée prestataire de l'Industrie Pharmaceutique, spécialisée dans la gestion des Essais cliniques* (mise en place, suivi, analyse et parfois conception du CRF* et résultats). Récemment les CRO Françaises ont ajouté à leurs prestations du développement pré-clinique, du consulting, de la pharmaco-économie*. Syndicat en France depuis 2003, l'AFCROs*. Essai clinique [Mars 2010]
CSIS (Conseil Stratégique des Industries de Santé)   Le CSIS est une instance informelle qui réunit les Pouvoirs Publics et des dirigeants des Industries de Santé. 4 réunions à ce jour : 1ère réunion, le 29 Septembre 2004, à l'initiative de Jean-Pierre Raffarin 1er Ministre d'alors, avec la création du RIB Réseau Innovation Biotechnologies, le prélude aux pôles de compétitivité, 2ème réunion, le 25 Avril 2005, avec la création du CeNGEPS et la mise en oeuvre des crédits CSIS pour les remises contractuelles, 3ème réunion, le 5 Février 2007, sans le 1er Ministre d'alors, avec l'extension de la procédure de dépôt de prix aux médicaments de progrès incrémental (ASMR IVa), 4ème réunion, le 26 Octobre 2009, création d'un fonds Biotech, capitalisation privée d'une filiale du LFB, et engagements ponctuels en faveur du partenariat R&D public-privé AVIESAN*, de l'épidémiologie, de la production locale de génériques. A ne pas confondre avec le CISS. État [Novembre 2009]
CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux de France)   Syndicat majoritaire de Médecins, créé en 1928, représentant à la fois les Généralistes et les Spécialistes dans 2 sections : UNOF (Union Nationale des Omnipraticiens de France) et UMESPE (Union Nationale des Médecins Spécialistes Confédérés). Revendique 16 000 adhérents en 2009. www.csmf.org. Syndicat [Juillet 2010]
CSRP (Chambre Syndicale de la Répartition Pharmaceutique)   Syndicat professionnel patronal de la distribution de Médicaments* (et de la parapharmacie, des cosmétiques), en France. Achète aux laboratoires fabricants, gère et stocke dans ses établissements répartis sur l'ensemble du territoire national (190 sites) livre et met à disposition des officines plus de 25.000 références de médicaments, dans les plus brefs délais et au moindre coût et ce, en respectant des obligations de service public. En 2008, les 3 premiers groupes pèsent 90% du marché (OCP-Gehe devenu Celesio, Alliance Healthcare, CERP). En 2009, avec le rachat de CERP Lorraine par l'Allemand Phoenix, 4 groupes se partagent la quasi totalité (98%) du marché (Celesio, Alliance Boots, Phoenix, Cerp-Astera), mais les laboratoires ont développé parallèlement des ventes directes aux officines (en by-passant la répartition, notamment pour l'OTC*, les génériques*, et certains produits très spécialisés). En Europe, les 3 premiers ont 60 à 65% de PDM (Alliance-Boots, Celesio-Gehe, Phoenix-Merckle). Aux USA, l'optimisation de la trésorerie est très importante, puisque le tiers des profits annuels est réalisé sur la spéculation de la hausse des prix. www.csrp.fr. Syndicat [Mars 2010]
DMP (Dossier Médical Personnel)   Dossier électronique (encore appelé Dossier Patient Informatisé ou Dossier Médical Partagé) institué par la Loi du 13 Août 2004*. Est rempli par le Médecin Traitant*. Remplace le Dossier «Papier», institué par le Plan Juppé* et qui avait été un échec. Selon la CNIL*, les données seront traitées et transmises aux organismes d'Assurance Maladie* (y compris complémentaires), selon un mode anonymisé. Devait être légalement opérationnel au 1er Juillet 2007, mais des difficultés techniques informatiques (lors des test dans 6 régions), culturelles (avec les médecins expérimentateurs), législatives (avec la CNIL*), organisationnelle (budget initial insuffisant, équipe sous-dotée, projet usine-à-gaz) et juridiques (dans les marchés publics) ont entraîné sa complète refonte dans le cadre d'une nouvelle agence ASIP-Santé* et retardé le projet d'au moins 3 ans (1ers DMP opérationnels prévus fin 2010). www.esante.gouv.fr. Dossier complet à www.pharmaclient.net/dossier14-DMP. Assurance Maladie [Mai 2010]
DOHA   Conférence internationale du 9 au 13 Novembre 2001 au Qatar, dans le cadre des négociations Nord-Sud de l'OMC, qui a tenté de réguler les prix de ventes de médicaments aux PVD par les Laboratoires pharmaceutiques (paragraphe 6 de la Déclaration de DOHA), suite au procès-scandale d'Afrique du Sud concernant la protection des brevets. L'accord prévoit une interprétation plus souple du droit des brevets pour un problème sanitaire. Les négociations ont été tendues jusqu'à la conférence de Cancun (2003) : initiative de l'UE entérinée pour vendre des médicaments essentiels à un prix réduit de 75% par rapport à la moyenne Européenne des prix «sortie usine» (une démarche très nettement ré-orientée sur la position Américaine), pour 3 pathologies (Sida, Tuberculose, Malaria), avec l'obligation pour les pays importateurs de promulguer une licence obligatoire pour chaque produit concerné et avec un logo spécifique pour prévenir les ré-importations illicites (inefficace). Le mouvement est enclenché et, en 2004, le Canada vote une loi facilitant l'accès des génériques* aux pays pauvres (les laboratoires princeps* devront communiquer les procédés de fabrication de leurs médicaments (contre le Sida notamment) à des fabricants de génériques* pour qu'ils les exportent dans les PVD (une initiative intéressante, pour autant que les ré-exportations illégales soient strictement contrôlées, ce qui est loin d'être le cas). En Juillet 2006, le cycle de Doha est officiellement considéré comme un échec (notamment, hors du champ médicament), mais officieusement des discussions perdurent et en Mars 2010, Pascal Lamy se prononce pour une relance via une voie multilatérale. www.wto.org. État [Mars 2010]
Date de Péremption [=Expiry Date] Expiry Date [=Date de Péremption] Date à partir de laquelle un produit (médicament…) ne doit plus être utilisé pour des raisons de sécurité ou d'efficacité ; mais cela ne signifie pas que le produit devient inactif ensuite ; en réalité, cette date reflète davantage les tests de stabilité menés par les fabricants : ainsi, si le produit a fait l'objet d'études de dégradation accélérée, la date peut être limitée à 2 ans, mais s'il s'agit d'études en temps réel, la durée garantie peut être de 5 ans. Au-delà, on ignore à quelle vitesse le produit risque de se dégrader ; se rappeler qu'il n'y a aucune règle de durée (la date de péremption dépend du produit). Médicament [Juillet 2010]
DCI (Dénomination Commune Internationale) [=INN (International Non-proprietary Name)] INN (International Non-proprietary Name) [=DCI (Dénomination Commune Internationale)] Nom reconnu internationalement pour identifier une substance chimique ou biologique médicamenteuse (encore appelé nom de la molécule ou nom générique*). Se distingue du nom de Spécialité* (encore appelé nom commercial ou nom de marque). Les DCI sont attribuées (sur proposition) par l'OMS* (Organisation Mondiale de la Santé) et sont universellement utilisées. La prescription en DCI a été légalisée dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2002 (pour favoriser l'essor des génériques*), mais reste peu utilisée (environ 11% des prescriptions en 2006, un pourcentage stable en 2009). Médicament [Janvier 2010]
DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales)   Structure publique départementale, en charge de la coordination des actions de santé publique des collectivités territoriales, des organismes publics et des caisses de sécurité sociale (dans le cadre de leur action sanitaire et sociale). Regroupées, au sein d'une région, dans une des 22 DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales). Missions : enfance, aide sociale, personnes âgées en difficulté, fléaux sociaux (alcool, toxicomanie). Au nombre de 96 depuis leur création en 1964. Gère, entre autres, la PMI et le PAPE (anciennement PSD). Dans le cadre de la Loi HPST*, les DDASS ont été supprimées le 1er Avril 2010, sauf en Île-de-France, et leurs activités, pour ce qui concerne la santé, transférées aux ARS*. État [Juillet 2010]
DG III   Direction du Conseil de l'Europe (créé en 1949, 47 pays membres, la Cour Européenne des Droits de l'Homme en fait partie) en charge de la Cohésion Sociale (en français, Direction générale de la Cohésion Sociale, sachant que la DG I est en charge des Affaires Juridiques et DG II des Droits de l'Homme). www.coe.int. État [Juin 2010]
DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)   Direction en charge du contrôle des conditions de libre concurrence, des délits concernant la consommation et les prix. Dépend du Ministère des Finances (ou du Budget, selon les gouvernements). Membre éminent du CEPS*. www.minefi.gouv.fr/DGCCRF. État [Juin 2010]
DGOS (Direction Générale de l'Offre de Soins)   Direction en charge de la supervision des Hôpitaux et de l'approbation de leurs investissements (via les ARH*, puis des ARS*). Dépend du Ministère de la Santé. Anciennement, DH, Direction des Hôpitaux (entre 1970 et 2000). Depuis Juillet 2000, nommée DHOS (Direction des Hôpitaux et de l'Organisation des Soins). Renommée DGOS en Mars 2010, dans le cadre de la Loi HPST, avec une lettre de mission différente. Hôpital [Mars 2010]
DGS (Direction Générale de la Santé)   Direction en charge de la politique et des programmes de santé publique par l'observation de la santé de la population, la surveillance des maladies transmissibles et des problèmes de santé liés à l'environnement. Dépend du Ministère de la Santé. Membre du CEPS*. www.sante.gouv.fr ou www.sante-sports.gouv.fr. État [Juillet 2001]
DGCIS (Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services)   Direction en charge de la politique industrielle française, avec un directeur nommé pour l'Industrie du Médicament*, du Matériel Médical (…). En 2005, le nom a changé pour DGSI (Direction Générale de l'Industrie, des Technologies de l'Information et des Postes), et le domaine du vivant est une sous-direction du SIMAP, un service de la DGITIP). En 2007, le nom a changé pour DGCIS. Dépend du Ministère de l'Industrie. Membre du CEPS*. www.industrie.gouv.fr. État [Juillet 2010]
DIE (Direction de l'Inspection et des Établissements)   Direction en charge du contrôle de la qualité et de la sécurité (pour les hôpitaux, en relation avec l'ANAES*, un département de l'HAS*, dans le cadre de l'Accréditation*). Dépend de l'AFSSAPS*. Est divisée en 5 services, veille sanitaire, inspection des produits pharmaceutiques et biologiques, inspection en contrôle du marché, Établissements, inspection des essais, de la pharmacovigilance et de la sécurité. www.afssaps.fr. État [Juillet 2010]
DIM (Département d'Information Médicale)   Sous-ensemble (département ou service) du système d'information global, mis en œuvre au sein d'un établissement hospitalier. En charge du traitement de l'information médicale. Double objectif : aider à l'amélioration de la qualité des soins et effectuer des analyses médico-économiques. Notamment, recueil et transmission des informations confidentielles nécessaires aux analyses d'activité des établissements (PMSI*), chantier du DP (Dossier Patient informatisé). Dirigé par un médecin, avec le même acronyme (DIM, Direction à l'Information Médicale). www.departement-information-medicale.com. Informatisation [Juillet 2010]
DMOS (Diverses Mesures d'Ordre Social)   Lois " fourre-tout ", permettant aux gouvernements de légiférer sur des textes n'ayant pas de liens ou de cohérence. Par exemple, pour la pharmacie, la loi anti-cadeaux aux professionnels de Santé fait partie d'une DMOS (1993), modifiée en 2002, puis précisée en 2005 par la Charte de la Visite Médicale*. Moins utilisé aujourd'hui en raison de quelques censures par le Conseil Constitutionnel. État [Janvier 2005]
DTC (Publicité Grand Public) [=Direct To Consumer]   Publicité du médicament* dirigée directement vers le Grand Public (et non vers les Professionnels de Santé) via la Télévision, la Presse, la Radio, Internet, les Dépliants en libre service (officines…). Autorisée pour l'automédication* ayant reçu un visa PP. Interdite, en France, pour les médicaments* prescrits remboursés*, au contraire des USA, d'où vient l'appellation (un seul autre pays dans le monde a une législation similaire : la Nouvelle Zélande). Des demandes de l'EFPIA* en Europe pour l'autorisation de programmes de formations au Grand-Public ont été in extremis rejetées par le Parlement Européen en 2008, suite au lobbying des Associations de Patients*. Aux USA, après un pic de dépenses publicitaires en 2005, la DTC tend à refluer. www.phrma.org/direct_to_consumer_advertising. Médicament [Juillet 2010]
E-Docteur (Portail Santé Grand Public) [=E-Doctor]   Portail d'informations médicales grand-public avec le plus souvent des conseils médicaux en ligne (payants) et des dossiers (gratuits). Aux USA, initié par www.drkoop.com (disparu puis ressuscité, mais forte célébrité pour son fondateur, l'ex-patron de la santé publique Américaine C. Everett Koop), www.webmd.com ; en France, www.doctissimo.com, www.planetmedica.fr (fermé), www.medisite.fr (fermé), www.cvotresante.com (fermé). Les sommes engagées au lancement par les investisseurs financiers sont vertigineuses : PlanetMedica (21 Millions €), Medisite (19 Millions €), Cvotresante (13 Millions €), Eurimed (9 Millions €), Tamaloo (3 Millions €). Doctissimo est le leader de ce marché, mais n'a atteint un début de profitabilité qu'en 2004. Aujourd'hui ne sont réellement significatifs que Doctissimo (racheté par le groupe Lagardère, essentiellement pour ses forums), E-Santé (www.e-sante.fr), et dans le créneau Ados www.tasante.com, et un nouveau modèle est apparu (le conseil médical professionnel personnalisé en ligne) avec www.docteurclic.com. Soins de ville [Janvier 2010]
EBM (Médecine par la Preuve) [=Evidence-Based Medecine]   Médecine scientifique, centrée sur l'évaluation objective et sur l'expérimentation (encore appelée médecine factuelle). Ces preuves sont constituées d'études cliniques* systématiques, telles que des essais contrôlés randomisés* en double aveugle*, des méta-analyses, éventuellement des études transversales ou de suivi bien construites. La HAS* se veut en France le représentant officiel de l'EBM. Un site et un journal lui sont consacrés en Français: www.ebm-journal.presse.fr. Essai clinique [Juillet 2010]
EDISANTÉ (Échange de Données Informatiques en Santé)   Groupement associatif des acteurs de la santé, de l'Assurance-Maladie* et du médico-social, pour leur rencontre avec l'industrie informatique et les télécoms. Vise l'édition de normes adaptées, notamment dans les formats XML et Edifact, en vue de la continuité des soins et d'une gestion plus efficace du système de santé. Très impliqué dans le Dossier Médical Personnel (DMP*). www.edisante.asso.fr. Informatisation [Mai 2010]
Effet Indésirable [=Adverse Effect] Adverse Effect [=Effet Indésirable] Toute réaction nocive-néfaste (gêne, allergie, complications graves, voire même décès) ou inattendue survenant chez des malades soumis à un traitement par un ou plusieurs médicaments. Est l'objet d'une déclaration obligatoire par les médecins prescripteurs ou les officinaux à la tutelle administrative (Commission de Pharmacovigilance*), et/ou au laboratoire-fabricant concerné. En cas de réaction sévère, peut nécessiter une hospitalisation pour une maladie alors dite iatrogène. A savoir : il est très difficile d'être certain à 100% qu'un effet indésirable est lié à un médicament particulier. Médicament [Juillet 2010]
Effet Pharmacologique [=Pharmacological Effect]   Effet traduisant l'activité d'un médicament sur l'organisme, plus précisément sur sa cible (organe, récepteurs*, etc.). Médicament [Juillet 2010]
Effet Secondaire [=Side Effect] Side Effect [=Effet Secondaire] Effet d'un traitement, différent de celui qui est recherché. Certains effets secondaires ont pu conduire à des indications nouvelles : l'exemple le plus célèbre est celui d'un anti-hypertenseur qui a conduit à un nouveau médicament* pour atténuer la chute des cheveux (alopécie). Quand l'effet secondaire est néfaste au patient, le terme d'effet indésirable* est utilisé. Médicament [Juillet 2010]
EFPIA (Fédération Européenne des Associations des Industries Pharmaceutique) [=European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations]   Syndicat Européen regroupant les syndicats nationaux de l'Industrie Pharmaceutique (31, en 2010). Le SNIP* (devenu le LEEM* en 2002) en fait partie, comme les syndicats des autres pays Européens (y compris la Suisse). Sa mission est de promouvoir la recherche et le développement pharmaceutique en Europe ainsi que la création d'un environnement favorable, au plan économique, réglementaire et politique, par une activité de lobbying auprès des acteurs et décideurs. Publie chaque année un leaflet électronique de données intitulé The Pharmaceutical Industry in Figures. www.efpia.org. Syndicat [Août 2010]
EGA (Association Européenne des Génériques) [=European Generic Medecines Association]   Syndicat Européen regroupant les syndicats nationaux de l'Industrie des Génériques*. Le GEMME* en fait partie. Sa mission est de promouvoir les génériques* (y compris biosimilaires ou bio-génériques) en Europe ainsi que la création d'un environnement favorable, au plan économique, réglementaire et politique, par une activité de lobbying auprès des acteurs et décideurs. www.egagenerics.com. Syndicat [Juillet 2010]
EMEA-EMA (Agence Européenne d'Évaluation du Médicament) [=European Medicine Evaluation Agency, European Medicines Agency]   Organisme Européen, à Londres depuis sa création en 1995, chargé d'organiser l'évaluation et d'harmoniser les exigences techniques et de surveiller les médicaments humains et vétérinaires au sein de l'Union Européenne (équivalent Américain : FDA, Food and Drug Administration). L'agence a initié un changement de nom pour EMA en Juin 2004, mais le concept a du mal à être mémorisé (EMEA est encore utilisé en majorité, en dehors des cercles experts). Comprend 4 comités : CHMP (ex-CPMP), pour les médicaments à usage humain, CVMP (resp. vétérinaire), COMP (resp. orphelins), HMPC (resp. à base de plantes). Fonctionne selon 2 procédures principales, l'une dite centralisée (obligatoire pour les médicaments innovants et de biotechnologie), l'autre dite de reconnaissance mutuelle (pour les autres médicaments). La procédure de reconnaissance mutuelle rencontre des difficultés régulières de fonctionnement et un organisme de facilitation a été installé en Novembre 2005 : CMD (Co-ordination for Mutual Recognition), avec un secrétariat fourni par l'EMEA. Renommée EMA, European Medicines Agency. www.ema.europa.eu. État [Janvier 2010]
ENSP (École Nationale de la Santé Publique), EHESP (École des Hautes Études en Santé Publique)   École, recrutant par concours, pour la formation des gestionnaires de l'Hôpital (la plupart des directeurs d'Hôpitaux et certains directeurs d'ARH*, puis d'ARS* en sont issus). Création en 1960, à Rennes. Le 1er Janvier 2008, l'ENSP devient l'EHESP et étend ses champs de compétences à de nouvelles spécialités, diplômes (notamment un executive MBA) et collaborations internationales (ancien www.ensp.fr ; nouveau www.ehesp.fr). Hôpital [Avril 2010]
ENTR'ARC   Association sans but lucratif, regroupant les attachés de recherche clinique ou ARC* et composée de biologistes, pharmaciens, ou médecins, en charge de la mise en place et du suivi d'un essai clinique*. Employé de l'Industrie Pharmaceutique ou de prestataires spécialisés (CRO*). www.entrarc.asso.org (fermé), transformé en www.entrarc.asso.fr (fermé aussi). Fondée en 2001, l'association est en sommeil. Association [Janvier 2010]
Epidémiologie [=Epidemiology]   Science visant à mesurer la répartition des maladies dans les populations, de déterminer leur fréquence et leur gravité, de rechercher des relations éventuelles entre les maladies et certaines caractéristiques des individus, et de mesurer l'effet de certains facteurs sur la santé des individus. Notamment dans les domaines ayant une influence sur la mortalité et la morbidité. Apport fondamental à l'économie de la santé et à la pharmaco-économie* : permet de cerner quantitativement un problème de santé dans une population. En France, c'est une des missions essentielles de l' Institut de Veille Sanitaire (INVS*). Suite aux risques épidémiques dus au SRAS (grippe aviaire), un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a été créé par le parlement Européen, basé à Stockholm en 2005 (fortifié en 2009, suite à la grippe A-H1N1). Deux mots clés sont liés à l'épidémiologie : l'incidence* est le nombre de nouveaux cas d'une pathologie observés pendant une période (souvent 1 an) et pour une population déterminée ; la prévalence* s'appuie sur le nombre total de cas présents, c'est-à-dire ceux déjà présents, plus ceux incidents (la prévalence est forcément supérieure ou égale à l'incidence). Pharmaco-Économie [Juillet 2009]
Essais Cliniques [=Clinical Trials] Clinical Trials [=Essais Cliniques] Études effectuées sur l'homme, en vue d'évaluer la tolérance et l'efficacité d'un nouveau médicament administré, soit seul, soit en comparaison du médicament de référence ou du placebo*, avant la demande d'AMM* (phase 3) ou après la commercialisation (phase 4). Déclinés en 4 phases. Phase 1 : essais conduits sur l'homme sain pour évaluer la tolérance en fonction de la dose. Phase 2 : essais menés sur des patients souffrant d'une certaine maladie pour évaluer l'efficacité du produit actif et déterminer le dosage* optimal. Phase 3 : essais conduits sur des groupes de patients beaucoup plus importants pour étudier plus précisément le rapport sécurité-efficacité, en absolu et en relatif à un traitement de référence. Phase 4 : essais menés sur des indications reconnues et dans des conditions normales pour mieux repérer les effets secondaires, les interactions médicamenteuses, et l'influence de certains facteurs comme l'âge ou le sexe (liée alors à la pharmacovigilance*) et encore évaluer la pharmaco-économie* en vraie grandeur. Doivent satisfaire les contingences de la Loi Huriet* (relayées et actualisées par la réglementation Européenne en 2005) et les BPC*. En France, depuis Septembre 2009, l'AFSSAPS* met en ligne le "Répertoire public des essais cliniques des médicaments" à icrepec.afssaps.fr. Essai clinique [Mars 2010]
Établissement Français des Greffes   Organisme public créé en Août 1994 (Simone Veil). Chargé de gérer la liste nationale des patients en attente de greffe ; répartit les greffons selon les règles officielles, effectue un suivi des personnes greffées et des résultats cliniques, accrédite les services hospitaliers candidats aux greffes et mène des actions de promotion auprès du grand public. www.egf.sante.fr (inactif). Le 10 Mai 2005, l'Établissement Français des Greffes est devenu l'Agence de la Biomédecine* (avec de nouvelles compétences telles que procréation médicale assistée, embryologie et la génétique humaines). État [Février 2010]
FEFIS (Fédération Française des Industries de Santé)   Syndicat patronal confédéral, créé en 1995, membre du MEDEF. Regroupe la quasi totalité des syndicats professionnels, concernés par les industries de santé. Membres : le SNIP* (devenu le LEEM* en 2002), la chambre syndicale nationale des dépositaires de produits pharmaceutiques (CSRP*), le groupement accessoires, pansements, petit appareillage à usage médical (APPAMED), le groupement des petites et moyennes entreprises de production et de services pour la pharmacie et la santé (FACOPHAR SANTÉ), le syndicat des fabricants et fournisseurs d'optique et de contact (SYFFOC), le syndicat de l'industrie chimique organique de synthèse et de la biochimie (SICOS), le syndicat de l'industrie du médicament vétérinaire (SIMV), le Comité de Coordination des Activités dentaires et le SNITEM*. C.A. total France (2004) : € 50 Milliards, 200 000 salariés, 6ème secteur du MEDEF en terme de valeur ajoutée ; 2009 : € 65 Milliards. A publié en 2009 un livre blanc des industries de santé et une cartographie de ses implantations en France. www.fefis.com et www.appamed.org. Syndicat [Mai 2010]
FEIMA (Fédérations des Éditeurs de Logiciels Médicaux)   Syndicat professionnel, regroupant les intérêts des Éditeurs de Logiciels Médicaux (notamment gestion de Cabinet et FSE*) et l'édition de normes adaptées en collaboration avec Sésam-Vitale* et HPRIM*. www.upml.fr/feima (l'association de médecins Fulmedico en a été un contrepoids : www.fulmedico.org, jusqu'à sa mise en sommeil fin 2009, en partie relayée par l'Observatoire des technologies et des systèmes d'information de santé I-MED, www.i-med.fr, une initiative plus individuelle par Jean-Jacques Fraslin). Syndicat [Janvier 2010]
FHP (Fédération de l'Hospitalisation Privée)   Syndicat professionnel, regroupant les intérêts des cliniques privées, issu de la fusion des 2 Syndicats concurrents de Cliniques Privées UHP et FIEHP (2001), soit 1300 Établissements avec environ 144 000 Salariés et 30 000 Médecins. En 2009, regroupe (suite à consolidation du secteur) 1100 Établissements avec environ 140 000 Salariés et 40 000 Médecins ; assume un double rôle : en aval, elle informe, conseille et assiste ses adhérents en matière économique, juridique et sociale ; en amont, elle représente les cliniques et hôpitaux privés auprès des tutelles, du ministère et des syndicats de salariés de la branche ; développe aussi des actions pour mieux faire connaître auprès du grand public la qualité de la prise en charge des établissements privés et leur rôle essentiel au sein du système de santé français. /www.fhp.fr. Hôpital [Mai 2010]
FIIM (Fédération Internationale des Industries du Médicament) [=IFPMA] IFPMA (International Federation of Pharmaceutical Manufacturer & Associations) [=FIIM] Syndicat International regroupant les syndicats nationaux ou confédéraux de l'Industrie Pharmaceutique, au niveau mondial (46 membres en 2009, sans compter l'adhésion directe des 25 plus grandes entreprises Pharma). L'EFPIA* (UE) en fait partie, comme le PhRMA (USA). Publie online un portail des essais cliniques* en cours ou réalisés (www.ifpma.org/ClinicalTrials). Site officiel : www.ifpma.org. Syndicat [Juillet 2010]
Filières de Soins (Réseaux de Soins) [=Gate Keeper Network] Gate Keeper Network [=Filières de Soins] Système logistique et organisationnel visant à optimiser le traitement de la pathologie d'un patient (disease management) par plusieurs praticiens (collaboration, sur la base du volontariat, de professionnels de santé issus de disciplines différentes tels que Centre Hospitalier, médecins généralistes, médecins spécialistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, mais aussi psychologues et travailleurs sociaux) et géré par un médecin généraliste. Le patient s'engage à s'adresser en priorité à ce généraliste, à qui il est lié par un "contrat de santé". En échange, il est dispensé de l'avance de frais et même pourrait être exonéré du ticket modérateur (option abandonnée). Le médecin référent (système initié en 1999) s'engage à tenir à jour un dossier médical, à participer aux actions de prévention et aux campagnes de vaccinations, à assurer une permanence et une continuité des soins. Concept inspiré par l'expérience du gate-keeper du NHS* Britannique. Depuis la Loi du 13 Août 2004*, le système du Médecin Référent est abandonné au profit du système du Médecin Traitant*, similaire dans l'esprit, mais avec des contraintes financières pour les patients (remboursement* moindre si refusé). Depuis la Loi HPST* de 2009, les réseaux de soins sont institutionnalisés via les ARS*. Soins de ville [Juillet 2010]
FMC (Formation Médicale Continue) [=Post Graduate Education]   Formation théorique et clinique post-universitaire. Depuis 1996, obligatoire pour les professionnels de Santé (dont un socle minimum réglementé). Nécessité pour les praticiens de terrain qui ont besoin de se tenir au courant des avancées de la recherche. Le Conseil National de la Formation Médicale Continue coordonne et finance les projets de formation. Financée par l'Industrie Pharmaceutique à plus de 80%, par l'action des visiteurs médicaux, l'édition de certains documents et l'organisation de réunions scientifiques. En 2006, la Loi a promulgué la FMC obligatoire (et l'évaluation des pratiques médicales EPP) sur un mode contraignant (points qualifiants à obtenir sur 5 ans, organismes de formation agréés) sous la houlette d'un organisme indépendant, les Conseils Nationaux de la FMC www.cnfmc.fr. En 2008, le Ministère de la Santé a totalement revu le concept et son organisation qui doivent être matérialisés en 2010 dans les décrets d'application de la Loi HPST*. Soins de ville [Juillet 2010]
Fongibilité des enveloppes   Terme désignant une solution au problème de l'indépendance des enveloppes financières de l'Assurance Maladie* qui entraîne des transferts (par exemple entre l'hôpital et la ville). La fongibilité des enveloppes est à la fois une solution artificielle (les dépenses persistent) et une solution économique à certaines dérives, comme les transferts artificiels (gestion globale : hôpitaux publics et cliniques commerciales financés par un budget unique), mais elle n'a jamais été appliquée (au contraire, la création de la rétrocession* a augmenté les transferts de l'hôpital vers la ville, la convergence des tarifs publics-privés reste un postulat). Assurance Maladie [Mai 2010]
Forfait 1 Euro   Dépense restant à la charge de l'assuré pour toute consultation, même s'il dispose d'une complémentaire (UNOCAM* ou UNOC). Exonérations : CMU* complémentaire ou aide médicale de l'État (AME), enfants de moins de 18 ans, femmes enceintes. Le montant total de la participation forfaitaire est plafonné à 50€ par année civile (du 1er Janvier au 31 Décembre) et par personne. Institué par la Loi du 13 Août 2004*. Assurance Maladie [Décembre 2009]
Formulaire [=Formulary]   Liste de médicaments agréés, selon des critères thérapeutiques ou économiques, et donc seul admis au remboursement par un PBM* donné ou un autre organisme d'assurance (aux USA, Canada). Il n'existe pas de système strictement comparable en France, cependant la décision de compléter le remboursement des médicaments à vignettes orange (15% par la Sécu) par certaines mutuelles* et pas par d'autres s'apparente à cette démarche (de même, la prise en charge de certains produits d'automédication par certains assureurs complémentaires privés et pas par d'autres revient au même principe). Médicament [Juillet 2010]
France Biotech   Association professionnelle, visant à relancer et développer les biotechnologies en France (qui sont en retard par rapport aux pays comparables selon tous les critères de comparaison : nombre de Sociétés, personnel, chiffre d'affaires, capitalisation boursière, âge, etc.). Les pouvoirs publics ont engagé à partir de 2004, dans le cadre des Pôles de Compétitivité et via le fonds d'investissement FSI, une action en faveur des Biotechs en France. Regroupe les 2 tiers des quelques 150 Biotechs établies en France. www.france-biotech.org. Syndicat [Juin 2010]
FSE (Feuille de Soins Electronique) [=Electronic Scrip]   Facturation électronique que le Professionnel de Santé transmet à la Caisse concernée via l'Intranet RSS* (Atos, depuis 2004), après s'être identifié avec sa carte CPS*, et après avoir inséré la carte Vitale* du patient. Doit, à terme, contenir les détails de l'ordonnance et concerner les assurances et mutuelles complémentaires*. En Février 2005, le cap des 200 000 professionnels de Santé utilisant quotidiennement les FSE a été franchi (70% des médecins, 95% des pharmaciens). Avant son déploiement en 1997 environ 900 Millions de feuilles de soins papier circulent chaque année en France (en 2009, les caisses d'assurance-maladie reçoivent encore 150 Millions de feuilles de soins papier, dont 110 émises par les médecins). En 2010, le nombre de FSE envoyées est de 85 à 95 Millions par mois par 275 000 professionnels de santé via plus de 100 progiciels médicaux agréés (www.sesam-vitale.fr/programme). Dans 85% des cas, des feuilles de soins électroniques sont transmises grâce à la carte Vitale du patient (pas d'ordonnance papier). Le premier avantage de la télétransmission est de garantir à l'assuré un remboursement en moins de 7 jours. Il y a aussi pour la Sécu un bénéfice financier : le coût de traitement d'une feuille de soins électronique est de 0,27€ contre 1,74€ pour une feuille papier. A compter de 2011, les médecins récalcitrants à la télétransmission (taux inférieur à 75%) devront payer une taxe pénalité (0,5€ par feuille de soin papier, sauf exceptions). Assurance Maladie [Janvier 2011]
FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France)   Syndicat majoritaire historique de Pharmaciens d'Officine (loin devant l'UNPF*, USPO* et APLUS*), créé en 1878. Divisé par des querelles relatives aux relations avec l'État : une scission a entraîné la création de l'USPO* en 2001. A comptabilisé jusqu'à 15000 adhérents, mais réduit, en 2003, à 9400 (10000 déclarés en 2009). Fonctionne de façon fortement décentralisée avec 81 syndicats départementaux (en 2010). A été à l'origine de la création de la Convention Pharmaceutique, signée avec les CNAM en 2006 (puis ultérieurement actualisée). www.fspf.fr. Syndicat [Mars 2010]
Galénique (Forme) [=Galenic Form]   Formulation sous laquelle sont présentés les médicaments : comprimé, collyre, gélule, pommade, suppositoire, solution, patch, sirop, injection, lavement, pansement, lyocs, poudre soluble (etc.). Déterminée en fonction de l'absorption, des excipients, de la prise du médicament* (etc.) et afin de permettre une bonne conservation et une bonne observance*. La recherche en vue de découvrir des formes galéniques plus adaptées est très active : des micro-systèmes intégrés et autorégulés qui permettent de moduler, en temps réel, la libération d'un principe actif en fonction des paramètres biologiques tels que les implants, placés sous la peau et contenant une réserve de principe actif qui est libéré en continu dans l'organisme pendant de 1 à 5 ans, les liposomes, les hydrogels, les pompes sous-cutanées, les comprimés bio-adhésifs, etc. Médicament [Juillet 2010]
GEMME (Association GEnériques Même MEdicament)   Syndicat représentant les intérêts des 9 entreprises leader ayant une activité générique* en France : soit Arrow, Alter, Biogaran, Cristers, EG Labo, Ratiopharm (absorbé par Teva, mi 2010), Ranbaxy (ex-RPG Aventis), Sandoz (groupe Novartis), Teva, Winthrop (groupe Sanofi-Aventis), Zydus. Affilié à l'EGA*. Remplace l'AFG* depuis Juillet 2002. Rassemble 11 membres fin 2003 (et autant en 2010, mais avec des appartenances différentes suite aux fusions-acquisitions dans l'intervalle). S'est opposé aux TFR* dès leur instauration en 2003. www.medicamentsgeneriques.info (avec un historique, des chiffres-clés, des dossiers, etc.). Syndicat [Février 2010]
Gène [=Gene]   Succession de paires de bases au milieu d'une chaîne d'ADN* contenant l'information spécifique nécessaire à la fabrication (réplication) d'une protéine déterminant une fonction de l'organisme (40 000 gènes étaient considérés comme composant le génome humain avant le décryptage du génome en 2001, mais aujourd'hui le chiffrage est réduit à 21000 gènes, sachant que l'épissage alternatif permet de produire en moyenne 3 ARN différents par gène, soit environ 100 000 protéines différentes). La première synthèse complète d'un gène date de 1971. Le décryptage individuel du génome est aujourd'hui opérationnel (mais encore trop cher, plusieurs milliers de US$, et trop lent, plusieurs jours pour obtenir les résultats), par des sociétés privées aux USA. Génétique [Août 2010]
Générique (Médicament) [=Generic Drug]   Médicament identique par sa composition, sa forme et son dosage unitaire, et bio-équivalent à un médicament princeps* déjà sur le marché, mais dont la protection par brevet est échue (tombée dans le domaine public). Depuis la Loi du 13 Août 2004*, les brevets des médicaments* en France sont harmonisés avec la nouvelle directive Européenne (8+2+1, au lieu de 15 ans). Le générique est désigné par la DCI*, suivie de GE ou du nom du fabricant (unbranded generics) ou, de moins en moins, par un nom de spécialité* propre (branded generics). Doit être l'objet d'une AMM* spécifique (avec un dossier allégé, démontrant sa qualification «essentiellement similaire»). Un répertoire des groupes génériques est régulièrement publié par l'AFSSAPS*. Un générique est vendu moins cher que le médicament princeps*, d'où économie pour l'Assurance Maladie*. Peut être prescrit directement par le médecin (en DCI*, depuis 2002) ou substitué* par le pharmacien. Les génériques représentent, en ville, 3.1% du marché du médicament* remboursable* en France en 2001 (2.7% en 2000). C'est peu par rapport aux pays à prix libres (donc élevés) pour les médicaments brevetés, comme les USA, la Grande Bretagne, l'Allemagne et la Suisse (plus de 30%). Le marché a vraiment décollé en 2003 et représente 12% du total en volume en 2004, puis plus de 20% en 2009. Une convention a été signée entre l'UNCAM* et les syndicats de pharmaciens d'officine pour un taux de substitution minimum des génériques dans le répertoire de 82% en 2009 en volume (80% a été atteint). Après les génériques des molécules* chimiques sont venus les premiers bio-génériques ou bio-similaires (entre 2003 et 2006, 17 molécules issues des biotechnologies* perdent leurs brevets) ; depuis 2006, le premier bio-générique -de l'Hormone de croissance (HGH de Genentech-Roche)- a été lancé aux USA et en Europe par Sandoz (Novartis), sous le nom d'Omnitrop, mais des blocages transitoires ont dû être réglés, notamment sur les questions de bioéquivalence et de réglementation (en Europe, Sandoz a porté plainte auprès de la CJCE), et obtenu de gain de cause. Depuis 2007, une législation Européenne a été édictée par l'EMEA* pour les bio-génériques ou bio-similaires selon la procédure centralisée et plusieurs produits ont été commercialisés en France. www.generique.net. Médicament [Novembre 2009]
Génome [=Genome]   Ensemble du matériel génétique d'un être vivant. Constitué, chez l'Homme, des gènes se trouvant dans les 46 chromosomes, et dans les mitochondries (petites structures de la cellule, séparées du noyau, et impliquées dans le métabolisme énergétique). En 1990 a été lancé le programme Human Genome Project par une coalition internationale qui aboutit a une première cartographie en 2001, concurrencée par la société privée CELERA Genomics. Aujourd'hui, le brevetabilité du génome est un sujet de débats contradictoires. Génétique [Juillet 2010]
Génomique [=Genomics]   Science du génome. Porte principalement sur le séquençage* du patrimoine génétique (ADN*) et l'interprétation des séquences obtenues pour en déduire une fonction. Vise l'étude des fonctions des gènes et les conséquences de leurs défauts (maladies). Génétique [Juillet 2010]
GERS (Groupement pour l'Élaboration et la Réalisation de Statistiques)   GIE de la quasi-totalité des Laboratoires Pharmaceutiques (environ 200) pour l'échange et l'agrégation des ventes par UGA*. Conçoit, réalise et diffuse des études, des outils et des statistiques de ventes concernant la France et l'Export, à l'usage exclusif des directions des laboratoires adhérents : prévisions, tableaux de bord de suivi, mesures d'impact, répartitions d'objectifs, indicateur global de performance. Traitement informatique sous-traité à la CEGEDIM. Création : 1974. Issu du Club Inter Laboratoire (CIL) créé en 1964 et transformé en 1968 en Club Inter Pharmaceutique (CIP*) pour proposer une codification unique des spécialités pharmaceutiques (le code CIP), comme base du recueil des données et par la suite numéro d'ampliation de l'AMM*. Parallèlement, les principaux grossistes répartiteurs se regroupent au sein de DATAPHARM. www.gie-gers.fr. Marketing PharmaceutiqueAvril 2010][Avril 2010]
GHM (Groupe Homogène de Malades) [=DRG] DRG (Diagnosis Related Group, USA) [=GHM] Classification regroupant des diagnostics relevant du même appareil ou du même type de maladie, réputés homogènes quant aux ressources nécessaires à leur diagnostic et à leur traitement dans un établissement hospitalier de court séjour (non pas sur le plan clinique, mais sur celui de la consommation des ressources). Les GHM sont répartis en 27 catégories majeures de diagnostic (par organe). Codés à partir des résumés de sortie standardisés (RSS*) de chaque malade. Forme la base du PMSI* et des points ISA*, pour déterminer le budget idéal de chaque hôpital, et aux USA, sert à la tarification hospitalière. Depuis Janvier 2004, les hôpitaux publics Français commencent à être financés sur la base du T2A* (tarification à l'activité), fondée sur les coûts des GHM en Médecine, Chirurgie, Obstétrique. La T2A* a été étendue aux cliniques en Mars 2005. Informatisation [Novembre 2009]
Groupement de Pharmaciens [=Pharmacy Chains]   Association ou entreprise (selon statuts), rassemblant des pharmaciens d'officine (quelques dizaines à plusieurs milliers), pour réaliser des activités communes, comme achats groupés, enseigne commune, formation, conseils juridiques et financiers, marques de génériques*, marques d'automédication*, gestion informatique, package de prévention, etc. Peuvent évoluer vers des chaînes de pharmacie (en GIE, chaque pharmacien restant propriétaire légalement de son officine en France) ou vers la fabrication pharmaceutique (parapharmacie, OTC*, génériques*) comme Évolupharm. Exemples (nombre approximatif de Pharmacies adhérentes en 2003, entre parenthèses) : Evolupharm (2070), Giropharm (800), Giphar (1300, le premier fondé en 1968), PharmaRéférence (930, Nepenthès Copharmec (4020), Optipharm (2000), PlusPharmacie (450). Les chaînes sont légales et importantes sous la forme de Sociétés au Royaume Uni (Boots, Alliance Healthcare) ou coopérative en Allemagne (Stada, 10 000 pharmacies). En Février 2003, création formelle du CNGPO, Collectif National des Groupements de Pharmaciens, rassemblant 11 700 pharmacies (soit la moitié et 65% du C.A.) et présidé par Gilles Brault-Scaillet, puis Pascal Louis. Les membres sont Alphéga, Alrhéas, Apsara, Ceido, Cofisanté, EuroPharmacie, Evolupharma, Forum Santé, Giphar, Giropharm, Optipharm, Pharmactive, Pharmavie, Pharmodel, et RéseauSanté; pas d'absent significatif. www.collectif-groupements-pharmaciens.fr. Marketing Pharmaceutique [Mai 2010]
HAD (Hospitalisation à Domicile)   Système de Soins non hospitalier qui permet de transférer les malades de l'hôpital à leur domicile (ou en maison de retraite) où les traitements (ponctuels, continus, de réadaptation) sont réalisés par du personnel paramédical sous le contrôle de médecins. Nécessite une prescription* hospitalière ou d'un médecin de ville, pour des pathologies graves. Est pris en charge par les CNAM* dans des conditions très précises : chimiothérapie, pansements complexes, soins palliatifs, surveillance des aplasies, post-partum, nutrition parentérale, assistance cardio-respiratoire, douleurs terminales (…). Est structurée en sociétés privées (55%) ou en association sans but lucratif (40%), en 2006. Par exemple, Santé Service (statut 1901), créée en 1958, est une des 3 principales en Île de France avec 45% de son activité dédié aux cancers : www.santeservice.asso.fr. La Fédération Nationale de l'Hospitalisation à Domicile qui regroupe 80% des établissements installés, de statut public, privé non lucratif et privé lucratif ayant réalisé, en 2009, 92% des journées d'HAD (Fnehad : www.fnehad.fr) et la Fédération des Établissements Hospitaliers et d'Aide à la Personne, type PSPH, (FEHAP: www.fehap.fr) représentent le secteur de la HAD au niveau national. L'HAD explose de 2005 à 2009 : de 35 000 à 85 000 patients concernés. Soins de ville [Novembre 2009]
HAS (Haute Autorité de Santé)   Organisme public à caractère scientifique, créé dans le cadre de la Loi du 13 Août 2004* relative à l'Assurance Maladie*. Missions: (1) évaluer l'utilité médicale de l'ensemble des actes, prestations et produits de santé pris en charge par l'assurance maladie ; (2) mettre en œuvre la certification des établissements de santé ; (3) promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins auprès des professionnels de santé et du grand public ; (4) veiller à la qualité de l'information médicale diffusée (pour Internet, via son partenariat avec HON-Code*). Reprend ainsi les missions de l'Anaes*, celles de la Commission de la Transparence* et de la Commission d'évaluation des produits et prestations ou CEPP (devenue en 2009, la Commission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé ou CNEDiMTS) et s'en voit adjoindre de nouvelles (remboursement et déremboursement). L'État dispose d'un droit de veto. L'organisation de l'HAS est centrée autour d'un directoire appelé collège, composé de 8 membres dont un président, et de 7 commissions spécialisées. Ses membres sont respectivement désignés, à raison de deux chacun, par le Président de la République et par les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique et social, pour six ans, le mandat étant renouvelable une fois (renouvelé par moitié tous les 3 ans). Un réseau de 173 experts et professionnels de santé en région diffuse et promeut les travaux de l'HAS. En 2009, le Budget de fonctionnement annuel atteint € 60 Millions. www.has-sante.fr. État [Décembre 2009]
HCAAM (Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie)   Groupe de réflexion (58 membres) de l'État créé pour préparer la réforme structurelle de l'Assurance Maladie*, prévue Mi- 2004. Constitué de hauts fonctionnaires et d'experts. Sur le modèle du Conseil d'orientation des retraites (COR), le Conseil a procédé en 2 temps, nouvel état des lieux puis concertation avec les syndicats et les acteurs (dont les CNAMs* et des Associations de Patients*). Ses propositions ont servi de socle à la Loi du 13 Août 2004*. Après la Loi, le groupe a été perpétué pour traiter de sujets en rapport avec la mise en œuvre de la réforme (par exemple, le DMP*, la gestion des ALD*, les conditions d'exercice et de revenus des médecins libéraux, la T2A* et la convergence tarifaire des établissements de santé, etc.). Émet un rapport annuel essentiel. www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/hcaam/sommaire.htm. État [Février 2010]
HCCOSS (Haut Conseil de la Comptabilité des Organismes de Sécurité Sociale), HCICOSS (Haut Conseil Interministériel de la Comptabilité des Organismes de Sécurité Sociale)   Organisme initié par la LFSS (Loi de Financement de la Sécurité Sociale, concrétisant le PLFSS*) de 2003. Signe l'accentuation de la tendance à la création de structures de diagnostics et d'évaluations. Objectifs de l'HCCOSS : (1) réduire les délais de production des comptes afin de pouvoir faire face à l'élaboration des projets de loi de financement rectificatif de la Sécurité Sociale*, (2) harmoniser les méthodes des différents régimes en vue de définir une méthodologie commune pour renforcer la signification de ses résultats consolidés et des objectifs votés par le Parlement (ONDAM*), (3) améliorer collectivement les méthodes d'évaluation utilisées pour accroître la qualité des comptes. Relayé par le HCICOSS (Haut Conseil Interministériel de la Comptabilité des Organismes de Sécurité Sociale), créé en 2001. www.securite-sociale.fr/communications/rapports/hcicoss/hcicoss.htm. État [Septembre 2010]
HCSP (Haut Comité de Santé Publique)   Comité consultatif créé en Août 2004, qui reprend en les élargissant les missions du Conseil supérieur d'hygiène publique de France et celles du Haut Comité de la santé publique, siégeant respectivement depuis 1848 et 1991 ; instance d'expertise composée de dix personnalités qualifiées, des présidents des six commissions spécialisées et de huit membres de droit. Chargé d'une mission d'information pour le Ministre de la Santé et de la rédaction d'un rapport annuel destiné au Parlement et à la Conférence nationale de la santé. Observer l'état de santé de la population vivant en France, établir des indicateurs comparatifs, instruire des analyses globales et prospectives, définir les objectifs de santé publique et renforcer les actions de prévention en matière de santé. Publications (nombreuses) dans le domaine de la sécurité sanitaire, des maladies chroniques, de la prévention et de l'évaluation, stratégie et prospective : santé en milieu carcéral, dépistage des cancers féminins, conduites à risque chez les jeunes, alcoolisme, plan national maladies rares 2010, les inégalités sociales de santé (...). www.hcsp.fr. État [Juillet 2010]
HMO (Organisation de Soins Intégrés) [=Health Maintenance Organization]   Organisation en réseau, fournissant l'ensemble des soins ambulatoires et hospitaliers (intégrés) en contrepartie d'une prime annuelle payée par l'adhérent et son employeur aux USA (type Managed Care*). Les professionnels de santé (médecins, paramédical, établissements de soins) sont alors des prestataires de services, rémunérés forfaitairement, à la différence du paiement au service rendu ou à l'acte des assurances traditionnelles. Plusieurs types d'HMO, soit à but lucratif (ex : Aetna, Humana, alors de type assurantiel) et non lucratif (ex : Kaiser Permanente), soit selon le mode d'organisation des prescripteurs, en groupe de médecins salariés, employés et contrôlés par l'organisation (Staff model), en cabinet de groupe (Group model), en groupe de plusieurs cabinets (Network model), comme médecins associés, avec une rémunération sur la base de leurs actes (Independant practice associations ou IPA model). Depuis 1990, la plupart des HMO gérées par des organisations de soins coordonnés (managed care*) avec d'autres lignes d'activité (comme les PPO, les POS ou fonctionnant par indemnité) utilisent le modèle d'organisation en réseau, contractualisant avec des groupes de médecins, les IPA, les libéraux (à la différence du modèle staffé avec personnel médical en propre ou du modèle en groupe, hybride, comme chez Kaiser Permanente). Assurance Maladie [Août 2010]
HON (Health on the Net Foundation)   Association Suisse sans but lucratif. Regroupement de sites Internet adhérents à un code d'éthique de l'information en Santé sur Internet (créé en 1995). Plus de 3000 sites en 2001 (5000 en 2007, autant en 2010). D'autres organisations concurrentes sont apparues comme VIPPS (Canada), URAC (USA), Internet Healthcare Coalition (USA, devenu assurantiel). Mais en Europe, au moins, HON est devenu une norme de qualité et un label nécessaire quoique controversé (accréditation sur dossier en partenariat avec l'HAS, via le HON-Code) pour tout site Internet dédié aux questions de Santé pour le Grand-Public ou les professionnels. www.hon.ch, vipps.nabp.net, www.urac.org, www.ihealthcoalition.org. Informatisation [Mars 2010]
Honoraires [=Fees] Fees [=Honoraires] Mode de rétribution d'un professionnel de santé lorsqu'il exerce en libéral. Le tarif unitaire est négocié dans le cadre de la convention* médicale. S'oppose à la capitation* ou à la rémunération à la performance comme dans les CAPI*, institués par l'UNCAM* en 2009. Soins de ville [Juillet 2010]
HPRIM (Harmoniser et Promouvoir les Informatiques Médicales)   Association regroupant la majorité des Sociétés d'Informatique médicale de France et quelques-unes unes d'Europe. Édite les recommandations HPRIM, protocole de communication commun à tous les fournisseurs spécialisés (initialement norme de transmission des examens de biologie). Près de 200 membres en 2005 (175, en 2010), répartis en collèges, Laboratoires d'Analyse Médicales, Cabinet Médical, Clinique, Établissements de soins, Radiologie. Devenue HL7 France, puis Interop'Santé. www.hprim.org, www.hl7francehprim.org, www.interopsante.org. Informatisation [Janvier 2010]
HPST (Loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires)   Loi de programmation de la Sécurité Sociale*, une réforme majeure promulguée le 21 Juillet 2009 (dite aussi loi Bachelot). Les fondements sont (1) une organisation régionale de la santé, avec la création des ARS* qui regroupent 7 structures complémentaires, dont les Agences régionales de l'hospitalisation (ARH*), les DDASS*, les unions régionales des caisses d'assurance-maladie (URCAM*) et une partie de l'activité des caisses régionales d'assurance maladie (CRAM*), et qui doivent coordonner les hôpitaux, la médecine de ville (généralistes et spécialistes) et le secteur médico-social (maisons de retraite, ESAT...) avec une forte notion de réseaux, (2) une nouvelle gouvernance des hôpitaux (conseil de surveillance, directoire, contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens) avec un rôle clé pour le directeur d'hôpital et des synergies entre l'hôpital public et le secteur privé (cliniques...), (3) un rééquilibrage des inégalités des patients en matière d'accès aux soins (répartition des professionnels de santé sur le territoire, déserts médicaux, BPC*), (4) des nouvelles missions pour les professionnels de santé (notamment les pharmaciens d'officine dans un rôle limité de prescripteur). www.sante-sports.gouv.fr/la-loi-hopital-patients-sante-et-territoires.html. État [Septembre 2010]
Huriet (Loi)   Loi du 20 Décembre 1988 initiées par 2 Parlementaires, MM. Huriet et Sérusclat, relative à la protection des personnes participant à des essais et expérimentations, organisés et pratiqués sur l'être humain, en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales. Stipule le consentement éclairé* et la soumission préalable du projet par le laboratoire pharmaceutique au CCPRB*. Révisée suite à la directive Européenne sur les essais cliniques, adoptée par l'UE en Mai 2001 (et transposée en France en 2005): autorisation nécessaire préalable (et plus seulement déclaration à l'AFSSAPS* et au CPP* (anciennement CCPRB*) par soumission électronique (réponse sous 60 jours) et transmission de toutes les données de chaque essai à 2 bases de données Européennes liées à l'EMEA* (Eudract et Eudravigilance). www.leem.org/medicament/essais-cliniques-enjeu-etapes-et-reglementation-%28loi-huriet-loi-de-sante-publique-du-310.htm. Essai clinique [Janvier 2010]
ICC (Internet Charte Communication)   Recommandations édictées par l'AFSSAPS* (avec le soutien contractuel du SNIP*, devenu le LEEM* en 2002). Décrivent le contenu et la forme de la communication électronique et des sites Internet de l'Industrie Pharmaceutique envers les professionnels de santé ou le Grand Public. Contrôlées par la Commission de Publicité*. La 2ème version date de Mai 2002, mais plusieurs points sont en conflit avec la réglementation Européenne existante et en projet par la Commission. La 3ème version date de 2006 et corrige certaines ambiguïtés. Au niveau de l'Union Européenne, le Forum Pharmaceutique, créé en 2005, est le support des projets pour une information appropriée au Grand-Public (tous médias confondus), avec une série de guidelines formalisées à la suite de conférences annuelles : ec.europa.eu/pharmaforum. Version actuelle Française : www.ipfmc.org/doc/charte_com_internet.pdf. État [Juin 2010]
ICH (Conférence Internationale pour l'Harmonisation) [=International Conference on Harmonization]   Structure initiée en 1990 et visant l'harmonisation progressive des réglementations et des exigences techniques du dossier de demande d'AMM* entre l'Europe (EMEA, EMA*), les États-Unis (FDA*) et le Japon encore appelée la " Triade ". A pour objectif des AMM* plus rapides (qualité, sécurité, efficacité), voire mutuellement reconnues. Émanation de l'IFPMA* qui en assure le secrétariat. L'OMS* (WHO*) a qualité d'observateur au cours des réunions. Le processus d'harmonisation a été largement finalisé lors de la conférence ICH 5 à San Diego, en Novembre 2000, mais le processus continue en fonction de nouvelles exigences ou de nouveaux types de thérapies, via des réunions trimestrielles. www.ich.org. État [Janvier 2010]
IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales)   Service du Ministère de la Santé, en charge du contrôle des Établissements de Santé, créé en 1967. En 2008, l'IGAS compte 161 membres dont un tiers de femmes. L'IGAS est un corps qui recrute, pour la moitié environ de ses membres, à la sortie de l'ENA et intègre pour l'autre moitié des médecins, pharmaciens, directeurs d'hôpital, membres de l'inspection du travail, des organismes de sécurité sociale et cadres des ministères sociaux. L'IGAS mène chaque année près de 150 missions. Dans environ 30% des cas, elle intervient de façon conjointe avec d'autres inspections (Inspection générale des finances, Inspection générale de l'administration, des services judiciaires…). Ses modes d'interventions sont répartis en audits et contrôles (30%), enquêtes et évaluations (25%), missions d'appui et de conseil (40%) et en divers types de prestation (5%, par exemple, missions disciplinaires). www.igas.gouv.fr. État [Juillet 2010]
IHEA (International Health Economics Association)   Association Internationale, spécialisée dans le domaine de l'Économie de la Santé (Pharmaco-Économie*, Health Economics*). Le CES* y est affilié. Attribue une récompense annuelle (Kenneth J. Arrow Award) pour la meilleure publication de pharmaco-économie. Organise un congrès annuel (en 2011, en Juillet, à Toronto) et établit un annuaire mondial des pharmaco-économistes. www.healtheconomics.org. Pharmaco-Économie [Août 2010]
IMI (Innovative Medicines Initiative) [Initiative en matière de Médicaments Innovants]   Initiative Européenne dans le cadre de l'U.E. en matière de médicaments innovants sous forme d'un partenariat public-privé entre la Commission européenne et l'industrie pharmaceutique européenne représentée par l'EFPIA*. Lancée en 2004. Vise à améliorer la productivité et la position concurrentielle de la R&D* en Europe par des programmes de R&D amont co-financés par l'UE et l'industrie pharmaceutique (l'objectif d'IMI n'est pas de produire des traitements spécifiques mais d'identifier des " goulots d'étranglement " dans le processus de R&D, tels que la pharmacovigilance*, l'efficacité des médicaments, la gestion des connaissances, l'enseignement et la formation). Budget total : € 2 Milliards de 2008 à 2013 partagé par moitié entre la commission européenne et l'EFPIA. Le 2ème appel à projets a été lancé en Novembre 2009. www.imi-europe.org, http://imi.europa.eu/index_en.html" target="_blank" onMouseOver="this.title='(lien externe)'" onMouseOut="this.title=''">imi.europa.eu/index_en.html. État [Janvier 2010]
Importations Parallèles [=Parallel Imports] Parallel Imports [=Importations Parallèles] Flux de Ventes artificiel, profitant de l'écart de prix pour une spécialité* entre un pays à bas prix (souvent fixés par l'État comme en France, Italie, Grèce) et un pays à prix élevés (souvent libres comme en Allemagne, Grande Bretagne, Suède, Suisse). Ce commerce biaisé (depuis 1974), réalisé par des petites Sociétés qualifiées de pirates, commence à partir d'un écart de 20%. Les importateurs sont de simples intermédiaires distributeurs dont le rôle se limite à sur-étiqueter en langue du pays destinataire et à changer la notice (ce qui est honteusement peu par rapport à la marge récoltée). L'administration Européenne est ici gênée entre son objectif de libre circulation des produits à l'intérieur de l'Union et de libre concurrence et son objectif d'équité entre ses membres. Le chiffre d'affaires indûment réalisé n'est pas marginal, puisqu'à l'échelle de l'Europe, il s'élève à € 4-5 Milliards en 2004 (davantage en 2010), et à l'échelle d'un pays, à 17% du marché-valeur total en UK, 13% en Hollande, 12% en Suède, 5% en Allemagne (pour € 1 Milliard). En France sur le marché Français le phénomène est aujourd'hui marginal (par exemple de la Grèce vers la France). Une société spécialisée s'est récemment constituée, Pharma Lab (groupe Welcoop), qui se donne pour objectif de commercialiser une centaine de produits en France d'ici 2012 (aussi pour l'export). Médicament [Septembre 2010]
Incidence   En épidémiologie*, nombre de nouveaux cas d'une pathologie observés pendant une période (souvent 1 an) et pour une population déterminée. Détermine des coûts en pharmaco-économie*. Ne pas confondre prévalence* et incidence (l'incidence ne tient compte que des nouveaux cas par an, alors que la prévalence s'appuie sur le nombre total de cas présents, c'est-à-dire ceux déjà présents plus ceux incidents), la prévalence étant toujours supérieure à l'incidence. Est un critère de définition d'une maladie orpheline et d'un médicament orphelin*. Pharmaco-Économie [Juillet 2010]
Indication   Maladie et/ou symptôme pour lesquels un médicament a démontré son efficacité, avec un ratio bénéfice risque acceptable. Les indications officielles sont octroyées par l'EMEA* ou l'AFSSAPS* lors de l'AMM*. En principe, un médecin libéral ne peut prescrire un médicament en dehors des indications officielles (risque de non-remboursement*). En revanche, un médecin hospitalier recourt parfois à la prescription hors indication dans le cadre d'essais ou de pratiques compassionnelles. Pour une pathologie donnée, l'HAS* établit des guides de prescription fondés uniquement sur les indications officielles. Médicament [Juillet 2010]
InetSanté   Association (Initiative Net Santé) sans but lucratif, créée en 2001, regroupant des Décideurs de la Santé (Industrie, Prestataires, Tutelle, Hôpital) passionnés d'Internet. www.inetsante.com (site inactif, semble avoir disparu en 2003) Association [Novembre 2003]
Informatisation Hospitalière   L'Informatisation Hospitalière est un des chantiers majeurs de la modernisation du système de Santé (via le SIH). En France, elle s'est forgée autour de 2 thèmes : le budget global et le PMSI*. Aujourd'hui (et notamment après les plans Hôpital 2007 et 2012), de nombreux éditeurs de progiciels hospitaliers proposent des services qui couvrent la comptabilité analytique et budgétaire, la GRH/paie autonome ou extérieure, les diagnostics, la gestion du dossier patient (corrélé avec le DMP*) et du dossier de soin, la gestion des rendez-vous interfacée avec la médecine de ville, la gestion des stocks (de la demande à la distribution), la gestion électronique des archives (papier), sans oublier portails web et Intranet. Soit par offre globale intégrée, soit par offre modulaire spécialisée. Pour les grands comptes (CHU, Hôpitaux généraux), ou les établissements plus modestes (indépendants ou en chaîne). Acteurs : Thalès, General Electric, Agfa (www.agfa.com/france), Axya (www.axyasystemes.com), Cerner (www.cerner.com), McKesson (www.mckesson.fr), Siemens, Medasys (www.medasys.fr), EuropMedica (repris par GWI, puis Agfa), Symphonie On Line (www.symphonieonline.com, repris par Agfa), etc. Hôpital [Mai 2010]
INPES (Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé)   Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées. Créé par la loi du 4 Mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, il s'est constitué à partir de la transformation du Comité français d'éducation pour la santé (CFES*). Ses missions sont profondément élargies : expertise et conseil en matière de prévention et de promotion de la santé; développement de l'éducation pour la santé; mise en œuvre des programmes de prévention. Champ de compétences : par thèmes : conduites d'addiction, maladies infectieuses, maladies chroniques, équilibre de vie, risques de la vie courante, santé mentale par lieux : lieux de soins, milieu scolaire et périscolaire, milieu du travail, lieux d'accueil des publics précaires, collectivités territoriales, services régionaux d'éducation pour la santé. Budget 2003 : € 88,7 millions, effectifs 2003 : 117 personnes (2007 : € 100 Millions et 120 personnes, 2010 : € 115 Millions et 140 personnes). Affiches, dépliants, brochures, mais aussi coffrets d'éducation pour la santé, outils médecins, livres, matériel audio et video, l'INPES propose au grand public et aux professionnels de l'éducation et de la santé quelque 250 documents différents. Voir aussi CFES*. www.inpes.sante.fr. État [Février 2010]
INPH (Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers)   Groupement de Syndicats de Médecins d'Hôpitaux (encore appelés PH ou Praticiens hospitaliers), fondé en 1983. Regroupe, en 2007, une douzaine de syndicats ou de fédérations (avec le CPH, représente 80% des Praticiens Hospitaliers ou PH). Regroupe en 2010, 14 syndicats (mais sans le CPH, www.cphweb.info, ni la CMH, Coordination médicale hospitalière). www.inph.org. Syndicat [Juin 2010]
INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)   Établissement public à caractère scientifique et technologique, rattaché au Ministère de la Recherche et au Ministère de la Santé. Représente la recherche publique, dans la biologie, la biophysique, la biochimie, au niveau cellulaire et moléculaire, et dans des conditions normales et pathologiques, recherches cliniques sur les mécanismes de la physiologie et de la pathologie humaine, recherches en santé, notamment en santé publique, épidémiologie, médicament, nutrition. Créé en 1964. Comprend en 2006 environ 13 000 personnes dont 6 000 chercheurs, dans 335 unités de recherche (implantés dans les CHU* pour 85% d'entre elles). Budget : € 612 Millions en 2007 (dont plus de 80% en subventions annuelles de l'État) et € 742 Millions en 2010 (resp. 72%). L'ANRS* lui est affiliée. www.inserm.fr. État [Mai 2010]
Interaction Médicamenteuse [=Drug Interaction]   Modification de l'action d'un médicament en cas de prise concomitante d'un ou plusieurs autres médicaments (association médicamenteuse). Effet potentialisateur, inhibiteur ou nouveau, pouvant exceptionnellement entraîner la morbidité (le Ministère de la Santé a évalué mais sans citer ses sources à 8 000 le nombre de décès annuels du seul fait des interactions médicamenteuses). La iatrogénie (mauvais usage des médicaments) représenterait 10% des hospitalisations des personnes de plus de 65 ans en France. Des interactions non médicamenteuses sont aussi rapportées (par exemple avec l'alcool, et plus anecdotiquement avec le jus de pamplemousse). Médicament [Avril 2010]
InVS (Institut de Veille Sanitaire)   Établissement public, sous la tutelle du Ministre de la santé. Conseil d'administration composé de 23 membres (dont 11 représentants de l'État). 5 départements scientifiques exercent les missions de l'InVS dans leurs champs respectifs : maladies infectieuses, santé environnement, santé travail, maladies chroniques et traumatismes, et le département international et tropical. Chargé de la surveillance de l'état de Santé de la population, de la détection des risques sanitaires et de l'alerte consécutive (16 cellules inter-régionales d'épidémiologie). Actualise un bulletin hebdomadaire qui détermine la prévalence* et la carte d'une épidémie à déclaration obligatoire (par exemple, grippe saisonnière, grippe A). Créé en 1999. A succédé au Réseau National de Santé Publique (RNSP). www.invs.sante.fr. État [Février 2010]
IRDES (Institut de Recherche et de Documentation en Économie de Santé)   Association à but non lucratif, dépendant de la CNAM* (à 80%, subventions des 3 caisses principales CNAMTS*, RSI*, MSA*, et de la Mutualité Française*). Produit et analyse des données de santé à caractère économique (consommation de soins, production de soins, sous l'aspect médical, économique, géographique et sociologique) ; édite une newsletter électronique gratuite mensuelle. Publications : Questions d'économie de la santé, Échos de la santé, Éco-santé infos, Quoi de neuf, Doc ?. Séparé du CREDOC*, depuis 1985. Anciennement CREDES* jusqu'en Mai 2004. www.irdes.fr". Association [Mai 2010]
ISA (Indice Synthétique d'Activité)   Les points ISA permettent de calculer le coût relatif d'une pathologie pour chaque hôpital par rapport à une moyenne régionale ou nationale. Le coût du point ISA par établissement est calculé en divisant le budget de l'hôpital (uniquement pour les services de Médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique, ou MCO) par un indice d'activité. Autorise ainsi la comparaison du coût global des hôpitaux. La valeur du point ISA d'un établissement représente le prix unitaire de l'activité hospitalière, ou le coût effectif de l'offre de soins, selon la formule : (Valeur du point ISA de l'année x) = (dépenses MCO année x) / (activité MCO en point ISA année x), sachant que les dépenses MCO année x sont obtenues à partir du compte administratif retraité fourni par l'établissement, qui permet d'isoler les dépenses liées au court séjour et à l'activité externe des autres postes de dépense. Hôpital [Juillet 2010]
Juppé (plan)   Plan de réforme de la Sécurité Sociale française, pour la première fois restructurant depuis sa création en 1945. Lancé en Novembre 1995, il a fait l'objet d'une mobilisation contestataire syndicale de FO, notamment sur son volet unificateur des régimes, des médecins CSMF* sur le volet des sanctions collectives (…). Depuis les ordonnances du 24 Avril 1996, a connu un début d'application (informatisation des cabinets, Carte Vitale*, OQN*, ARH*, Accréditation*) et d'extrêmes lenteurs. A été repris dans ses fondements et actualisé dans ses actions (sauf les questions qui fâchent) par la Loi du 13 Août 2004* et la Loi de financement des retraites, puis étendu (toujours avec la même cohérence) par la Loi HPST* d'Août 2009, qui notamment institue les ARS* (prévues initialement en 1995, puis réduites aux seuls établissements hospitaliers avec les ARH*). État [Septembre 2010]
LEEM (Les Entreprises du Médicament)   Organisation professionnelle nationale, visant à représenter l'industrie pharmaceutique dans son ensemble. Se heurte à l'hétérogénéité des intérêts de ses membres, qui ont créé des syndicats spécifiques (GEMME*, LIR*, ALFIS*, AFIPA*…). Membre de l'EFPIA*. Objectifs : Assurer l'étude et la défense des intérêts économiques, industriels et commerciaux de ses membres, élaborer et faire respecter des codes de conduite volontaire conforme à l'éthique de la profession, faciliter les rapports entre ses membres, gérer les conventions collectives, et resserrer les liens avec les autres groupements des professions pharmaceutiques, médicales et paramédicales (plus de 250 entreprises adhérentes). Président, élu pour 2 à 4 ans (variable historiquement). www.leem.org. Anciennement, SNIP* : le changement de nom qui date de Novembre 2002, a visé à pallier au déficit d'image précédent et au retrait traditionnel. Un département d'action humanitaire, TULIPE*, www.tulipe.org. Équivalents dans les autres pays Européens : ABPI (Association of the British Pharmaceutical Industry, Royaume Uni), AGIM (Association Générale de l'Industrie du Médicament, Belgique), Farmindustria (Espagne), BPI (Allemagne, Bundesverband der Pharmazeutischen Industrie), etc. www.pharma.be, www.farmaindustria.es, www.bpi.de, et www.abpi.org.uk. Syndicat [Janvier 2007]
LIR (Association des Laboratoires Internationaux de Recherche)   Syndicat français regroupant les Laboratoires Pharmaceutiques Internationaux (d'origine non française et plutôt Européenne) à vocation de recherche innovante. Ses membres partagent les mêmes valeurs et les mêmes contingences vis-à-vis des autorités françaises (Abbott, AstraZeneca, Boehringer Ingelheim, BMS, GSK, Janssen Cilag, Lilly, Lundbeck, M.S.D, Merck-Serono, Novartis, Novo-Nordisk, Pfizer, Roche, Takeda) ; certains anciens membres ne font plus partie de l'organisation en 2010 : Bayer-Schering, P&G). Edite online un observatoire des dépenses de santé qui analyse l'évolution des dépenses de médicaments remboursables, la croissance des produits pharmaceutiques de ville, la consommation de médicaments, de la pénétration des génériques, de l'économie de la santé, et de la croissance et taxation du marché de l'industrie pharmaceutique. Affilié au SNIP* (devenu le LEEM* en 2002) www.lir.asso.fr. Syndicat [Août 2010]
Listes I et II   Classification internationale des substances toxiques, destinées à l'usage médical (adoptée par la France en 1988). Les médicaments sur liste sont à prescription* obligatoire, et à l'officine, ne doivent pas être directement accessibles au public (libre accès*). Pour les substances vénéneuses de la liste I, elles doivent même être détenues dans des armoires ou des locaux fermés à clef. Une 3ème liste concerne les stupéfiants. Les médicaments hors liste (dons produits avec AMM*) sont en vente libre en pharmacie, c'est-à-dire qu'ils peuvent être délivrés par le pharmacien sans présentation d'une ordonnance, mais peuvent, bien entendu, être prescrits par le médecin. Médicament [Juillet 2010]
Loi du 13 Août 2004 (Réforme Douste-Blazy)   Réforme de l'Assurance Maladie*, aussi appelée Plan Douste-Blazy, en 3 axes organisationnel, financier et de gouvernance. Principaux axes : (1) délégation de pouvoir donnée à une superstructure nouvelle, l' UNCAM*, qui chapeaute les 3 caisses principales, selon un paritarisme retrouvé (retour du Medef) ; (2) nouveau pouvoir (notamment via les médecins conseil des Caisses) de sanctions financières progressives pour les abus, gaspillages (des usagers et des employeurs, comme des professionnels), et non plus seulement l'arme inutilisable du dé-conventionnement ; (3) institution du dossier médical partagé (DMP*) électronique, en relais de la carte vitale 2*, qui vise à réunir les données médicales d'un patient (consultations, hospitalisations, prescriptions, examens) et sera obligatoire pour les personnes de plus de 16 ans) ; (4) concentration des outils de gestion sur les malades en ALD* (affections de longue durée) ; (5) passage obligé chez le Médecin Traitant* avant toute visite à un spécialiste (à défaut : remboursement partiel) ; (6) création d'une franchise (forfait 1 €*) non remboursable par consultation ; (7) aide fiscale de € 150 par personne à la couverture complémentaire par crédit d'impôt (2 millions de Français : revenus jusqu'à 15% au-dessus du plafond d'accès à la Couverture médicale universelle*); (8) création d'un Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses de l'assurance maladie (annuellement, avant Juin, dès un dérapage de 0.75%). La loi HPST* d'Août 2009 a pris le relais, sachant que le bilan de la Loi Douste-Blazy est globalement un échec (sur les économies attendues, sur le DMP* complètement reconfiguré en 2008, sur les ALD*). État [Décembre 2009]
MAD (Maintien à domicile) [=Home care] Home care [=MAD (Maintien à domicile)] Prise en charge ambulatoire du malade, au détriment du (long) séjour à l'hôpital. Concerne certaines pathologies chroniques (cancers, hépatites, Sida, maladie d'Alzheimer). S'accompagne d'une dispensation en ville de spécialités pharmaceutiques jusqu'alors de réserve hospitalière* et des visites en hôpital de jour (ou en court séjour). Est un enjeu économique majeur du futur, suite au vieillissement de la population (la création d'une 5ème branche de la Sécurité Sociale* pour les personnes âgées dépendantes est envisagée en 2007, mais toujours en discussion en 2010 sur son financement, même si la CNSA (Caisse Nationale Solidarité Autonomie) a été créée par une Loi du 30 Juin 2004 et qu'elle est opérationnelle le 1er Janvier 2006, car c'est à ce jour une caisse chargée de répartir de faibles moyens financiers et une agence d'appui technique. La différence avec HAD* est surtout administrative, en fonction des implantations régionales, mais aussi conceptuelle (le MAD dépend des structures de ville tandis que l'HAD*, au moins au départ, dépend des structures hospitalières). Acteurs privés : www.locapharm.fr, www.bastideleconfortmedical.com. Soins de ville [Juillet 2010]
Maîtrise Médicalisée   Concept concernant les dépenses de soins de ville. Vise à maîtriser la croissance des dépenses en fonction des besoins de la population et des bonnes pratiques cliniques, avec la référence des RMO* (et des sanctions individuelles) aujourd'hui abandonnées, ou avec les guidelines édictées par l'HAS*. S'oppose à la maîtrise comptable (avec une enveloppe annuelle et des sanctions collectives ou individuelles, en cas de dépassement). La maîtrise médicalisée suppose une croissance organique normale des dépenses de santé qui a été formulée à PIB+2 points (mais cela s'est révélé un artefact, avec la crise financière de 2008). Soins de ville [Juillet 2010]
Managed Care (Soins Intégrés)   Système de gestion de soins intégré, avec des règles de fonctionnement et de financement limitant la liberté d'action et d'initiative des prestataires de soins et des patients. Implanté aux USA, Canada. En France, pour la dimension organisationnelle, la Loi HPST qui prône la mis en réseau des professionnels sous la houlette des ARS va dans ce sens (pour la dimension financière, ce n'est pas le cas). Assurance Maladie [Juin 2010]
MEDEC (Pharmagora, Hôpital-Expo)   Salon annuel organisé depuis 1972 à l'intention des médecins de ville. Vise à assurer une part de la formation médicale continue (FMC*), en collaboration avec l'UNAFORMEC* et les laboratoires pharmaceutiques, par un grand nombre de conférences et ateliers (devenus payants depuis 2009). Récemment, s'est ajouté Informédica, consacré à l'informatisation des professionnels de santé (Sésam Vitale*, DMP* ou plus largement de l'Internet médical ou la télémédecine*). Ses équivalents pour les pharmaciens, Pharmagora, et pour les Hospitaliers, Hôpital-Expo, ont lieu dans le même période au Printemps, avec une même focalisation récente sur l'informatisation. Le Medec appartient aujourd'hui au groupe UBM Medica, Pharmagora, au groupe Wolters Kluwer, et Hôpital-Expo, à UBM Medica. www.lemedec.fr, www.wk-pharma.fr/accueil-pharmagora.html, www.hopitalexpo.com. Informatisation [Juin 2010]
Médecin-Produit   Fonction de l'Industrie Pharmaceutique, attribuée à des Médecins (souvent spécialistes) pour un Médicament ou une gamme thérapeutique (UT*), en support au Marketing (en binôme avec le Chef de Produit ou de Gamme) ou à la Visite Médicale* (comme assistance technique directe aux praticiens) ou à des Associations de Patients*. En plus du diplôme de médecine (générale ou spécialisée), une formation spécifique au domaine des études cliniques (rédaction de protocole, statistiques médicales ...), en communication ou en marketing sont utiles. Beaucoup de Médecin - Produit sont membres de l'association AMIPS*. Marketing Pharmaceutique [Juillet 2010]
Médecin Traitant   Dispositif institué par la Loi du 13 Août 2004* qui oblige les patients à aller chez le médecin "traitant" (qu'ils ont choisi) avant toute visite à un spécialiste (à défaut : remboursement partiel). Le médecin traitant peut être un M.G., un spécialiste et le choix peut être modifié à tout moment. En remplacement du Médecin Référent de conception semblable, mais au fonctionnement (pas d'obligation) et au financement (pas de subvention) différents. Le concept (dérivé du «gate keeper» Britannique) a rencontré un fort succès initial de la population (plus de 80% de Français affiliés en 2006). En Novembre 2008, 85% des assurés a choisi un médecin traitant (soit 43 Millions de personnes) et ce pourcentage monte à 96% pour les personnes atteintes d'une affection de longue durée (ALD*) et 99,5% des Français a choisi un médecin généraliste comme médecin traitant. Depuis Janvier 2006, les remboursements effectués par l'Assurance-Maladie* sont minorés pour les patients qui n'ont pas déclaré de médecin traitant ou qui consultent directement un médecin spécialiste sans passer par leur médecin traitant. Assurance Maladie [Août 2010]
Médecin-Maître-Toile (MMT)   Association sans but lucratif, créée en 2000 et regroupant des Médecins passionnés d'Informatique, webmestres de sites Internet médicaux. Leurs avis ont valeur d'experts et influencent leurs confrères. En 2006, l'association compte plus de 50 membres actifs dont les réalisations sur le web attirent plus de 3,3 Millions de visiteurs pour plus de 10 500 Millions de pages vues par mois. www.mmt-fr.org. Association [Juillet 2010]
Médicament [=Drug] Drug [=Médicament] Substances ou compositions, présentées comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines (ou animales), ou pouvant être administrées en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier les fonctions organiques (Art. L. 5111-1 du code de la santé publique). Produit encadré par une réglementation précise, à commencer par la vente au public qui est strictement circonscrite aux pharmacies de ville ou d'hôpital. Produit le plus souvent à prix contrôlé (en France). Plusieurs types : Médicament remboursé ou non, éthique (prescrit et remboursé), semi-éthique (prescrit et remboursable, mais pas toujours présenté au remboursement ou prescrit), OTC* (automédication*), princeps* ou générique*, orphelin* (maladies rares), de Réserve Hospitalière*, de Prescription Initiale Hospitalière, de Réserve aux Médecins Spécialistes, etc. Depuis quelques années, une catégorie de pseudo-médicament est apparue, le médicament contrefait (par exemple, faux Viagra), souvent acheté sur Internet, qui contient au mieux une substance neutre (placebo), au pire une substance toxique, ou la substance revendiquée à dose plus faible ou impure, ce qui a entraîné des accidents graves voire mortels en Europe (et constitue un fléau criminel dans les pays en développement). www.leem.org/medicament/contrefacon-de-medicaments-479.htm. Médicament [Juillet 2010]
Medicare-Medicaid   Programmes fédéraux de prise en charge spécifique de certains groupes sociaux aux USA, permettant d'éviter ainsi l'exclusion des mauvais risques (par les systèmes lucratifs ou non, aux USA, fondés sur l'assurance privée, collective ou individuelle). Medicare prend en charge les personnes âgées et les invalides. Medicaid prend en charge les indigents (en France, la CMU* procède de la même démarche). La réforme Obama de 2010 contribue à étendre les 2 régimes : en relevant le seuil d'éligibilité économique à Medicaid (les plus pauvres) et en imposant des économies à Medicare, tout en stimulant l'assurance volontaire des Américains non encore couverts (45 Millions), individuellement ou dans les PME, à compter de 2014, sauf à payer une pénalité-taxe ou à renoncer à un crédit d'impôt. www.medicare.gov, www.cms.gov/home/medicaid.asp. Assurance Maladie [Septembre 2010]
MEDPICT   Banque d'images, depuis la médecine antique jusqu'à l'imagerie médicale, de l'anatomie à la génétique, en passant par des biographies et des anecdotes. www.hon.ch, ou www.bmlweb.org. Médicament [Juillet 2010]
MERI (Médicament Ethique et Réalités Industrielles)   Association de réflexion (éthique, déontologie, relations industrielles) regroupant des Professionnels du monde de la Santé. Organise des réunions de débats et d'échanges, avec un invité expert du thème traité. Son président a été Charles Marciano, jusqu'en 2008. EN 2010, son Président est le Prof. Patrick Fallet. Pas de site Internet (renseignements, inscriptions : Secrétariat-MERI). Association [Juillet 2010]
ME-TOO (Moi aussi) [=Me-too Drug]   A longtemps désigné un médicament commercialisé dans le même segment thérapeutique porteur qu'une innovation majeure (blockbuster*) et qui ne s'en différencie que peu. Vise à prendre des parts de marché, à assurer le maintien d'une expertise. Terme péjoratif, à raison lorsqu'il s'agit d'une quasi-copie de l'innovation dont les brevets étaient mal bouclés, à tort lorsque des différences pharmacologiques existent. Par exemple, le soi-disant me-too anti-ulcéreux Azantac a supplanté l'innovation originale, grâce à de réelles facilités d'emploi. Depuis le début du millénaire, le concept de Me-too apparaît obsolète d'après un audit Américain de 72 classes de médicaments sur plus de 40 ans (rapporté par Robert Dahan) : les suiveurs ne sont que 3 par classe en moyenne ; le premier suiveur qui arrivait sur le marché 10 ans après, en 1970, n'est plus distancé que par 1,5 an en moyenne aujourd'hui (signe d'une base de connaissance commune pour la découverte, et donc pas de suivisme) ; le premier suiveur obtient dans 1 cas sur 3 une "priority review", malgré la difficulté -compréhensible- de reconnaître qu'un suiveur peut être meilleur pour des autorités de tutelle ; enfin, tous les médicaments d'une même classe -initiateur et suiveurs- ne sont pas semblables au plan pharmacologique et permettent de prendre en charge la diversité des patients, et au final, par mise en commun des informations cliniques indépendantes sur chaque produit, d'améliorer notre connaissance globale, levier par elle-même de nouvelles découvertes. Médicament [Février 2010]
MG-FRANCE   Syndicat de Médecins Généralistes, créé en 1986 et regroupant une centaine de syndicats départementaux. Revendique, en 2004, 8500 adhérents, tous M.G. Concurrent direct de l'UNOF, branche de la CSMF* pour les Généralistes. A développé des outils dynamiques pour ses membres (notamment en terme de FMC* et d'informatique). Profitant des difficultés de la réforme du Médecin traitant* qu'il a toujours dénoncé, MG France est redevenu aux dernières élections professionnelles 2006 le 1er syndicat de médecins généralistes français, avec 31,39% des voix, contre 25,82% pour la CSMF (UNOF). www.mgfrance.org et www.medsyn.fr. Syndicat [Octobre 2009]
MSA (Mutualité Sociale Agricole)   Organisme de la Sécurité Sociale (Assurance Maladie, mais aussi familles, retraites), en charge des métiers agricoles. En 2009, avec près de € 28 Milliards de prestations versées pour 6 Millions de bénéficiaires, la MSA est le deuxième régime de protection sociale en France ; elle comprend 18 000 salariés répartis entre 35 caisses et une Caisse centrale : www.msa.fr. Assurance Maladie [Juillet 2010]
Mutualité Française (Fédération Nationale de la Mutualité Française)   Fédération de Mutuelles, leader en France dans la couverture complémentaire. A représenté jusqu'à 3000 mutuelles (alors avec 16 Millions d'adhérents, 30 Millions d'ayants droit, et un budget de €12 Milliards). Fin 2001, la troisième mutuelle française, la FMF, s'est intégrée à la Mutualité pour totaliser 34 Millions d'ayants droit, soit près de 60% de la population totale. Fin 2009 : 38 Millions d'adhérents, 700 mutuelles (signe d'une profonde consolidation juridique : 2000 en 2006), 74 000 salariés, € 15,6 Milliards de remboursements. Gère en propre en 2010, 105 Établissements hospitaliers mutualistes, 61 officines, 441 cabinets dentaires, 290 centres d'audition, 670 centres d'optique et services pour la basse vision (etc.). Membre prépondérant de l'UNOCAM* (ou UNOC) et acteur incontournable de la Santé en France. www.fnmf.fr. Assurance Maladie [Décembre 2010]
Mutuelles [=Mutual Funds]   Groupements de l'économie sociale (aux côtés des associations et des coopératives), à but non lucratif. Assurent une couverture sociale complémentaire à l'assurance maladie des organismes de sécurité sociale. Mènent dans l'intérêt de leurs membres et de leur famille des actions de prévoyance collective, de solidarité et d'entraide. Adhésion facultative par cotisations (collective, dans le cadre de contrat avec l'employeur). Privilégient, à l'opposé des assureurs complémentaires, le complément des pathologies lourdes, et non l'automédication et les pathologies bénignes (en ce sens, elles s'opposent au panier de soins). Font partie de l'UNOCAM*. En France, la Mutualité Française* en est l'élément dominant. Assurance Maladie [Juillet 2010]
NGAP (Nomenclature Générale des Actes Professionnels)   Système de valorisation (tarification) de l'activité des professionnels de santé exerçant en mode libéral (ou médecine ambulatoire, médecins libéraux, et aussi dentistes, kinés, infirmières, etc.), fondé sur des lettres clés (C, consultation en cabinet ; V, visite à domicile ; K acte chirurgical, etc.). La liste, parallèle, des CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) a été complètement refondue en 2006, suite à négociations entre l'UNCAM* et les syndicats de médecins. Une des options, jamais appliquée, de l'enveloppe globale, était de faire varier la valeur des lettres clés NGAP (alors dites flottantes), selon réalisation ou dépassement de l'ONDAM*. www.ccam.sante.fr. Assurance Maladie [Juin 2010]
NHS (National Health Service)   Système de santé Britannique fondé en 1948, illustrant le modèle Béveridgien du système de soins gratuits, financé principalement par l'impôt et dans lequel l'Etat est à la fois le financeur et le gestionnaire direct des structures de soins (opposé au système Bismarkien allemand, financé par des cotisations et géré de façon paritaire par les employeurs et les salariés). Béveridgien fait référence à Lord Beveridge et Bismarkien, au chancelier Bismark, bien sûr. Le NHS (National Health Service) ou Service national de santé, a connu 3 modes d'organisation depuis sa création en 1948 : un système de soins très intégré et soumis à un contrôle hiérarchique, puis un modèle de quasi marché concurrentiel impliquant des relations contractuelles entre les acheteurs et producteurs de soins, initié en 1991, et enfin un modèle de coopération en réseaux des professionnels locaux mis en place à partir de 2001. www.nhs.uk. Assurance Maladie [Septembre 2010]
NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence)   Département du NHS et organisation indépendante au Royaume-Uni, en charge de la recommandation de remboursement ou non des médicaments par le NHS*, créé en 1999 (sous le nom initial de National Institute for Clinical Excellence) ; il a été le premier organisme de ce type à refuser le remboursement de médicament jugé trop onéreux (sur la base de la pharmaco-économie, quand le coût du traitement annuel excède 30 000 Livres Sterling par Qaly*). En Allemagne, l'équivalent est l'IQWIG (Institut für Qualität und Wirtschaftlichkeit im Gesundheitswesen) avec une capacité d'imposer ses recomandations bien moindre à ce jour. www.nice.org.uk, www.iqwig.de. Assurance Maladie [Septembre 2010]
Nosocomiale (Infection) [=Nosocomial Infection]   Infection bactérienne ou virale ou parasitaire contractée à l'hôpital et sans rapport avec le motif d'hospitalisation. Signe de conditions de sécurité sanitaires insuffisantes ou dégradées. En France, les infections nosocomiales entraînent 9 000 morts par an (données 2006). Un site Internet dédié a été développé par les services du médiateur de la République : www.securitesoins.fr. Hôpital [Juillet 2010]
Observance [=Compliance] Compliance [=Observance] Respect par le patient des conditions d'utilisation du médicament, telles qu'elles ont été prescrites par le médecin ou conseillées par le pharmacien, par exemple respect de la prescription (dose, durée, horaire, fréquence), à partir du RCP* obtenu par le laboratoire. La non observance constitue un sérieux problème de Santé Publique en France, en particulier pour le traitement (oublis) de l'hypertension artérielle ou du VIH (Sida) ou lors de l'arrêt prématuré d'un traitement antibiotique (qui est à l'origine de l'apparition de résistances). En Anglais, le terme "adherence" est aussi utilisé. Le blister dit intelligent est une solution possible qui enregistre la date et l'heure exacte de prise chaque fois que le patient expulse un comprimé du blister, grâce à une puce électronique de type RFID (qui marque chaque rupture de micro-contact à l'ouverture d'une alvéole), mais elle est limitée aux essais cliniques* pour authentifier les prises médicamenteuses et valider le bon respect des protocoles de recherche, car son coût est élevé. La télémédecine* est également une option par exemple pour les maladies chroniques graves du sujet âgé, mais coûteuse. Médicament [Juillet 2010]
OMS (Organisation Mondiale de la Santé) [=WHO] WHO (World Health Organisation) [=OMS] Organisation internationale créée en 1946, rattachée à l'ONU depuis 1948, et basée à Genève. Finance des programmes et définit des règles afin d'améliorer le niveau général de la santé dans le monde. Une partie importante de son action est consacrée à la lutte contre les épidémies et pour la vaccination, notamment dans les pays du tiers-monde. A tenté de susciter un fond international pour le Sida en 2003, doté de US$ 3 Milliards par an, qui a partiellement échoué : le projet a évolué avec succès dans la création additionnelle en 2006 d'une taxe spécifique sur les billets d'avion, avec des objectifs financiers moindres et une cible élargie (3 pathologies : Sida, Paludisme, tuberculose) dans une organisation spécifique UNITAID avec un budget spécifique en 2008 de US$ 350 Millions (www.unitaid.eu). www.who.org. État [Juin 2010]
ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux)   L'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes et des Infections Nosocomiales (Oniam) qui a été créé à l'Automne 2002, est un établissement public dépendant du Ministère de la Santé et constitue un dispositif original de règlement amiable, plus rapide que le recours à la justice, en matière d'indemnisation des victimes d'accidents médicaux. Claude Huriet*, premier Président de l'Oniam. Au premier semestre d'activité (2003), 1 907 dossiers ont été déposés, plus de 650 expertises ont été diligentées, 87 avis ont été émis par les commissions, et les premières indemnisations ont commencé à être versées. Au second semestre 2006, les données correspondantes sont: 1332, 1181, 85 (l'effet silo initial étant annulé et une meilleure qualité des dossiers étant obtenue).Au second semestre 2009 : 1752, 1686, 100. Le délai moyen d'instruction des dossiers en commission, calculé sur l'année 2009 est de 8,3 mois et l'indemnisation moyenne est de l'ordre de 70 000 €. www.oniam.fr. État [Février 2010]
ONDAM (Objectif National de Dépenses d'Assurance maladie)   Objectif financier déterminé chaque année, à la suite d'une proposition de la Conférence Nationale de Santé*, des prévisions de la Commission des comptes de la sécurité sociale et d'arbitrages du Gouvernement. Est inscrit au vote du Parlement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS*) proposant un taux d'évolution des dépenses d'assurance maladie. Est réparti entre les dépenses hospitalières et les dépenses de médecine de ville (ambulatoire*), puis entre l'hôpital et les cliniques privées (OQN*, aujourd'hui abandonné) et entre les différents professionnels de Santé libéraux et les laboratoires pharmaceutiques (ONDAM Médicament et dispositifs, avec taux K plancher), par contrat entre l'Etat et/ou les Caisses et les protagonistes. Enveloppes individuelles ventilées ensuite au niveau régional, puis pour l'hôpital entre établissement par chaque ARH* (ou ARS*, à partir de 2010). Depuis 2006, les sous-objectifs ONDAM sont votés par le parlement (auparavant, seul l'ONDAM global). État [Mai 2010]
OQN (Objectif Quantifié National)   Enveloppe globale nationale de dépense annuelle pour les cliniques privées (et les laboratoires d'analyse médicale): en cas de dépassement, un mécanisme de reversement et de modification de tarifs pour l'année suivante entre en jeu. Institué en 1993 et étendu depuis. La dotation par T2A* remplace l'OQN pour une part (en médecine, chirurgie, obstétrique, ce qui constitue l'essentiel des centres de coûts des cliniques). L'OQN a ainsi perdu de son importance, mais subsiste dans certains cas (par exemple, psychiatrie). État [Décembre 2009]
Orphelin (Médicament) [=Orphan Drug]   Médicament* destiné à traiter des maladies rares (près de 7 000 maladies), qui concernent un faible nombre de patients soit 1 personne sur 2 000 en France et moins de 30 000 personnes pour une maladie donnée (moins de 200 000 cas par maladie en Europe). Les dépenses de R&D pour éventuellement le découvrir sont incompatibles avec le potentiel marché, d'où rentabilité insuffisante pour l'industrie pharmaceutique. Ces maladies (maladie de Gaucher, Mucoviscidose…) ont reçu un statut spécial (sous la pression exercée par les associations de malades) aux USA et en Europe, octroyant une garantie d'exclusivité totale au laboratoire découvreur (au moins 7 ans aux USA , 10 ans en Europe). Orphanet, site spécialisé, est géré par l'Inserm* (en 2009 en 5 langues). Le plan gouvernemental "Maladies Rares" créé en 2005. adopté en 2005 pour la période 2005-2008, a permis d'allouer des moyens importants à la recherche clinique et fondamentale et doit être relayé par un nouveau plan pour la période 2010-2014 à l'Automne 2010. L'Association Française contre les Myopathies (AFM) via le Téléthon annuel, l'Alliance Maladies Rares (200 associations) et la fédération européenne Eurordis sont des acteurs essentiels. www.orpha.net, www.afm-france.org, www.eurordis.org/fr. Médicament [Avril 2010]
OTC (Devant le Comptoir) [=Over The Counter]   Médicaments en vente directe sans ordonnance. Terme dérivé des pratiques anglo-saxonnes de ventes dans les drugstores, avec une offre de vente située devant le comptoir pour l'automédication et la parapharmacie (et autres articles ménagers, sans rapport avec la santé) et derrière le comptoir (médicaments de prescription*). Pratique impossible en France dans les officines (l'équivalent est l'automédication* derrière le comptoir), jusqu'à la création du libre-accès* devant le comptoir (pour une liste limitée de médicaments), en Juillet 2009. Médicament [Juillet 2010]
Paiement à l'Acte [=Fee-for-Service] Fee-for-Service [=Paiement à l'Acte] Méthode traditionnelle, en France, de paiement des prestations médicales pour les soins prodigués en ville ou en clinique (praticiens libéraux). S'oppose au système de paiement à la Capitation* du NHS* Britannique. A été partiellement déstabilisée par la création des CAPI* par l'UNCAM*. Soins de ville [Août 2010]
Panier de Soins   Terme imagé qui détermine le contenu des prestations couvertes par l'assurance maladie* (obligatoire) et par différence les prestations non couvertes. Pour les médicaments, d'autres mots ont été utilisés avec des sens similaires comme liste positive (médicaments remboursés*) ou liste négative (médicaments non remboursés*) par l'assurance maladie*. A noter que les prestations non comprises dans le panier de soins peuvent être prises en charge partiellement ou en totalité par l'assurance complémentaire (qui peut elle-même, aussi, édicter un panier de soins spécifique pour chaque organisme concerné). Le reliquat est laissé à la charge ("reste à charge") des ménages (par exemple, automédication*). Le concept comporte une dimension politique: ses détracteurs l'assimilent à la création d'une médecine dite à deux vitesses, une pour les riches et une pour les pauvres. Culturellement, les Mutuelles y sont opposées, tandis que les Assurances Complémentaires privées y adhèrent, ce qui bloque toute réforme d'envergure de la Sécurité Sociale* en France depuis longtemps. Le panier de soins est la conséquence des déséquilibres comptables structurels persistants de l'Assurance maladie*: l'introduction du ticket modérateur* a participé à la même démarche. Soins de ville [Mai 2010]
Parapharmacie [=Parapharmacy]   Enseigne (magasin distinct) ou rayon spécialisé de l'officine pharmaceutique, voire de l'hypermarché, vendant tous les produits de santé, sans statut de médicament (par exemple, herboristerie, produits de bien être). Peut constituer des chaînes spécialisées, comme Parashop (www.parashop.com). Vivement concurrencé par les Hypermarchés, et depuis les années 2000, par l'e-commerce sur Internet (par exemple, www.monguidesante.com, www.easyparapharmacie.com, www.e-parapharmacie.fr, www.parasolder.com, etc.). Abrégé en «la Para». Médicament [Juillet 2010]
PBM (Pharmaceutical Benefit Management)   Organismes d'assurances et Réseaux de diffusion des médicaments, en charge du Managed care*, aux USA. Visent les meilleurs soins au meilleur coût dans un système de marché. Gèrent la facture pharmacie des assureurs-employeurs importants et de la plupart des sociétés de gestion intégrée des soins (Managed Care*). Établissent des listes de Médicaments approuvés (après négociations de prix avec les laboratoires), ou formulaires* appelées en Anglais formularies, imposées aux médecins praticiens (notamment ceux affiliés aux HMO*), comme certains types de stratégie thérapeutique (d'où conflits). Site associé au concept : www.pbmi.com. Assurance Maladie [Mai 2010]
Pharmaceutiques Online   Portail francophone très complet, sur l'environnement pharmaceutique en France (laboratoires, prestataires), avec des annuaires, des analyses de presse, le Journal Officiel (abandonné), les offres d'emploi, etc. Parallèlement est édité un magazine mensuel imprimé. www.pharmaceutiques.com. A été racheté par l'IMS en 2004. Concurrencé depuis 2008 par MyPharma-Editions (www.mypharma-editions.com), financé par un tout autre modèle (publicité en ligne) et depuis 2009 par Pharmactua (www.pharmactua.com, financé par des abonnements sans publicité). Portail anglophone équivalent : Inpharm. www.inpharm.com. Médicament [Juillet 2010]
Pharmacien-Responsable   Pharmacien de l'Industrie Pharmaceutique ou de chez un prestataire, distribuant (ou stockant) des médicaments, légalement responsable de leur qualité. A rang de D.G. (Directeur Général) et mandataire social de l'entité juridique concernée. La Charte de la V.M.* lui a dévolu un nouveau rôle de contrôle (et de responsabilité juridique). Les attributions du pharmacien responsable Français sont plus étendues et plus globales que celles de la personne qualifiée au sens Européen. Médicament [Janvier 2010]
Pharmacies Électroniques [=E-Pharmacies] E-Pharmacies [=Pharmacies Électroniques] Entreprise de ventes de médicaments* de prescription ou OTC* ou de parapharmacie* sur Internet. En France, légalement interdit (sauf OTC, parapharmacie). Concept initié aux USA et développé dans les pays du Nord de l'Europe. Aux USA, www.drugstore.com, www.planetrx.com, www.e-pharmacy.net et en France www.celtipharm.com (abandonné pour un concept différent, de type professionnel officinal). En Europe (Hollande, Allemagne), le leader est DocMorris www.docmorris.de (repris par le grossiste répartiteur leader Celesio, depuis 2007). Médicament [Septembre 2010]
Pharmacocinétique [=Pharmacocinetics]   Discipline scientifique qui décrit d'un point de vue quantitatif et qualitatif le devenir d'une substance (médicament ou non) dans l'organisme en fonction du temps et de la dose absorbée (par ex. Biodisponibilité*). Comprend 4 phases (dites ADME), se déroulant simultanément : absorption, distribution, métabolisme, élimination de la substance active. Médicament [Juillet 2010]
Pharmaco-Économie [=Health-economics] Health-economics [=Pharmaco-Économie] Science de l'observation du rôle et de l'impact des médicaments dans la pratique médicale, en utilisant au moins un critère économique. Étayée par des études d'évaluation, réparties classiquement en 4 types (l'analyse de minimisation des coûts*, l'analyse coût-efficacité*, l'analyse coût-utilité*, l'analyse coût-bénéfice*) sur les avantages des médicaments d'un point de vue économique. Nécessite de définir des populations optimisées (avec des critères normés, qaly*). Critiquée dans le passé en raison du manque de fiabilité des méthodologies. S'impose aujourd'hui comme un outil utile et quantifié (monétaire, comparatif) pour définir une politique économique du médicament objective, reposant sur l'optimisation de l'utilisation des ressources en fonction des besoins de santé. Valorise notamment tous les coûts d'une pathologie pour une vision globale de la prise en charge de la maladie. Le CES* a établi des normes de qualité qui permettent la valorisation d'une thérapeutique de manière objective, en tenant compte des économies induites par ailleurs (le plus souvent à l'hôpital). Cependant, ces économies potentielles (surtout, de coûts fixes) sont difficiles à réaliser et la tutelle n'en tient compte que partiellement. Association de PHarmaco-Economie Appliquée www.aphea.asso.fr (inactif, créée en 2000, en Rhône-Alpes, en sommeil), Collège des Économistes de la Santé* www.ces-asso.org (plus de 300 membres individuels, institutionnels et professionnels), Laboratoire d'Économie et de Gestion des Organisations en Santé www.legos.dauphine.fr, Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS) http://iris.ehess.fr, et International Society for PharmacoEconomics and Outcome Research www.ispor.org. Pharmaco-Économie [Septembre 2010]
Pharmacologie [=Pharmacology]   Science qui étudie le mode d'action des médicaments et leur mise au point; intègre des concepts et données issus de la physiologie, physio-pathologie, biochimie, génétique et biologie moléculaire ; étendue aux moyens d'administration des médicaments, aux interactions médicamenteuses, et aux effets néfastes des médicaments (effets latéraux, effets secondaires) ; fortement liée à la recherche clinique (essais cliniques*) et à la santé publique (pharmaco-épidémiologie) et aussi à la toxicologie ; recouvre les subdivisions (non limitatives) de disciplines suivantes : pharmacocinétique* (devenir d'une molécule bioactive dans l'organisme), pharmacodynamie (effet produit par une molécule sur un organisme), pharmacogénétique (influence des gènes sur l'activité des médicaments sur l'organisme), pharmacogénomique, toxicologie, pharmaco-épidémiologie, pharmacovigilance*. Médicament [Juillet 2010]
Pharmacopée (Française et Européenne) [=Pharmacopeia (French and European)]   Désigne l'ensemble des médicaments disponibles dans un pays. A l'échelon de l'Europe, la pharmacopée fait l'objet d'une structure (d'harmonisation et d'information) particulière, EDQM (European Directory for the Quality of Medicine & Healthcare). Pour l'anecdote, le mot grec neutre Pharmakon désigne une plante médicinale ou/et magique et par métonymie signifie drogue, remède mais aussi poison ou philtre. www.pheur.org ou www.edqm.eu (PHEUR). Médicament [Septembre 2010]
Pharmacovigilance [=Pharmacovigilance]   Organisation de la surveillance des éventuels effets secondaires* (inattendus) et indésirables* (néfastes) des médicaments par les professionnels de santé après commercialisation. Lorsqu'un médicament est mis sur le marché (post-AMM*), ses effets ont été observés sur une population restreinte et homogène, ce qui ne permet pas de prévoir tous les risques encourus lors d'une utilisation à plus large échelle. Repose sur des centres régionaux de pharmacovigilance (association) et un comité technique (Commission de Pharmacovigilance*, rapportant à l' AFSSAPS*) qui collectent les informations auprès des professionnels de santé, tenus par obligation de déclaration, comme des laboratoires pharmaceutiques(via les 31 Centres régionaux de pharmacovigilance). www.centres-pharmacovigilance.net (documentation, modèle de déclaration, guidelines). ="Médicament "[Juillet 2010
PHARMBA   Association des titulaires d'un MBA, travaillant dans l'industrie pharmaceutique ou les secteurs de la santé en France. (auparavant : www.pharmba.net, inactif). En 2004, en sommeil, puis renaissance en Décembre 2006 en .com, puis en 2009, sous forme de blog à : www.pharmba.org. Association [Mars 2010]
Phase III [=Phase III study]   Avant-dernière phase dans le cycle de développement d'un médicament*. Réalisé avant le dépôt de l'AMM* et la mise sur le marché d'un produit. Se caractérise par des essais cliniques sur plusieurs centaines (ou milliers) de patients en comparaison au placebo*, au médicament de référence ou tout autre comparateur, en vue d'une analyse bénéfice/risque. Les résultats sont publiés dans des revues médicales et présentés lors de congrès. Essai clinique [Juillet 2010]
Phase IV [=Phase IV study]   Phase du développement d'un médicament* commençant après la commercialisation du produit (post-AMM*). Les essais cliniques de phase IV sont réalisés sur des panels souvent importants de patients et de centres investigateurs et permettent d'approfondir la connaissance de certains effets pharmacologiques (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de personnes). Permettent d'approfondir la connaissance du médicament dans les conditions réelles d'utilisation et d'évaluer à grande échelle sa tolérance (en parallèle à la pharmacovigilance*), et aussi de réaliser des études de pharmaco-économie*, de prévention (etc.) plus significatives. Peuvent être entrepris à la demande de la Commission de Transparence* ou du CEPS*. Essai clinique [Juillet 2010]
Placebo [=Placebo]   Produit ne contenant aucun principe actif* et de présentation identique à celle d'un médicament, administré au groupe témoin d'un essai clinique*, pour évaluer l'effet dit " placebo " (du Latin, plaire), c'est à dire l'effet que produit psychologiquement sur l'individu le simple fait d'être traité. L'effet placebo du médecin, lui-même, a initialement été évoqué par Paracelse (1494-1541), celui du produit maintes fois démontré (y compris au niveau du prix, sachant que efficacité et prix sont corrélés). Après 20 ans d'étude du placebo, sur le modèle des homéopathes, Jean-Jacques Aulas, psychiatre à Saint-Étienne, a créé le premier placebo officiel, vendue sans AMM* sous le nom de Lobepac (anagramme de placebo) et présenté comme sédatif (bleu) ou tonique (rouge). Pour être mis sur le marché, un médicament* doit prouver qu'il est significativement plus efficace qu'un placebo par des essais cliniques* en double aveugle*. Médicament [Juillet 2010]
PLCF (Pharma Licensing Club France)   Association de Responsables de l'Industrie Pharmaceutique, des Biotechs et de ses prestataires, travaillant dans les services de licences (in et out) et le " business development " (environ 150 membres en 2009), créée en 1996. Reconnaît la "Licensing Executives Society" : www.plcf.org (au niveau Europe : www.plgeurope.com). Association [Janvier 2010]
PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information)   Outil statistique de recueil et de connaissances informatisées de l'activité médicale hospitalière. Fondé sur un système national d'information hospitalière à partir de chaque RSS* et des GHM*. Et a posteriori, outil permettant l'allocation de ressources grâce à la mise en place d'un système d'attributions de points ISA*. Obligatoire pour les hôpitaux publics depuis 1991, puis pur les cliniques en MCO. Suite à l'ordonnance du Plan Juppé* de 1996, permet de fixer le budget de chaque hôpital en tenant compte notamment de son activité et de ses coûts, comparés à ceux des autres établissements de la région et de la France entière (T2A*). Objectif final : déterminer (à terme) un coût par pathologie à l'aide de la nouvelle comptabilité analytique des hôpitaux. Inconvénients : lenteur et lourdeur de la mise en œuvre, faible évolutivité de la classification, impossibilité de chaînage entre séjours d'un même patient et absence de critère de qualité (cela étant pallié par l'accréditation*). En 2003, le programme semble, sous l'impulsion politique, accélérer son déploiement sur toute la France, en 2008, le déploiement est complet. www.le-pmsi.org ou www.atih.sante.fr (à noter qu'à la suite d'un cafouillage, l'URL d'origine, www.le-pmsi-fr, aujourd'hui disparue, a été reprise par une plume satyrique, Isabelle Point, un pseudonyme raillant les points ISA*). Informatisation [Mars 2010]
Posologie [=Dosage] Dosage [=Posologie] Dose totale quotidienne, nombre de prises quotidiennes et durée du traitement. La posologie est indiquée sur la prescription* du médecin et/ou conseillée par le pharmacien. En pharmaco-économie, est un quantifiant essentiel du Coût de Traitement Journalier (ou CTJ), par sa valeur standard usuelle (reconnue par la Commission de Transparence*) ou moyenne. Le prescripteur peut être amené à modifier les doses selon différents facteurs concernant le patient, comme son âge, son poids, son état de santé, notamment sa fonction rénale ou hépatique, sa tolérance l'égard du principe actif*. Médicament [Juillet 2010]
PPRS (Pharmaceutical Price Regulation Scheme)   Système de gestion des dépenses de médicaments britannique négocié par le NHS*, fondé sur des prix libres, limités par un taux de retour sur investissement, en fonction des investissements de R&D et corporels (bâtiments, machines) et d'un plafond de dépenses promotionnelles. A été à nouveau reconduit en 2005 et en 2010 (pour 5 ans) avec des modifications marginales (assorties de baisses de prix générales). www.dh.gov.uk (search : PPRS). Médicament [Mars 2010]
Prescription [=Script (abrégé en RX)] Script (abrégé en RX) [=Prescription] Acte médical indiquant les traitements médicamenteux ou autres, à suivre par le patient en fonction du diagnostic. Un médicament*, prescrit dans ses indications* et remboursable, est remboursé par les Caisses (CPAM*), s'il est présenté au remboursement (médicament éthique). Une capacité limitée de prescription a été ouverte en France aux non-médecins (pharmaciens d'officine, kinésithérapeutes), par la Loi HPST* de 2009 (le plus souvent par reconduction ou adaptation). Médicament [Juillet 2010]
Prévalence [=Prevalence]   En épidémiologie*, proportion de personnes malades parmi une population donnée, à un instant t (prévalence instantanée). Dépend de l'incidence de la maladie (nombre de nouveaux cas) et de la durée de la maladie. Surtout utilisée pour des pathologies chroniques non mortelles (par exemple, diabète) ou ayant une durée de survie longue, ou encore pour des pathologies dont il est difficile de définir le début. Détermine des coûts en pharmaco-économie*. Ne pas confondre prévalence et incidence* (l'incidence ne tient compte que des nouveaux cas par an, alors que la prévalence s'appuie sur le nombre total de cas présents, c'est-à-dire ceux déjà présents plus ceux incidents), la prévalence étant toujours supérieure à l'incidence. Est un critère de définition d'une maladie et d'un médicament orphelins*. Pharmaco-Économie [Juillet 2010]
Princeps (Médicament) [=Princeps (Drug)]   Désigne le Médicament* original, par opposition aux copies génériques*. Le princeps est vendu sous un nom de marque, un générique est vendu le plus souvent sous sa dénomination commune internationale (DCI*, nom chimique de la substance), et très rarement aujourd'hui sous un nouveau nom commercial. Médicament [Février 2010]
Principe actif [=Active Ingredient] Active Ingredient [=Principe actif] Substance principale entrant dans la composition d'un médicament, et possédant des propriétés pharmacologiques actives reconnues pour les indications retenues par le RCP*. Le nom du principe actif est appelé la DCI* et ne comprend pas d'accent comme des caractères nationaux (bien qu'en France, ils sont ajoutés pour des raisons ambiguës). Exemple: le paracetamol. Un même principe actif peut être présent dans de multiples spécialités et présentations. Ne pas confondre avec Princeps* qui désigne une molécule originale et son découvreur (ou "breveteur") pour les différencier des Génériques*: par exemple, le paracetamol est un Principe actif sans Princeps. Synonyme : substance active. Médicament [Août 2010]
Prix (Médicament) [=Price (Drug)]   Prix de vente d'un médicament* appelé différemment selon le niveau de la transaction : PFHT (prix fabricant hors taxe, du fabricant au grossiste/distributeur, sortie usine), PPHT (prix d'achat pharmacien hors taxe au distributeur ou au fabricant lui-même, pour les ventes directes), Prix Public (prix d'achat TTC par le client final en pharmacie), Prix de Remboursement* (15, 35, 65 ou 100% du prix public selon le taux alloué à chaque médicament), Prix de Référence (prix de remboursement d'un médicament génériqué* dans de nombreux pays d'Europe, hors France où il est remplacé par le terme de TFR* pour certains groupes, depuis Juin 2004), etc. Les prix des médicaments remboursables en officine sont, en France, fixés par la tutelle (CEPS*) ; à l'hôpital, ils sont restés libres, donc négociés entre le fournisseur et l'acheteur (pharmacien hospitalier) jusqu'en 2004 (aujourd'hui fixés par le CEPS*) et peuvent aussi faire l'objet d'appels d'offre. En France, le prix des médicaments* non remboursables* (derrière le comptoir ou en libre accès) est librement fixé par chaque pharmacien d'officine en fonction de son prix d'achat et de sa stratégie commerciale (en pratique selon un coefficient de marge standard). Médicament [Juin 2010]
Produit Phare [=Blockbuster] Blockbuster [=Produit Phare] Médicament dont le pic de chiffre d'affaires annuel prévisionnel au cours de sa durée de vie doit dépasser le Milliard de US dollars. Correspond à un médicament très innovant dans une pathologie peu fréquente ou bien marginalement innovant dans une classe thérapeutique* majeure. Encore dénommé médicament vedette. Depuis 2000, des analystes ont prédit maintes fois (à tort) la fin du modèle du blockbuster pour l'industrie Pharmaceutique, en tant que critère d'allocations des ressources de la R&D*. Il n'en reste pas moins vrai que ce modèle a été ébranlé par la diffusion et la pénétration ultrarapide des génériques (jusqu'à 70% de perte de chiffres d'affaires en 3 semaines aux USA, et en 3 mois en France) et par la ré-allocation partielle des ressources R&D* vers les biotechs. Médicament [Juillet 2010]
Protéomique [=Proteomics]   Étude systématique des protéines (isolation, séparation, séquençage*, identification, caractérisation fonctionnelle) en vue de découvrir un médicament. La protéomique ne peut être dé-corrélée de la recherche de biomarqueurs. Domaine prometteur de la R&D* pharmaceutique, avec la génomique*. Génétique [Juillet 2010]
Protocole [=Protocole] Protocole Document décrivant la justification, les objectifs, la méthodologie et les méthodes d'analyse statistique et les conditions de réalisation d'un essai clinique*. Par extension, le protocole thérapeutique comprend l'ensemble des médicaments prescrits dans une pathologie (y compris leur séquence), selon les guidelines de l'HAS* pour expliciter la prise en charge optimale et le parcours de soins d'un patient (notamment pour les ALD*). Dans le domaine des cancers, les protocoles sont importants et font l'objet de consensus Européens, voire internationaux. Essai clinique [Juillet 2010]
QALY (Quality Adjusted Life Years)   Indicateur majeur de la Pharmaco-Économie*, calculant le nombre d'années de vie additionnelles procurées par un traitement, pondérées par les «utilités» (en Anglais utilities), ou préférences, respectivement accordées par les patients à chacun des états de santé possibles (donc, à la fois espérance de vie et qualité de vie*). Concept dérivé de la théorie de l'utilité permettant de résumer en un seul indicateur une information quantitative (réduction de la mortalité, gain d'espérance de vie), et une information qualitative (réduction de la morbidité, amélioration ou aggravation de la qualité de vie*). Le concept a été édicté par Allan Williams, Professeur d'économie à l'université de York, Grande Bretagne (1927-2005). Par exemple, si à la suite d'une intervention médicale, l'espérance de vie est prolongée d'une année en bonne santé, le Qaly est égal à 1 (si l'amélioration est d'un tiers sur 3 ans, le Qaly est aussi égal à 1). Pharmaco-Économie [Septembre 2010]
Qualité de vie [=Quality of Life]   Appréciation qualitative sur les conditions dans lesquelles la vie est vécue et qui peut être quantifié par des questionnaires spécifiques (de type QWB*). Dans une analyse coût-efficacité*, une fonction d'utilité peut être cherchée qui définit une relation de préférence, c'est-à-dire l'ensemble des valeurs subjectives qu'un individu accorde à ses différents états de santé. Une fois estimée, cette fonction d'utilité permet de pondérer la durée de vie gagnée par le programme par la qualité subjective de cette vie (analyse coût-utilité*). Les études de pharmaco-économie sur la qualité de vie* sont fondées sur une approche pluridimensionnelle et multidisciplinaire de la notion de bien-être, se rapprochant de la définition économique plus large de l'utilité. Reposent sur la mesure d'indicateurs physiques, fonctionnels, sociaux et psychologiques du bien-être et de l'état de santé, pris séparément ou agrégés. Un des objectifs fondamentaux de l'ALFIS*. Pharmaco-Économie [Juillet 2010]
QWB (Quality of Well Being)   Questionnaire complexe permettant d'évaluer et de modéliser la qualité de vie*. Il existe d'autres indicateurs comme ISPN (ou NHP : indicateur de santé perceptuelle de Nottingham ou Nottingham Health Profile, en 38 questions, validé par l'INSERM*), SIP (Sickness Impact Profile, avec une version Française), Profil de santé de Duke, EuroQol (www.euroqol.org), PQVS (Profil de Qualité de Vie Subjective), SF-36 (www.sf-36.org, souvent utilisé pour les QALY*). Pharmaco-Économie [Juillet 2010]
R & D [=Research and Development]   Acronyme pour Recherche et Développement. Représente l'ensemble des fonctions de création d'un médicament, depuis la recherche pure jusqu'aux essais cliniques post-AMM*. Rapporté à un médicament lancé, l'ensemble des dépenses de R & D atteint en moyenne près de 1 Milliard €, répartis à hauteur de 40% pour l'exploration biologique de cibles potentielles, 20% pour le tri et l'optimisation des choix initiaux et 40% pour les essais cliniques* et précliniques. Sachant que 75% des investissements sont perdus, car ils concernent des principes actifs* ne passant pas le cap des essais chez l'homme (manque d'efficacité, toxicité, etc.). En 25 ans, de 1980 à 2005, les dépenses de R & D moyenne pour un médicament commercialisé sont passées de US$ 54 Millions à US$ 880 Millions, soit +11.6% par an. Médicament [Décembre 2009]
Randomisé (Essai) [=Randomized (Trial)]   Essai où les volontaires sont assignés au hasard à l'un des groupes de traitements (principe actif*, placebo* ou témoin). L'ordre d'affectation est prédéterminé par un tirage au sort informatique. Le concept va de pair avec celui de double aveugle* (le patient et le personnel soignant ignorent aussi le groupe de traitements attribué). Essai clinique [Juillet 2010]
RCP (Résumé des Caractéristiques du Produit) [=SPC] SPC (Summary of Product Characteristics) [=RCP] Liste d'informations standardisées sur un médicament*, établie pour la première fois lors de l'AMM*. Publié par l'EMEA*, l'AFSSAPS* et dans le Vidal*. Dans le cadre de la Charte* de la Visite Médicale*, le RCP doit être présenté aux médecins. Synonyme : mentions légales. Médicament [Janvier 2009]
RCS (Association des Responsables de Communication Santé)   Association de Responsables de la Communication (interne et externe), travaillant dans l'Industrie Pharmaceutique ou chez ses prestataires (actuellement en sommeil). www.inergie.com/rcs/info.htm (inactif) Association [Avril 2010]
Récepteur [=Receptor]   Protéine à laquelle peut se lier un ligand (molécule) spécifique, tel un neurotransmetteur ou une hormone, et entraîner un effet ou une réponse. Peuvent se trouver à l'intérieur ou à la surface de la cellule, ainsi que dans le noyau. Le mode d'action (pharmacologie*) de nombreux médicaments* consiste à les inhiber ou à les bloquer spécifiquement, voire à les stimuler. Médicament [Juillet 2010]
Remboursement [=Reimbursement]   Les prestations (actes et prescriptions remboursables) sont remboursées par la Sécurité Sociale après paiement initial par les assurés (sauf cas particuliers, comme le tiers-payant*). Taux de remboursement actuels : 100% pour les médicaments reconnus comme irremplaçables et particulièrement coûteux (vignette blanche barrée), 30% pour les médicaments principalement destinés au traitement des troubles et affections sans caractère habituel de gravité et au service médical modéré selon l'HAS* (vignette bleue, 35% jusqu'à fin 2010), 15%, pour les médicaments à service médical faible ou insuffisant selon l'HAS* (vignette orange), 65% pour les autres médicaments (vignette blanche). La part non remboursée équivaut au Ticket Modérateur* qui, sous certaines conditions (maladie grave type ALD*, invalidité, …), peut être exonéré ou pris en charge par une mutuelle*. Un taux de remboursement transitoire de 15% a été institué pour certaines classes de médicaments en 2006 (par ex. les veinotoniques), pendant 2 ans, avant leur déremboursement total, puis il a été institutionnalisé en Mars 2010 (pour un panier de près de 200 médicaments à service médical faible ou insuffisant selon l'HAS*. Les complémentaires de l'UNOCAM* prennent en charge (ou non) les médicaments à 15% selon stratégie individuelle ou contrat spécifique. Médicament [Janvier 2011]
Réserve Hospitalière (Médicament dit de)   Médicament réservé à l'usage hospitalier, destiné à traiter des pathologies qui sont généralement prises en charge à l'hôpital (ou en clinique). Ne peuvent être prescrits, délivrés et administrés dans un établissement de soins que par des personnels soignants hospitaliers (médecins, pharmaciens, infirmiers). Prix libres, négociés par chaque laboratoire avec le pharmacien hospitalier dans le cadre d'une procédure d'achat par appel d'offre (réglementation des marchés publics) jusqu'en 2006 (ensuite régulés par le CEPS*). En Juin 2004, la définition a évolué selon 5 catégories : médicament de réserve hospitalière (maintenu), médicament à prescription hospitalière, médicament à prescription initiale hospitalière, médicament à prescription réservée à certains spécialistes, médicament nécessitant une surveillance particulière au cours du traitement (modalité indépendante des 4 autres). L'assignation d'un médicament à l'une des catégories est du ressort de l'AFSSAPS* (au cours de l'évaluation pour l'AMM*, de l'ATU*, ou de l'autorisation d'importation). Le nombre de médicaments concernés par la réserve hospitalière a fortement diminué avec la rétrocession* en 2004. Médicament [Juillet 2010]
Rétrocession hospitalière   Vente de Médicaments au public par certains établissements de Santé, notamment les pharmacies d'officine, qui, avant le décret paru au Journal Officiel le 16 Juin 2004, faisait partie de la Réserve Hospitalière*. Nouvelle procédure qui a permis de transférer des dépenses (en très forte croissance) du budget de l'hôpital à celui de la pharmacie de ville et d'encadrer le prix des médicaments rétrocédés. L'AMM* classe désormais un médicament en prescription restreinte dans l'une des 5 catégories suivantes : (a) médicament réservé à l'usage hospitalier (RH), (b) médicament à prescription hospitalière (PH), (c) médicament à prescription initiale hospitalière (PIH), (d) médicament à prescription réservée à certains médecins spécialistes (PRS), (e) médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement (SP) ; mais c'est seulement la catégorie RH qui fait l'objet d'une dispensation à l'hôpital, tout le reste étant transféré aux officines (éventuellement, à l'exception de la première délivrance). Médicament [Juillet 2010]
RMO (Références Médicales Opposables) [=OMG] OMG (Opposable Medical Guidelines) [=RMO] Recommandations françaises sur les pratiques médicales à proscrire ou à éviter (à l'opposé de leurs homologues anglo-saxonnes, écrites sur un mode positif). Établies sur la base d'un consensus d'experts, par l'ANAES* (aujourd'hui HAS*) à partir de critères scientifiques reconnus et annexées à la convention médicale. Concernent des pratiques de prescriptions jugées inutiles ou dangereuses et donc à éviter. Un des outils de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé (première liste en 1993). Rendues opposables (sanctions encourues par les praticiens qui ne les respectent pas, mais davantage une arme de dissuasion). Actuellement plus de 200 RMO actives, mais le concept n'est plus d'actualité (remplacé par des recommandations de bonne pratique). Soins de ville [Février 2010]
RSI (Régime Social des Indépendants) ex-Canam   Organisme de la Sécurité Sociale (Assurance Maladie et Maternité), en charge des professions indépendantes (par exemple, artisans, commerçants, professions libérales). Regroupe environ 4 millions d'ayants droit en 2009 (soit, les chefs d'entreprise indépendants et leurs familles). Appelé aussi régime des «non-non». Anciennement CANAM* avant la fusion, en 2006, avec son homologue pour les retraites. www.le-rsi.fr. Assurance Maladie [Juillet 2009]
RSS (Réseau Santé Social)   Réseau Intranet sécurisé, concédé par l'État à Vivendi Universal (Cégétel) pour 5 ans en 1998 (prolongé d'un an), permettant les échanges informatiques entre professionnels de Santé, et notamment le transfert des FSE* vers les caisses, directement à partir du poste du professionnel vers la Caisse concernée ou via un concentrateur (Société privée, comme Cégédim avec Thalès, Wanadoo, ou un Syndicat catégoriel avec Liberalis ou Medsyn). Lors d'un nouveau marché public en 2004, Cégétel a été évincé au profit d'Atos et France Télécom (Orange) comme concentrateurs et Cégétel RSS (portail) a été repris par l'Allemand CompuGroup. www.cegetel.rss.fr ou www.lereseausantesocial.fr. Informatisation [Mai 2010]
RSS (Résumé Standardisé de Sortie) [=MBDS (Minimum Basic Data Set)] MBDS (Minimum Basic Data Set) [=RSS (Résumé Standardisé de Sortie)] Formulaire standard, rempli pour chaque malade, à sa sortie d'un établissement de soins. Rédigé par le praticien selon la pathologie et les diagnostics établis. Regroupés par pathologie, permettent d'établir des groupes homogènes de malades (GHM* ou DRG*, en Anglais). Doit être intégré au Dossier Patient Hospitalier (électronique, encore appelé DP) et aussi au DMP*. Informatisation [Juin 2010]
Sécurité Sociale [=Social Security] Social Security [=Sécurité Sociale] Ensemble des prestations sociales, fournies contre cotisation (ou taxe, ou impôt), suite aux ordonnances du 4 et du 19 Octobre 1945 pour l'assurance maladie* (CNAM*), chômage, allocations familiales (CNAF*), retraites (CNAV*), accidents du travail. A l'origine, un seul régime visé pour les travailleurs et leur famille. L'échec de cet objectif a entraîné de nombreux régimes spéciaux et particuliers d'Assurance Maladie* que le plan Juppé* avait pour ambition d'unifier. Depuis l'avènement de la CMU*, la quasi-totalité de la population est couverte. Le régime général (CNAMTS*) est le plus important, avec plus de 80% de la population. Toutes les questions sur la Sécurité Sociale en France, relatives aux organismes, données agrégées, structures, sont traitées dans l'ouvrage de référence L'économie de la Santé en Questions (2000) par A.-L. Le Faou, Édition Ellipses. L'ensemble des régimes coûte environ € 8 Milliards en seuls frais de gestion (2001). La Sécurité sociale en France comporte actuellement 4 branches : la branche maladie, la branche famille (allocations familiales), la branche recouvrement (ACOSS*, URSSAF*), la branche vieillesse (retraites), sachant qu'une 5ème branche est embryonnaire, relative à la lutte contre la dépendance (Caisse nationale Solidarité Autonomie). www.securite-sociale.fr. État [Août 2010]
Séquençage [=Sequencing]   Système de lecture du génome* appliqué à des chromosomes, pour connaître l'ordre de succession des paires de base de l'ADN*. Premier séquençage du génome d'un professeur de médecine Américain à risques, spécifiquement prédictif pour la prévention. En Mai 2010, suite à l'analyse de son génome entier décidé à cause de ses antécédents familiaux et obtenu par séquençage automatisé, Stephen Quake (un professeur de bio-ingénierie à l'Université de Médecine de Stanford, âgé de 40 ans) est la première personne dans le monde à bénéficier (officiellement) d'un traitement préventif contre les maladies susceptibles de le toucher un jour ; le procédé a mis en évidence que l'homme possédait 3 variants de gènes associés à des maladies augmentant le risque de mort subite (plus un variant pouvant augmenter le risque de maladie coronaire ainsi que des polymorphismes qui moduleraient le risque d'infarctus) et depuis il a commencé un traitement préventif ; quoique attendue, car le même professeur s'est auto-initié dès 2008 avec les procédés commerciaux partiels, disponibles chez 23andMe (www.23andme.com), DecodeMe (www.decodeme.com), et Navigenics (www.navigenics.com), c'est une étape importante dans le tournant vers la médecine préventive spécialisée : le séquençage du génome partiel était encore, il y a peu de temps, un procédé long (plusieurs jours) et onéreux (les premiers séquençages coûtaient des millions d'US$... aujourd'hui, c'est environ 10 000 US$ et 3 jours, avec l'objectif à court terme de passer à moins de 1000 US$ et 24 heures). Génétique [Août 2010]
SFES (Société Française d'Économie de la Santé)   Association sans but lucratif. Regroupe les professionnels de Santé concernés par les questions d'Économie de la Santé, notamment hospitaliers, économètres et managers. Fondée en Octobre 2002. Vise une approche globale et multiforme. www.sfes.fr ou www.sfes.info. Association [Novembre 2009]
SML (Syndicat des Médecins Libéraux)   Syndicat minoritaire de Médecins libéraux (davantage implanté chez les spécialistes). Revendique, en 2004, 8200 adhérents, dont 70% en secteur II. Est considéré comme représentatif par l'État (M.G. et/ou spécialistes). En Juin 2006, aux élections aux URML, le SML réalise 10,4% des voix dans le Collège des généralistes et 15,4% dans celui des spécialistes. www.lesml.org. Syndicat [Octobre 2009]
SMR (Service Médical Rendu) [=MVQ (Medical Value Quotation)] MVQ (Medical Value Quotation) [=SMR (Service Médical Rendu)] Cotation du rapport bénéfice/risque pour un nouveau médicament et ses indications officielles par la Commission de Transparence* au sein de l'HAS*. Prend en compte l'efficacité du médicament* examiné et ses effets indésirables*, sa place dans la stratégie thérapeutique au regard notamment des autres thérapies disponibles, les alternatives thérapeutiques, la gravité de l'affection a laquelle il est destiné ainsi que du caractère préventif curatif ou symptomatique et de son intérêt pour la santé publique. Peut varier suivant les diverses indications retenues par l'AMM* et selon les sous-groupes de patients (à dénombrer). Révisé régulièrement. Peut entraîner des modifications de taux de remboursement (déremboursement, vignette orange si SMR faible). Au cours des dernières années, le poids des critères qui entrent dans la définition des SMR a changé : initialement, le critère de gravité se traduisait pratiquement toujours par un SMR important, maintenant, le critère d'efficacité du médicament a de plus en plus d'importance au détriment du critère de la gravité qui est désormais en recul (par exemple, un médicament destiné à traiter le cancer du pancréas et permettant un prolongement de la survie de 12 jours s'est vu récemment attribuer un SMR insuffisant, ce qui illustre le changement de la hiérarchie des critères déterminant le SMR). Aux 4 différents niveaux de SMR définis (majeur ou important, modéré, faible, insuffisant, et un 5ème fictif, pour son absence) correspondent en théorie différents niveaux de prise en charge par les régimes de base : 100% pour les médicaments irremplaçables et coûteux, 65% pour les niveaux de SMR majeur et important, 30% pour un niveau de SMR modéré et depuis 2010, un taux de remboursement à 15% a été créé pour les médicaments dits à SMR faible (mais il y a de nombreuses exceptions). A ne pas confondre avec ASMR*, également attribué par la Commission de Transparence*. Médicament [Octobre 2011]
SNIP (Syndicat National de l'Industrie Pharmaceutique)   Ancienne organisation professionnelle nationale, visant à représenter l'industrie pharmaceutique dans son ensemble. Syndicat [Novembre 2004]
SNIR (Système National Inter Régime)   Système d'information visant à connaître l'activité et la prescription* des médecins libéraux (individuellement, par le RIAP, collectivement par le RCAP), à partir des ordonnances, quelque soit le régime (CNAMTS*, CANAM* devenu RSI*, MSA*). Permet une typologie de l'activité médicale et de corriger les comportements déviants. Assurance Maladie [Mai 2010]
SNITEM (Syndicat National de l'Industrie des Technologies Médicales)   Organisation professionnelle nationale regroupant les industriels commercialisant des dispositifs médicaux, c'est-à-dire tous les instruments, matériels ou autres produits destinés au diagnostic, au contrôle, au traitement, à l'atténuation ou à la compensation d'une blessure ou d'un handicap, d'une maladie (…). Fondé en 1987, le Snitem fédère environ 200 entreprises et il est membre d'Eucomed, l'équivalent à l'échelle Européenne www.eucomed.be (European Medical Technology Industry Association). www.snitem.fr. D'autres syndicats existent pour d'autres types de dispositifs comme APPAMED (www.appamed.org), SFRL (www.sfrl.fr). Syndicat [Octobre 2009]
SNPM (Syndicat National de la Presse Médicale)   Organisation professionnelle nationale regroupant les intérêts des Médias de la Presse Médicale et de ses partenaires. Publications, diffusées par abonnement, paraissant au moins 4 fois par an, et exclusivement destinées aux professions médicales et pharmaceutiques ainsi qu'aux autres professions de santé réglementées par un statut légal. Membre de la FNPS, Fédération Nationale de la Presse Spécialisée : www.fnps.fr. Syndicat [Juillet 2010]
Spécialité Pharmaceutique [=Pharmaceutical Specialty] Pharmaceutical Specialty [=Spécialité Pharmaceutique] Tout Médicament* préparé à l'avance, présenté sous un conditionnement particulier, commercialisé par un laboratoire pharmaceutique et dispensé par un pharmacien (officine ou hôpital). Caractérisé par une dénomination spéciale (nom de marque, ou nom de la molécule assortie de celui de la gamme ou du laboratoire ), la DCI*, le dosage*, la galénique*, et le nombre d'unités contenues dans la boîte (Art. L. 5111-2 du code de la santé publique). En pratique, les spécialités ont une autorisation de mise sur le marché (AMM*). Par exemple, Voltarène comprimés 50mg et Voltarène suppositoire 100 mg et Voltarène comprimés 25 mg sont des spécialités différentes contenant un même médicament* ou principe actif*, le diclofénac, à dosage* différent. Une spécialité pharmaceutique peut être commercialisée sous différentes présentations, selon la taille ou la contenance du conditionnement. Par exemple Advil comprimés 400mg, Boîte de 20 et Advil comprimés 400mg, Boîte de 30 sont des présentations différentes d'une même spécialité. A chaque spécialité est associé un Code CIP*, auparavant de 7 chiffres, aujourd'hui de 13 chiffres, identifiant une présentation d'une spécialité pharmaceutique. Médicament [Juillet 2010]
SROS (Schéma Régional d'Organisation Sanitaire)   Plan à 5 ans qui détermine les objectifs qualitatifs et prospectifs de la répartition géographique des installations et activités de soins, pour une couverture optimale des besoins de la population. Définit des objectifs prioritaires en terme de santé publique. Élaboré par chaque établissement hospitalier en concertation avec le comité régional d'organisation sanitaire (CROS) et soumis à l'ARH* concernée (et au Ministère de la Santé), puis une fois accepté, devient un plan d'action. La 3ème génération de SROS (2006-2011) est en cours de réalisation, intégrée au plan Hôpital 2012 (lui-même succédant au plan quinquennal 2007). Création en 1991. Depuis la Loi HPST* de 2009, les SROS sont analysés par les ARS* qui ont remplacé les ARH*. Hôpital [Juillet 2010]
Substitution (Droit de)   Droit, pour un pharmacien, de substituer un générique* à un médicament princeps*, prescrit sur une ordonnance. Le prix de la spécialité générique* délivrée ne peut être supérieur de plus de 50 centimes au prix de la spécialité pharmaceutique prescrite. Le médecin peut s'opposer ex ante à la substitution par la mention «non substituable» (NS) sur l'ordonnance. Le pharmacien qui exerce ce droit (et cette charge) a reçu une indemnité financière jusqu'à la signature de la Convention Pharmaceutique en 2006, à partir de laquelle un objectif de taux de substitution départemental a été institué (70% en 2006, 75% en 2007, 80% en 2009, en moyenne sur la totalité du répertoire générique). Médicament [Juin 2010]
Symptôme [=Symptome]   Manifestation visible, sensible ou palpable d'une maladie. Habituellement perçue directement par le malade. Mais certaines affections sont asymptomatiques, sans signes apparents (exemple : HTA, Hypertension Artérielle). Le médecin doit procéder à des analyses plus poussées pour les identifier, voire à des tests. Le tableau clinique est la liste la plus précise possible des caractéristiques, symptômes et signes d'états pathologiques cliniquement observables. http://symptomes.info. Soins de ville [Juillet 2010]
T2A (Tarification à l'Activité)   Depuis Janvier 2004, les hôpitaux publics commencent à être financés sur la base du T2A (qui remplacera progressivement la Dotation globale). La T2A est une variante de la Tarification à la Pathologie, fondement du PMSI* et des points ISA*. Les 2 modes de financement (le second, TAP, étant choisi par les Pays Anglo-Saxons) permettent une meilleure équité et des gains de productivité sensibles. Revers de la médaille, la course aux actes pour augmenter artificiellement l'activité, la sous-évaluation des missions de services publics. La T2A ne concerne que le court séjour (Médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique, ou MCO) et il y a des exceptions (urgences, liste en sus pour les médicaments et dispositifs onéreux, HAD*, hospitalisation de jour comme la dialyse, etc.). 60 hôpitaux expérimentent en 2003 la tarification à l'activité (T2A) en lieu et place de la dotation globale, dans le cadre du plan Hôpital 2007 (année prévue de couverture géographique totale). A la fin 2005, 100% des cliniques et 35% des hôpitaux ont migré vers la T2A. En 2008, 100% des hôpitaux avaient migré. Hôpital [Février 2010]
Télémédecine (Médecine à Distance) [=e-medecine] e-medecine [=Télémédecine] Concept rassemblant toutes les relations électroniques en médecine : échanges de données patient, de remboursement*, d'imagerie, de diagnostics (etc.). Comprend aussi la télé-consultation et la télé-chirurgie, voire la téléprésence. La loi relative au droit des malades (votée en Mars 2002) est un levier de décollage de la télémédecine. Start-up de télémédecine : Uni-Médecine (1998), Etiam (1997), Axicare (1999), Trace Data (2000, Suisse). La première expérience de télémédecine remonte au 8 Novembre 1994: un examen scanner à rayons X a été piloté depuis l'Hôtel-Dieu de Montréal (Canada) sur un patient situé dans l'appareil de l'Hôpital Cochin, à Paris (France). Club des Acteurs de Télémédecine : www.telemedecine.org (ou bien www.portailtelesante.org). Un site personnel dédié (poil-à-gratter) est I-MED : www.i-med.fr. Informatisation [Juin 2010]
Tétrapilectomie   Opération chirurgicale anodine, mais réservée aux experts (mot d'origine grecque). Beaucoup utilisée par les groupes de pression de la santé pour bloquer le système ou générer des effets pervers. Assurance Maladie [Juillet 2010]
TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité)   Remboursement* de médicaments appartenant à un groupe générique* sur la base d'un forfait (variable selon chaque molécule*) et variable au cours du temps, et non plus selon un pourcentage (donc indépendamment du prix réellement payé par le patient). Le système s'apparente au "Referenz Preis" Allemand initié par la réforme Seehofer (du nom du Ministre de la Santé) au début des années 90s. En France, initié fin 2003, pour les groupes génériques* dont le taux de substitution par les pharmaciens ne paraissait pas suffisant aux autorités de tutelle. Quatre vagues de TFR et la baisse de certains TFR de la première vague ont été mises en place en 2005 et 2006, un autre type TFR dit "au fil de l'eau" a été institué pour les molécules substituables depuis au moins 1 an avec un taux de substitution regardé comme faible (60%) par la Tutelle. Chaque TFR est fixé par le CEPS* au sein d'un groupe générique* (ensemble princeps* et générique d'une molécule et d'un dosage pour tous les conditionnements, définis par l'AFSSAPS*), mais les prix de ventes restent dissociés et le TFR entraîne une économie pour le patient et la Sécurité Sociale. En Octobre 2008, plus de 850 spécialités pharmaceutiques (sur plus de 1 850 produits génériques remboursables) sont remboursées sur la base d'un forfait. État [Décembre 2009]
Thérapeutique [=Therapeutical]   Domaine de la médecine étudiant les moyens de soulager les symptômes ou de soigner les maladies. Concerne principalement les médicaments (et aussi des dispositifs*). Issu du Grec «therapeuein», qui signifie soigner. Médicament [Juillet 2010]
Thérapie Génique   Correction d'anomalies génétiques ou guérison de maladies d'origine génétique (ex : diabète) par une intervention directe sur le génome humain (via un vecteur viral désactivé ou non viral). Au stade du concept dans les années 60 (un premier essai clinique initié par S. Rosenberg aux USA à la fin des années 1980). Encore en phase expérimentale (nombreux échecs). Les premiers succès cliniques significatifs de la thérapie génique ont été rapportés en 2007, après plus de 15 ans de balbutiements (Maladie de Parkinson). Un premier succès mitigé avait été enregistré avec le protocole de Alain Fischer sur le traitement des enfants-bulles atteints d'immunodéficience sévère dès 1999. Vise surtout le traitement des cancers (2 tiers des essais cumulatifs, en 2009). Génétique [Juillet 2010]
Ticket Modérateur (TM)   Pourcentage des frais liés aux soins et biens médicaux, en particulier du médicament, qui restent à la charge de l'ayant droit (i.e., l'assuré et ses collatéraux non cotisants, comme l'épouse et les enfants) après remboursement* par l'Assurance Maladie* (hors dépassement d'honoraires). Créé en 1945, avec la Sécurité Sociale pour responsabiliser la population. Mais une part importante est prise en charge par les Mutuelles et les Assurances privées, ce qui limite sa portée (d'où la création du forfait 1€*, une franchise non remboursable, en 2004). Peut être exonéré (8 à 9 % de la population Française), notamment dans le cadre des ALD*. Depuis 2009, l'UNCAM* a la capacité d'augmenter le taux du ticket modérateur à 40% (au lieu de 30%), pour les 15 % de patients qui n'ont toujours pas déclaré de Médecin traitant*. La part des dépenses de médicaments sans ticket modérateur est de l'ordre de 40 à 45 % des dépenses de l'Assurance Maladie en 2001 (dépasse 60% en 2009). Historique détaillé à www.ecosante.fr/FRANFRA/800420.html. Assurance Maladie [Août 2010]
Tiers Payant [=Direct Payment by Insurers]   Système permettant à l'assuré de ne pas faire l'avance des frais : la caisse concernée règle directement au tiers les prestations dues. Exemple du vaccin anti-grippal délivré gratuitement aux personnes âgées de plus de 70 ans, le pharmacien étant réglé directement par la CPAM*. Reste à la charge de l'assuré : le ticket modérateur, le forfait hospitalier (éventuellement pris tous les deux en charge par l'assurance complémentaire), le forfait de 1€*, les dépassements d'honoraires, etc. Peut aussi concerner les complémentaires : dans tous les cas, le professionnel de santé doit faire les démarches pour se faire rembourser auprès des caisses, mutuelles, ou assurances. http://vosdroits.service-public.fr/F167.xhtml. Assurance Maladie [Septembre 2010]
TULIPE (Transfert d'Urgence de l'Industrie Pharmaceutique)   Association humanitaire, pour la distribution de médicaments* aux pays en développement ou aux populations dans le besoin, offerts par l'Industrie Pharmaceutique, via le SNIP* (devenu le LEEM* en 2002). Répond en urgence aux besoins des populations en détresse lors des crises sanitaires aiguës, des catastrophes naturelles et des conflits locaux (par exemple, le Tsunami de 2004, le séisme en Haïti en 2010). 3 permanents, 30 bénévoles et €1,5 Millions de dons en 2009. www.tulipe.org. Médicament [Mai 2010]
UGA (Unité Géographique Autonome)   Zone géographique élémentaire de ventes, pour la promotion auprès des médecins libéraux: un secteur de Visite Médicale* comprend plusieurs UGA. Le découpage de la France métropolitaine en 746 UGA est fait par le GERS*. Marketing Pharmaceutique [Juillet 2010]
UNAFORMEC (Union Nationale des Associations de Formation médicale continue)   Regroupement des Associations de FMC* pour les praticiens. Ne finance qu'une part minoritaire de la FMC. Membre fondateur et gestionnaire du système de FMC* à points qui a été abandonné en 2009. Active également dans l'EPP (Évaluation des Pratiques Professionnelles) qui dépend de l'HAS*. www.unaformec.org. Soins de ville [Avril 2010]
UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie)   Organisme d'État, institué par la Loi du 13 Août 2004 qui chapeaute les 3 caisses principales (CNAMTS*, MSA*, CANAM*, devenu RSI*) pour le fonctionnement de l'Assurance Maladie*. Composition des 18 membres du C.A. (retour au paritarisme pur) : 6 représentants des syndicats (2 Cfdt, 1 Cftc, 1 FO, 1 CGC et 1 CGT) et 6 des employeurs (4 Medef, 1 UPA et 1 CGPME) pour la CNAMTS, 3 pour le MSA et 3 pour la CANAM, sans représentation des Mutuelles et des Associations (contrairement aux régimes de base). 3 rôles dévolus à l'UNCAM : (1) assurer une meilleure articulation entre les différents régimes d'Assurance Maladie*, (2) permettre à l'Assurance Maladie d'assumer de nouvelles compétences (en matière de gestion de la nomenclature des actes, de fixation de taux de remboursement, de relations conventionnelles), et (3) établir des partenariats avec les professionnels de santé et l'Union des organismes complémentaires (UNOCAM* ou UNOC). L'UNCAM se décline au niveau régional en URCAM* (www.urcam.fr) dont les missions ont migré vers les ARS* depuis la Loi HPST* en Avril 2010. A l'initiative de la création des CAPI*, amorce de paiement forfaitaire des médecins. Ne pas confondre avec l'appellation courante CNAM*. Assurance Maladie [Avril 2010]
UNOCAM (UNOC)   Organisme de concertation et de décision regroupant les 3 familles d'assureurs complémentaires en France (mutuelles, assurances privées, instituts de prévoyance); constitué sous forme d'association, il est composé d'un bureau et d'un conseil (un bureau avec 2 représentants par famille d'assureurs, à égalité ; le conseil, avec la majorité à la FNMF* : 17 pour la FNMF (Fédération nationale de la mutualité française), 8 pour la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurance), 7 pour le CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance) et 1 pour le régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle) ; initialement appelé UNOCAM (puis changé en UNOC, et revenu en UNOCAM, avec un risque d'ambiguïté avec le sigle de l'UNCAM*). Avec la Loi du 13 Août 2004*, les complémentaires doivent proposer des contrats "responsables" à compter du 1er janvier 2006, avec 5 contraintes légales : obligation de ne pas rembourser - ou partiellement seulement - certaines prestations comme le forfait de 1 €*, la majoration du ticket modérateur sanctionnant l'absence de choix ou de recours au Médecin "traitant"*, ainsi que celle sanctionnant le refus de donner accès à son dossier médical (DMP*), obligation de ne pas prendre en charge les dépassements d'honoraires des spécialistes à l'occasion de consultations non préalablement prescrites par le Médecin Traitant*. En échange, 4 avantages (aides publiques) : exonération de charges sociales pour les cotisations versées par les employeurs dans le cadre de contrats d'assurance complémentaire santé collectifs et obligatoires de l'entreprise, exonérations fiscales pour les complémentaires santé collectifs obligatoires et ceux des travailleurs indépendants (contrats «Madelin»), exonération de la taxe de 7 % sur les conventions d'assurance, crédit d'impôt pour aider les personnes à faibles revenus à souscrire une assurance complémentaire santé. Assurance Maladie [Janvier 2010]
UNPF (Union Nationale des Pharmacies de France)   Syndicat minoritaire de Pharmaciens d'Officine (comme les nouveaux APLUS* et USPO*). De création ancienne (1899), il est considéré comme représentatif par les pouvoirs publics, mais sa pénétration se situe loin derrière la FSPF*. Revendique 1600 adhérents en 2003 (et autour de 1000 en 2009). Se positionne sur les officines importantes (avec un chiffre d'affaires de près du double de la moyenne nationale). www.unpf.org. Syndicat [Février 2010]
URCAM (Unions Régionales des Caisses d'Assurance Maladie)   Organismes chargés de définir, au niveau régional, une politique commune de gestion du risque, notamment dans le domaine des dépenses de soins de ville, et de veiller à sa mise en œuvre : mise en oeuvre des actions de prévention et d'éducation sanitaire nécessaires au respect des priorités de santé publique arrêtées aux niveau régionaux. Les URCAM mènent avec les URML (unions régionales des médecins libéraux) les études nécessaires à l'évaluation des besoins médicaux, des comportements et des pratiques professionnelles et à l'organisation et à la régulation du système de santé. Mises en place dans le cadre du plan Juppé*, comme embryon de la régionalisation du système de soin (avec les URML*, le ARH*, les Conférences Régionales de santé, les DRASS* et les ORS). Depuis la Loi HPST* en Avril 2010, leurs missions ont migré vers les ARS*. www.assurance-maladie.fr et www.urcam.org (Franche Comté). Assurance Maladie [Juin 2010]
URML (Union Régionale des Médecins Libéraux)   Structure régionale instituée par le plan Juppé* et ses ordonnances de 1996 (au nombre de 27, comme les régions administratives). Réunit les médecins de ville élus par leurs pairs. Peuvent choisir des options de régulation propres, comme Liberalis (Wanadoo), un opérateur informatique pour les FSE* (abandonné aujourd'hui). En pratique, se sont calés sur la politique du syndicat de Médecins majoritaires (le plus souvent CSMF*). www.sante-sports.gouv.fr/union-regionale-des-medecins-liberaux-urml.html. Soins de ville [Avril 2010]
URSSAF (Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales)   Organismes de perception des cotisations sociales (assurance maladie, assurance vieillesse, allocations familiales et accidents du travail). Également de la Contribution sociale généralisée (CSG, prélèvement de nature fiscale). Plus de 100 URSSAF en France et DOM-TOM. Dépend de l'ACOSS*. www.urssaf.fr. État [Juillet 2010]
USPO (Union des Syndicats de Pharmacies d'Officine)   Syndicat minoritaire de Pharmaciens d'Officine issu de la scission d'une partie de la FSPF* (7 syndicats départementaux), en Octobre 2001. Revendique 2000 officines dans 15 départements en 2003 (3000 en 2009). S'est occupé à étendre son assise nationale depuis sa création. Reconnu représentatif par l'État en 2005. www.uspo.fr. Syndicat [Février 2010]
UT (Unité Thérapeutique) [=Therapeutic Unit]   Champ de compétence marketing. Couvre un ensemble de classes thérapeutiques* similaires ou homogènes pour un laboratoire pharmaceutique. Exemple : UT Cardiovasculaire, UT Antibiotiques. La force de vente est exclue (se différencie, ainsi, du BU* qui inclut la VM*). Selon les organisations, l'UT comprend, outre le marketing et le médical produit, des services d'études de marchés, de logistique, de relation-client (etc.). Marketing Pharmaceutique [Mai 2010]
Vaccin [=Vaccine]   Substance introduite dans l'organisme pour lui conférer une immunité active contre une maladie infectieuse. Vaccin, soit préventif, soit thérapeutique. Les 4 grands acteurs sont GlaxoSmithKline, Aventis Pasteur, Novartis et MSD (à un moindre degré : Pfizer-Wyeth). Il est important de noter que Bill Gates, fondateur de Microsoft, a créé une fondation dotée de plusieurs dizaines de Milliards de US$ pour la vaccination des enfants. La Fondation Gates (www.gatesfoundation.org) est aussi membre donateur de UNITAID, parallèlement au fond OMS*. Médicament [Juillet 2010]
Vidal (Dictionnaire)   Livre rassemblant les RCP* des médicaments*, à la disposition des prescripteurs et financé par les laboratoires. Disponible sur Internet (accès réservé aux professions de santé, inscription, gratuit) ou sur l'Intranet RSS*, Vidal Pro, fidèle reproduction de l'édition papier, avec une information hebdomadaire sur les nouvelles AMM* et les suppressions de spécialités*. www.vidal.fr. Médicament [Août 2010]
Visiteur Médical (VM) [=Rep] Rep (Representative) [=VM] Cadre de l'Industrie Pharmaceutique, titulaire d'une carte professionnelle obtenue après une formation dans une école agréée (depuis 1993). Principales écoles : Ceram, Diana Soft, IMT, Insecomm, Pharmexport. En charge de la promotion et de l'information médicale auprès des praticiens de ville et d'hôpital (également auprès d'autres cibles non prescriptrices*). Visite aussi les pharmacies, pour information (les vendeurs en pharmacie sont appelés des représentants pharmaceutiques). Supervisé par un directeur (ou animateur) régional et un directeur national des ventes. Nombre, en France : de 17000 à 24000, selon le périmètre de définition (20 600 titulaires d'une carte, d'après le SNIP*, devenu le LEEM* en 2002). Même si les médias grand public ont un impact important pour 74,5% des médecins (très important pour 24% et assez important pour 50% d'entre eux), et si la presse médicale est jugée déterminante, avec 83 % des suffrages (rôle très important pour 31% des médecins et assez importante pour 52%), c'est à la visite médicale que va l'attachement des médecins : jugée utile par 93,5% d'entre eux. Toutefois, si 59,5% déclarent que le passage d'un visiteur médical est un «service utile», 34% des médecins préfèrent parler de " contrainte utile ". Les réfractaires à la visite sont très peu nombreux (6,5%). En revanche, la fréquence souhaitée des visites divise les médecins : 12% souhaitent un rythme mensuel, 40% un rythme trimestriel et presque autant (35,5%) un rythme semestriel (12,5% souhaitent un rythme encore moins important). Source : TOP-Quotimed. Magazine spécialisé : www.visiteactuelle.com (à partir de Février 2010, Visite Actuelle Médecine, Hôpital, Pharmacie remplace Visite Pharma et Visite Actuelle, passant de 48 à 64 pages). Comité Professionnel de la Visite Médicale : www.cpnvm.com. Depuis Décembre 2008, le LEEM* a mis à disposition des VM un outil d'auto-positionnement des visiteurs médicaux (dans le cadre de l'évolution du métier et des plans sociaux imposés par la tutelle et par la productivité en baisse de la R&D* : www.evolution-vm.org). Fonctionnement juridiquement encadré depuis 2005 (cf. Charte V.M.*). La profession bénéficie d'un magazine spécialsé mensuel intitulé Visite Actuelle, fondé par Hubert Chatelut, repris à son décès par UBM Medica (éditeur du Quotidien du Médecin) Marketing Pharmaceutique [Novembre 2010]
Vitale (Carte)   Carte à puce, mise au point par la CNAMTS* et destinée à chaque assuré social. Pilier du projet d'informatisation du GIE Sesam-Vitale. Carte Vitale 1, avec seulement des renseignements de nature administrative d'ouverture de droits de l'affilié et de ses ayants droit. Doit être présentée au prescripteur pour la constitution d'une FSE* et le remboursement* des prestations. Carte Vitale (2 : individuelle) est mise en service progressivement à partir de mi-2007, avec une photo de l'assuré social et (ultérieurement) des composants bio-métriques d'identification (l'électronicien français Sagem a été choisi pour concevoir le système d'exploitation de cette carte "V2", dont le coût de lancement est évalué à € 35 Millions) ; contient des informations cryptées avec sécurité renforcée (adjonction d'un volet médical, désignation du médecin "Traitant"), plus développées que dans la V1, grâce aux progrès des puces informatiques (32 Ko de mémoire contre 4 auparavant) ; indispensable au fonctionnement du DMP* (dossier médical personnel, informatisé) sur Internet, parallèlement à la carte CPS de professionnel de santé. www.sesam-vitale.fr. Informatisation [Mai 2010]
@ (Arobase, Arobace)   Symbole formé de la lettre «a» aux trois quarts ou complètement encerclée, séparant le nom (ou alias, ou surnom, ou pseudo) et l'hébergeur (FAI*, URL*, Hub*…) dans une adresse e-mail* (mail* ou mèl*). Peut également être incorporé à un nom de Société des NTIC* pour marquer son appartenance exclusive au monde virtuel du Web*. La source originelle de ce signe, utilisé au Moyen Âge (daterait du 6ème siècle de notre ère), serait une contraction de la préposition Latine »«ad " qui signifie vers. L'@ resurgit après une longue disparition au 12ème siècle, en plein gothique. Durant les siècles qui suivent, le signe @ est utilisé ici et là dans les échanges commerciaux et les écritures religieuses. De retour sur les machines à écrire suédoises dans les années 20, c'est très naturellement qu'il est adopté, d'abord sur Telnet dans les années 70, l'ancêtre du réseau actuel, puis sur l'Internet dans sa fonction actuelle de timbre virtuel. Autres explications : arrobas viendrait d'un rapprochement ou d'une confusion avec le symbole d'une unité de poids espagnole, arroba, dont le nom français est arrobe (avec un ou deux r), et dont l'origine est l'arabe [ar-roub] ou arobas serait la déformation de a rond bas (de casse), c'est-à-dire a minuscule entouré d'un rond. Ou encore : arobas, déformation provençale de alabast qui devrait s'écrire en graphie occitane actuelle arabast (c'est un crochet que l'on accroche au bât des ânes !). Les caractères cerclés comme @ existent depuis la nuit de l'Histoire dans les écritures orientales, de l'Inde jusqu'à Bornéo. Ce sont des chiffres le plus souvent (1, 5, 6). Or le @ vu dans un miroir est le chiffre 6 du Bengale au Laos (sauf au Cambodge où il désigne l'unité). Or, ce sont les Arabes (Ousbékistan, Afghanistan, Iran actuels...) qui ont transmis les chiffres et quelques lettres à l'Ouest et, vu dans un miroir, ils écrivent alors de gauche à droite ! Au Sri Lanka, le chiffre 6 est inversé, très proche donc de @, la queue de singe non bouclée. Le petit nom de @ varie selon les pays : escargot (Italie), queue de singe (Allemagne), shtrudel (Israël), ver de terre (Hongrie). Se prononce «at» (= chez, en Anglais). Devrait se dire officiellement «arrobe» en Français. www.arobase.org. Messagerie [Septembre 2010]
A Portée d'un Clic [=One click away] One click away [=A Portée d'un Clic] Illustre la facilité avec laquelle le cyber-consommateur peut zapper d'un site marchand à un autre, en 1 ou 2 clics de souris (sans compter les sites comparateurs produits-prix). Web [Septembre 2010]
A to A (Application à Application)   Un projet A to A désigne un chantier d'intégration d'applications dans le périmètre de l'entreprise. Par opposition à un chantier d'intégration B to B* qui désigne le périmètre inter-entreprises. Fait partie de l'EAI*. Les notions de AtoA et d'IAI peuvent être comparées à celles d'intranet et d'extranet, selon le périmètre : A to A désigne les échanges inter-applicatifs à l'intérieur de l'entreprise et IAI (pour "Internet Application Integration") étend le périmètre aux clients et partenaires (souvent des fournisseurs) de l'entreprise. La distinction A to A de B to B n'est pas toujours aisée et nette, sachant que le périmètre juridique de l'entreprise n'est pas toujours simple (par exemple, les J.V., les spin-out). Informatique [Septembre 2010]
Accès à distance [=Distant Access] Distant Access [=Accès à distance] Deux types d'accès aux informations du Data Warehouse*. Soit, sous forme de postes de travail connectés directement au serveur, et qui lancent régulièrement des requêtes* sur les bases, pour ensuite naviguer dans les résultats fournis. Soit, dans un environnement client - serveur, par des postes, fixes ou portables, connectés à distance par des moyens filaires, hertziens ou autres, qui lancent ponctuellement leurs requêtes*, récupérent les informations, pour, une fois la connexion interrompue avec le serveur, mettre à la disposition de l'utilisateur local des outils de traitement et d'analyse des données récupérées. Data Warehouse [Septembre 2010]
ACD (Distributeur Automatique d'Appel) [=Automatic Call Distribution]   Auto-commutateur Téléphonique Électronique qui aiguille les appels entrants*, sortants* ou internes vers des files d'attente selon des critères pré-établis. Supporte les pointes de trafic. Outil de gestion, de supervision et de répartition équitable des flux téléphoniques, faisant partie du PABX*. Evolue peu à peu vers le routage d'appels plus diversifiés (media blending). Centres d'Appels [Septembre 2010]
ACM (Automatisation des Campagnes Marketing) [=EMA (Enterprise Marketing Automation)] EMA (Enterprise Marketing Automation) [=Automatisation des Campagnes Marketing] Outils logiciels* de Marketing automatisé pour la gestion des campagnes, la gestion des contacts, le télé-marketing. CRM appliqué au Marketing. Peu utilisés en Pharma éthique jusqu'en 2003, leur acceptation s'accroît de plus en plus, avec l'avènement des Tablets PC* (ardoises électroniques) et récemment de l'IPad. CRM [Septembre 2010]
ACS (Séquenceur d'Appels Automatique) [=Automatic Call Sequencer]   Dispositif permettant de prendre un appel entrant quand le télé-opérateur, ou le standardiste, ou tout autre destinataire, est déjà en ligne. Diffuse un message, une musique d'attente, de la publicité, un streaming radiophonique, voire des jeux interactifs. Alerte visuellement l'agent qu'un appel est en attente et l'informe du temps d'attente en cours pour l'appelant. Partie distincte du PABX*. Centres d'Appels [Septembre 2010]
RNA (Raccordement numérique asymétrique) [=ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line)] ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line) [=RNA (Raccordement numérique asymétrique)] Norme de transmission des données téléphoniques à haut débit sur la boucle locale en cuivre. Le débit peut atteindre 8,2 Mbits/s en flux descendant (du FAI* vers l'Internaute) et 640 Kbits/s en flux montant. Permet des connexions à Internet rapides (comme le câble ou le satellite ou utilisant les fils de cuivre du réseau téléphonique), notamment pour le multimédia, mais est limité en distance par rapport au commutateur de l'opérateur Télécom et restreint sur le plan géographique. Nécessite un modem spécial. Pour le grand public, il été lancé en 1999 en France par France Télécom, avec ouverture à la concurrence 2 ans plus tard. En Novembre 2004 a été lancé l'ADSL2, permettant des débits descendant de 15 Mbits/s maximum au début (des tests en cours à 50 Mbits/s). L'ADSL2 ouvre la possibilité à la VOD (Video on Demand Haute résolution), à l'Internet de seconde génération. Le basculement de l'ADSL classique vers l'ADSL 2+ nécessite une mise à jour des équipements, notamment un modem compatible à la norme, et la mise à niveau des nœuds de raccordement (DSLAM). Il faut ensuite pour pouvoir bénéficier de cet accès ultra rapide se situer à moins de 2 kilomètres du répartiteur. Ce signal ne vient pas empiéter sur les fréquences utilisées pour transmettre la voix et laisse la ligne téléphonique libre pour un appel en même temps que les données sont transférées, ce qui a permis l'explosion de la téléphonie IP* (sur Internet). Web [Septembre 2010]
Agents intelligents [=Intelligent Agents] Intelligent Agents [=Agents intelligents] Programmes experts dotés d'une capacité à se déplacer dans des réseaux, pour extraire, stocker et analyser des données, afin de déterminer des actions adéquates et ciblées dans le cadre du CRM*. Outils décisionnels de 2 types : soit, agents de recherche d'information, capables, à partir d'une question posée par un utilisateur, dans un langage plus ou moins intuitif, de parcourir rapidement de très grandes quantités d'informations et de sélectionner celles qui correspondent à la question ; soit, agents de traitement pouvant être programmés par l'utilisateur ou l'administrateur en vue d'effectuer à intervalles réguliers des tâches de recherche, de mise à jour de bases, d'extraction répétitive ou de traitement (souvent pendant la nuit, pour des tableaux de bord récurrents). Utilisation de plus en plus intuitive, notamment dans les cas d'architecture «pure web». Business intelligence [Septembre 2010]
API (Interface de Programmation entre Applications) [=Application Programming Interface]   Langage ou format de message pour communiquer avec le système d'exploitation. Interface normalisée grâce à laquelle le programmeur a directement accès aux fonctions d'un système d'exploitation (comme Microsoft Windows*, Linux*, IBM AIX, Sun Solaris et HP Unix). Beaucoup utilisée dans le cadre du Web 2.0. Informatique [Septembre 2010]
Appels entrants [=Inbound Calls] Inbound Calls [=Appels entrants] Appels reçus dans un centre d'appels* et réceptionnés par les télé-opérateurs (par exemple, hot line). Centres d'Appels [Septembre 2010]
Appels sortants [=Outbound Calls] Outbound Calls [=Appels sortants] Appels émis dans un centre d'appels* par les télé-opérateurs vers l'extérieur (par exemple, marketing téléphonique). Centres d'Appels [Septembre 2010]
Applet   Francisé en «Appliquette» (inusité). Programme de petite taille (Applet est l'acronyme de APPlication Light wEighT) effectuant une tâche précise et éventuellement inclus dans une application plus vaste. Une Applet peut, par exemple, consister en un tableur rudimentaire qui calculera les mensualités d'un prêt immobilier dans un document. Le terme s'est popularisé avec le langage Java*. Les Applets Java* ont servi à animer les pages Web, mais ont perdu du terrain avec l'avènement de la technologie Flash*, jusqu'à s'afficher très rarement. Mais bien d'autres technologies, celles de Microsoft entre autres, peuvent servir à programmer des Applets. Informatique [Septembre 2010]
ARCEP (Agence Régulation des Communications Électroniques et des Postes)   Agence publique française (composée d'experts), statuant sur les normes futures de communications électroniques, accordant les licences d'exploitation et chargée de régler les litiges entre opérateurs. Depuis Mai 2005, l'ARCEP a remplacé l'ART*, avec des prérogatives semblables et un domaine de compétence étendu. www.arcep.fr. Téléphonie [Septembre 2010]
Arpanet   Réseau informatique de transmission de données construit entre 1959 et 1968, à l'initiative du Département américain de la Défense, par l'agence ARPA (Advanced Research Project Agency), afin d'assurer la sécurité des relations entre les centres militaires, notamment en cas de destruction d'une partie du réseau. Baptisé en 1969, l'Arpanet, historiquement le premier réseau de réseaux, permettait alors de relier entre eux une vingtaine de centres militaires, industriels ou universitaires. L'Arpanet est l'ancêtre d'Internet : ce dernier doit son essor, après 1982, à la gratuité de l'accès au réseau, ainsi qu'à l'explosion de la micro-informatique. Web [Septembre 2010]
ART (Agence de Régulation des Télécommunications)   Agence publique Française (composée d'experts), statuant sur les normes futures de téléphonie, accordant les licences d'exploitation et chargée de régler les litiges entre opérateurs. Depuis sa création, son domaine de compétence n'a fait que s'accroître : elle détermine, voire impose, des baisses de prix aux opérateurs de téléphonie fixe et mobile ; elle a attribué des fréquences pour la TNT (Télévision Numérique Terrestre) et en a fixé la norme de compression (Mpeg 2 vs. 4). En Mai 2005, le nom de l'agence a été changé de ART en ARCEP*, avec des prérogatives semblables et un domaine de compétence étendu. ART. Téléphonie [Septembre 2010]
ASCII (American Standard Code for Information Interchange)   Code Américain pour l'Échange d'Informations Standardisées, créé par l'Américain Bob Bemer en 1961. Code de transformation universel, qui représente chaque caractère d'imprimerie et qui est lisible par tous les ordinateurs (PC, MacIntosh, etc.) et tous les logiciels* (Linux*, compris). Le nombre maximum de 128 (de 0 à 127) vient de la contrainte du code en octet. Dernière version : 1986. Avatars : Unicode, ISO-8859-1 (qui étend l’ASCII avec les caractères accentués utiles aux langues originaires d'Europe occidentale comme le Français ou l'Allemand). Prononciation : Aski. Informatique [Septembre 2010]
Attrition (Taux d'attrition) [=Attrition rate] Attrition rate [=Taux d'attrition] Pourcentage de clients perdus sur une période donnée, et par extension pourcentage d'internautes acheteurs que perd un site marchand sur une période donnée, ces derniers n'ayant pas acheté sur le site pendant cette période de référence. Le taux d'attrition indique la capacité du site à retenir ses clients. Notion souvent associée à la fidélisation du CRM. Terme transposé à l'Internet et au GIRC* ou e-CRM*. CRM [Septembre 2010]
B to B (Business To Business)   Abréviation utilisée pour désigner les relations d'affaires de professionnels à professionnels, ou encore inter-entreprises (encore écrite B2B) CRM [Septembre 2010]
B to C (Business To Consumer)   Abréviation utilisée pour désigner les relations d'affaires de professionnels à un consommateur final (encore écrite B2C). CRM [Septembre 2010]
B To E (Business To Enterprise)   Abréviation utilisée pour désigner les relations d'affaires de professionnels à professionnels, dans le cas spécifique de l'entreprise avec un employé (encore écrite B2E). CRM [Septembre 2010]
B To G (Business To Government)   Abréviation utilisée pour désigner les relations d'affaires entre une entreprise et une administration publique (encore écrite B2G). Également appelé B2A, Business to Administration. CRM [Septembre 2010]
Back office   Partie du Système d'Information (bases de données et logiciels* de gestion -PGI* ou ERP*) à laquelle le client final n'est pas confronté. Concerne l'ensemble de la gestion opérationnelle et administrative liée à la vente de produits ou services, mais en amont du processus de gestion de la relation client: logistique, comptabilité, ressources humaines, juridique (le back-office s'oppose au Front-office* qui regroupe tout ce qui est directement en contact avec le client, mais la distinction devient de plus en plus floue, de ce point de vue). Informatique [Septembre 2010]
Balises [=Tags] Tags [=Balises] Codes Html* indiquant des informations particulières dans une page* web. Sont inscrites entre les signes < et > dans le code source. Formés de caractères spéciaux servant à repérer des parties de texte devant recevoir un traitement particulier. Peut par exemple être constituée d'une directive sous forme de mot-clé (Font, Strong, Table, etc.) qui permet de mettre en forme un texte et qui indique au navigateur Web comment devrait être affiché un document. Les balises Meta ont une fonction particulière dans chaque page Html* (au début) : elles signent la page (auteur, dernière actualisation), marquent le copyright, la langue utilisée, permettent le référencement, l'accès ou non aux robots des moteurs de recherche, définissent le contenu de la page par du texte et des mots clés. Les codes Html ont fait l'objet d'une norme établie par le W3C à http://validator.w3.org (et aussi parallèlement pour les feuilles de styles CSS*). Web [Septembre 2010]
Bande Passante [=Band Width] Band Width [=Bande Passante] Quantité d'informations que peut véhiculer un canal particulier en Bit/s. Correspond le plus souvent au débit maximal (théorique) sur une liaison. Capacité maximale de débit sur une liaison donnée, déterminée par les technologies de transmission mises en œuvre à l'aide des équipements situés à chaque extrémité de cette liaison. Critère important dans la sélection d'un hébergement* professionnel Internet (ou grand-public). A savoir la bande passante descendante est très différente (et très supérieure) à la bande passante montante, pour le poste Internet terminal. Informatique [Septembre 2010]
Bannière (Bandeau) [=Banner]   Bandeau publicitaire, textuel, graphique, fixe animé ou vidéo, le plus souvent placé en haut de la page web* à ses débuts (aujourd'hui, à n'importe quel endroit de la page web*). A cliquer éventuellement par l'Internaute pour avoir plus d'informations ou accéder au site spécifique. En 2001, génère encore 75% des investissements publicitaires sur le Web (90% en 1998), mais dans le meilleur des cas ne rapporterait que 0.5% de taux de clics en retour. Caractérise la e-Pub : depuis la première bannière, le 27 octobre 1994 aux USA (un bandeau pour le compte d'AT&T) : le site HotWired.com (devenu depuis Wired) avait inséré une bannière, 468x60 pixels, réalisée par l'agence interactive Modem Media, et devenue la taille standard de la bannière classique pour les résolutions d'écran faibles (aujourd'hui dépassé) ; vite décliné en Europe : au Royaume-Uni en Novembre 1994, mais en France, en 1996. Depuis dix ans, la très grande majorité des sites de contenu et les portails ont adopté ce modèle publicitaire (en plus des pop-ups, éliminés par les anti-spams, des rectangles larges en Flash, puis des publicités flottantes en Dhtml, avec animation sonore) ; la première publicité interactive date de fin 1996 : Hewlett Packard proposait aux internautes de jouer, directement dans une bannière, au jeu "Pong" d'Atari, suivi de Nike, Absolut Vodka, Bosch ; aujourd'hui, la publicité s'intègre au contenu (cf. Google Adsense) et les bannières pèsent moins de 50% ; le marché total de la publicité sur Internet en France est passé de € 1 Million en 1996 à 700 Millions en 2004, et atteint € 1.14 Milliard au seul 1er semestre 2010, soit une hausse annuelle de 8 %. Aujourd'hui, les tailles des bannières respectent un standard fixé par l'IAB (International Advertising Bureau) : www.iab.net. Web [Septembre 2010]
Base de données (SGBD) [=Data Base (SGDB)] Data Base (SGDB) [=Base de données (SGBD)] Stock de données collectées et/ou analysées sur des clients ou des prospects. Un élément central du Data Warehouse*. Les données internes, dont les informations ont été recueillies par l'entreprise elle-même, peuvent être enrichies ou confrontées à des données externes, louées ou achetées à des entreprises spécialisées. Peut atteindre des tailles considérables, souvent plusieurs Gigaoctets de données (milliards de caractères) et pour les plus grandes, les Téraoctets (mille milliards). Contient souvent les méta-données*, c'est à dire les données sur les données. Plusieurs types, en fonction de la technologie utilisée pour stocker les données dans ces bases : bases relationnelles* et bases multidimensionnelles*, utilisées dans les entrepôts de données (Data Warehouses*), mais aussi bases de données objet et bases multimédia. Avec les disques durs de grande capacité, les SGBD sont incluses de plus en plus dans de simples serveurs ou PC mutliprocesseurs. Data Warehouse [Septembre 2010]
Base de données de production   Base utilisée par les applications non décisionnelles de l'entreprise (back-office*) et de structuration différente de celles de la base de données multidimensionnelle, nécessaire au CRM*. Back Office [Septembre 2010]
Base de données multidimensionnelle [=Multi-dimensional Data Base] Multi-dimensional Data Base [=Base de données multidimensionnelle] Base dont les données sont stockées en vue d'optimiser l'accès aux informations par des requêtes* ouvertes (c'est à dire, non prévues à la création de la base). La représentation habituelle d'une base multidimensionnelle est un cube en 3D, encore appelé hyper-cube* (la base peut gérer bien plus de trois dimensions, parfois jusqu'à quinze ou vingt). Plus le nombre de dimensions augmente, plus le volume s'accroît (presque exponentiellement), en raison du nombre de croisements à prévoir, et plus le temps de mise à jour (également appelé temps de chargement) augmente également. Data Warehouse [Septembre 2010]
Base de données relationnelle [=Relational Data Base] Relational Data Base [=Base de données relationnelle] Base dont les données sont présentées sous forme de tables avec un certain nombre de liens entre ces tables. Permet d'accéder très rapidement aux données qui répondent à la structure de la base (et seulement celles-là). Bénéficie d'un support méthodologique simple et efficace (la modélisation entités-relations), d'un langage de requêtes* (SQL, lancé en 1991 pour les PC et ouvrant la voie au concept de " client serveur "*, mais créé dès 1979 pour les mini-ordinateurs) et d'un système de procédures stockées améliorant les performances. C'est le modèle de stockage le plus utilisé en informatique. Informatique [Septembre 2010]
Bavardage [=Chat] Chat [=Bavardage] Dialogue sur Internet en direct et en simultané. Les interlocuteurs, seulement reconnus par des alias, échangent par écrit, via des messages s'affichant dans des fenêtres. En France, le site le plus célèbre est YYYYY (cible* " ado "). Ouverts à tous les internautes protégés par l'anonymat, avec les risques de déviance induits. Encore appelé (au Québec) le «clavardage» (de clavier et bavardage). Le mail* (mèl*) instantané permet les mêmes fonctionnalités, avec l'avantage de former un groupe constitué de type Intranet*, sans anonymat et moins superficiel. Le leader est devenu Microsoft avec son service de messagerie instantanée MSN, mais il a été supplanté par les communautés du Web 2.0 que sont Facebook et Twitter. Web [Septembre 2010]
Best of Breed   Littéralement, le meilleur de sa catégorie. Se dit d'un progiciel* revendiquant les fonctions les plus avancées sur un segment de marché bien délimité. Concept opposé au " tout intégré ", solution se démarquant par la polyvalence de sa couverture fonctionnelle. Exemple : sur le segment de la gestion des e-mails* (E-mailing*) du marché du CRM*, Siebel (aujourd'hui une division d'Oracle) avec sa suite CRM représente l'école du «tout intégré» tandis que Sarbacane fait office d'acteur de type «best of breed». Informatique [Septembre 2010]
Bêta Version [=Beta Release] Beta Release [=Bêta Version] Pré-version d'un logiciel* nouveau ou d'une nouvelle version d'un logiciel existant, avant sa commercialisation. Destinée aux développeurs de logiciels* liés en amont ou en aval, aux experts (derniers tests de bogues*). Terme également utilisé pour les jeux vidéos. Sont numérotées pour les qualifier chronologiquement. En théorie, il faut différencier les évolutions mineures, des évolutions majeures des versions bêta (évolutions majeures qui apportent de nouvelles fonctionnalités, voire restructurent complètement l'application, évolutions mineures qui apportent principalement des corrections de bugs ou des ajouts de fonctionnalités secondaires). En pratique, les évolutions mineures ont été trop souvent galvaudées. Informatique [Septembre 2010]
Big Brother   Personnage du roman de Georges Orwell «1984». Symbolise la surveillance permanente de la vie privée par les moyens technologiques. L'adjectif orwellien est également passé dans le langage courant pour désigner un projet ou une réalisation qui fait peser une menace sur la vie privée, d'où la création de la CNIL*. S'est matérialisé récemment par l'irruption des logiciels-spywares* ou espions via Internet (avec des systèmes de filtration intégrés à Windows* depuis Vista ou payants). Informatique [Septembre 2010]
BIOS (Basic Input Output System)   Programme, contenu dans la mémoire morte (ROM) de la carte mère d'un ordinateur, qui est lancé automatiquement au démarrage de l'ordinateur, lors de sa mise sous tension, et qui lie le système d'exploitation et les sous-ensembles (disque dur, mémoires vives, lecteur de disque CD /DVD*, lecteur de disquette, lecteur de DON ou Disque Optique Numérique…). Pour pallier au Spam*, il a été envisagé d'intégrer un antivirus et un anti-spam au niveau du Bios. Spécifique à chaque fabricant, ou en version libre et multi-plateformes. Informatique [Septembre 2010]
Blog   Terme du Web 2.0 équivalent à journal intime. Connaît un succès phénoménal et couvre tous les sujets imaginables depuis des thèmes totalement privés (et seulemnt ouverts à une tribu) jusqu'à des thèmes professionnels. Un blog* ouvre toujours aux commentaires et aux liens croisés permettant la construction de communautés. La blogosphère désigne l'ensemble des blogs* et des communautés de créateurs et d'utilisateurs de blogs*. Initialement appelé Weblog*. En Français officiel : blogue (peu utilisé), au Québec, cybercarnet, ou journal extime (en opposition, à intime). Aujourd'hui, les blogs tendent à mettre à profit les fonctions multimédias du Web : photoblog, baladodiffusion, videoblog, mobiblog, webcam. Fin 2008, le leader des hébergeurs de blogs, Technorati, indique avoir indexé 133 Millions de blogs dans le monde depuis 2002, mais sur ce total seulement 7,4 Millions de blogs ont été mis à jour au cours des 120 derniers jours. Web [Septembre 2010]
Bluetooth   Technologie de réseau local sans fil, lancée en 1998 par Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba. Il s'agit d'un standard ouvert pour la transmission de la voie et des données entre terminaux mobiles (téléphones, assistants personnels, ordinateurs portables) et ordinateurs fixes. Bluetooth supporte des connexions point à point ou multipoint. Typiquement, Bluetooth permet de transmettre un débit de 720 kbit/s sur une distance de 10 m (voire 100 m avec l'équipement adéquat). Bluetooth utilise des ondes radio omnidirectionnelles qui peuvent traverser des murs ou d'autres obstacles non métalliques (sans fil* ou wireless*). Pour l'anecdote, la technologie Bluetooth doit son nom, choisi par Ericsson, au roi Harald Blatan du Danemark, surnommé Dent Bleue, qui au 10ème siècle avait commencé à christianiser le pays. L'apogée de Bluetooth est sans doute datée de 2003 : ensuite, il est fortement concurrencé par WiFi (puis WiMax). Informatique [Septembre 2010]
Bogue [=Bug] Bug [=Bogue] Défaillance ou erreur dans un programme informatique qui peut entraîner l'arrêt du déroulement normal d'un programme informatique, d'où le plantage* de l'ordinateur, ou son ralentissement ou son dysfonctionnement aléatoire. Le passage à l'an 2000 a créé une suspicion de bug généralisé (en particulier des vieux programmes propriétaires) qui a suscité un marché total en France de 18 Milliards € (éditeurs, conseils, fabricants) sur 18 mois. Le terme original Anglais signifie cafard en raison des pannes que provoquaient ces insectes dans les premiers systèmes informatiques (à lampes). Ainsi, l'histoire informatique de bug commence avec le premier ordinateur, l'ENIAC, qui tomba en panne en 1947, suite à l'intrusion d'un papillon de nuit dans un relais… a bug in the machine ! Informatique [Septembre 2010]
Booléens (Opérateurs) [=Boolean Code] Boolean Code [=Booléens (Opérateurs)] Qualifie une opération conforme aux règles de l'algèbre de Boole, dans laquelle les opérandes et le résultat prennent chacun l'une ou l'autre de deux valeurs distinctes. En informatique, variable qui ne peut prendre que deux valeurs distinctes (binaire, le vrai et le faux). Utilisés dans un moteur de recherche en combinaison avec des mots clés pour étendre (par ex., «ou», en Français ; «or», en Anglais) ou restreindre (par ex., «et», «sans», «sauf», «près», en Français ; «and», «not», «but», «near» en Anglais) le champ d'une recherche. Par exemple, une requête demandant de trouver les occurrences des termes x ET y, fournit les pages où les mots x et y sont présents tous les deux; une requête demandant de trouver les occurrences des termes x OU y, fournit les pages où l'on retrouve x, celles où l'on retrouve y, et celles où l'on retrouve les deux. Business intelligence [Septembre 2010]
Brique et Mortier [=Brick and Mortar] Brick and Mortar [=Brique et Mortier] Entreprise traditionnelle («faite de brique et de mortier» ou de ciment), par opposition à l'entreprise virtuelle (N.T.I.C.*, purement Internet, comme Amazon, par exemple, qui ne possédait initialement pas de magasin physique). L'intermédiaire entre les deux est nommé Click and Mortar* («faite de clic et de mortier»). S'applique, dans son sens le plus strict, à des entreprises de la distribution. N.T.I.C. [Septembre 2010]
Burn rate (Taux de Consommation du Financement)   Représente la durée de vie d'une jeune pousse* Internet (ou start-up*) sans nouveau financement (ou tour de table, ou encore en Anglais roundfinancing). Terme très en vogue lors de la bulle Internet (2000) et son éclatement. Aujourd'hui, encore usité par les institutions financières pour le financement des start-up (y compris de biotechnologie). N.T.I.C. [Septembre 2010]
Cadres [=Frames] Frames [=Cadres] Document HTML indépendant d'un site Internet*, qui possède une adresse Web* propre, et qui est affiché par le navigateur Web simultanément avec d'autres, en n'occupant ainsi qu'une partie de l'écran (typiquement la fenêtre est divisée en 3, le cadre haut avec un menu général et l'abécédaire, le cadre gauche avec la liste de liens, le cadre central avec le texte correspondant à chaque lien de la liste). En perte de vitesse, car les moteurs de recherche d'Internet les indexent mal, et le référencement d'un site en est affecté. Remplacé par les pseudo-frames (ou i-frames), ou mieux par une CSS* (feuille de style). Web [Septembre 2010]
Cahier des Charges [=Specifications] Specifications [=Cahier des Charges] Document formel et contractuel, rassemblant les obligations, les étapes, le calendrier pour définir un besoin, les objectifs, les contraintes et les principales mesures à mettre en œuvre, à l'occasion de tout projet complexe, comme le CRM*. Trop souvent négligé dans les instructions aux Web Agencies* ou aux intégrateurs ou aux consultants. CRM [Septembre 2010]
Call back (Web call back)   Fonctionnalité technologique permettant à un internaute de laisser son numéro de téléphone sur Internet, pour se faire rappeler immédiatement ou en différé, soit sur une ligne séparée (deux lignes téléphoniques), soit sur la même ligne (déconnexion d'Internet au préalable). Web [Septembre 2010]
Call through (Web call through)   Fonctionnalité technologique permettant à un internaute, visitant un site de Commerce Électronique*, d'entrer en relation avec un télé-opérateur (touche push and talk) en restant connecté au site. Permet les renseignements en direct, le télé-guidage sur le site ou toute autre prestation de service et facilite l'acte d'achat. La communication s'établie sous protocole IP*, grâce à la connexion de l'internaute. Fonctionnalité souvent pratiquée pour le e-learning (pharmaceutique) ou la Visite Médicale électronique. Web [Septembre 2010]
Carré (Mini-site) [=Billboard] Billboard [=Carré (Mini-site)] Littéralement panneau publicitaire (pour billboard) : un format de publicité apparu courant 2001 sur Internet. C'est un rectangle massif de 336 pixels sur 280 qui se positionne au milieu de la page web et qui permet le plus souvent à l'internaute de naviguer au sein de cet espace publicitaire tout en restant sur la page qu'il consulte, d'où son autre nom de nom de mini-site. Le billboard, souvent réalisé au format Flash, permet aussi d'accueillir de la vidéo. Web [Septembre 2010]
Carte à Puce   Carte à microprocesseur (au moins un circuit intégré capable de contenir de l'information) créé par Roland Moreno, un Français du Caire, en 1975 (breveté par sa société Innovatron). Après les premières cartes, en 1981, pour les cabines téléphoniques (avec un prépayé), les banques Françaises intègrent le circuit dans leurs cartes de crédit (Visa) pour les distributeurs automatiques de billets, en 1985. Internationalisé depuis. Avec le développement du Business électronique, la carte permet des transactions financières sécurisées par mot de passe ou, depuis 2001, par l'insertion dans un boîtier intégré dans le clavier du PC*. La carte bancaire en est un bon exemple, ou bien la carte SIM des téléphones protables. En 2007, on compte pas moins de 92 Millions de cartes à puce à usage bancaire en France (47 Millions en 2003). Web [Septembre 2010]
Centre d'appels [=Call center] Call center [=Centre d'appels] Service de réception et d'émission d'appels téléphoniques. Le centre d'appels gère à distance des communications en provenance des clients et prospects de l'entreprise (aiguiller vers le service approprié -niveau 2 et plus- et/ou traiter directement les appels -niveau 1, pour les réponses simples, de routines, ou standardisées). C'est un ensemble humain, organisationnel et technique. Peut être interne ou de plus en plus souvent externalisé* (prestataire extérieur), localisé en un lieu unique ou délocalisé (Centre d'Appels Virtuel*). Par extension, le centre d'appels peut concerner tout contact entre l'entreprise et ses interlocuteurs, autre que le face à face, qu'il s'agisse de réception de courrier (GED*), de fax (ICR/NLU), d'appels téléphoniques (CTI*, Intratel, Webphone), de connexions Internet (Intranet*) : alors, c'est un centre de contact*. Superviseur de centre d'appel : Manager opérationnel des télé-opérateurs (environ un superviseur pour 15 télé-opérateurs). Est devenu un sujet politique avec les controverses sur les délocalisations de centre d'appels à partir de 2004 (Inde, Sénégal, Irlande, Roumanie, Maroc). Centres d'Appels [Septembre 2010]
Centre d'appels Internet [=Web call center] Web call center [=Centre d'appels Internet] Centre d'appels spécialisé dans les demandes de contacts émanant d'internet, qui peuvent prendre la forme de courrier électronique (mèl*), de sollicitations de rappels en voix sur IP* (Web call back*) ou d'établissement d'une session de chat*. Nécessite la mise en oeuvre de composants serveurs et clients, complémentaires du CTI*, créant un lien avec la téléphonie, le site Internet ou l'e-mail*. Web [Septembre 2010]
Centre d'appels virtuel [=Virtual Call Center] Virtual Call Center [=Centre d'appels virtuel] Ensemble de petits Centres d'Appels* offrant de façon transparente un service identique aux appelants, quelles que soient la nature et l'origine géographique de l'appel. Option retenue par les CPAM de l'Assurance Maladie en 2003 (cf. le site Internet Amélie) Centres d'Appels [Septembre 2010]
Centre de Contacts [=Contact center] Contact center [=Centre de Contacts] Extension du concept de centre d'appels* à tout contact entre l'entreprise et ses interlocuteurs, autre que le face à face, qu'il s'agisse de réception de courrier (GED*), de fax (ICR/NLU), d'appels téléphoniques (CTI*, Intratel, Webphone), de connexions Internet (Intranet*, e-CRM*). Equivalent à la relation clients à distance. Centres d'Appels [Septembre 2010]
CGI (Common Gateway Interface)   Programmes organisés sur un serveur http* à la suite d'une requête formulée par un client (par ex. : un formulaire ou e-form). Web [Septembre 2010]
Cible [=Target]   Population identifiée susceptible d'être intéressée par une offre particulière. Terme générique de marketing, plus particulièrement utilisé pour l'e-mailing* et pour valoriser la location de megabases* d'e-mails*. Marketing [Septembre 2010]
Clic et Mortier [=Click and Mortar] Click and Mortar [=Clic et Mortier] Entreprise physique, également présente sur Internet («clic et mortier», par opposition à «brick and mortar*» qui désigne l'entreprise traditionnelle). Une entreprise qui réalise 100% de ses activités commerciales sur Internet sans la moindre boutique ni succursale est qualifiée de «pure player». N.T.I.C. [Septembre 2010]
Client léger [=Thin Client] Thin Client [=Client léger] Poste utilisateur dont la fonction se limite à interpréter l'affichage de pages Web. Né avec les technologies du Web. S'oppose au client lourd des architectures client-serveur* (le poste client assume alors une part du traitement applicatif, avec ses ressources propres). Demande beaucoup moins de maintenance que le client lourd car il ne doit pas être mis à jour à chaque nouvelle version du logiciel. Le seul composant requis est un navigateur Web. Informatique [Septembre 2010]
Client Serveur (Architecture) [=Client-Server (Framework)] Client-Server (Framework) [=Client Serveur (Architecture)] Modèle d'organisation informatique consistant, dans le domaine de l'informatique décisionnelle, à séparer le stockage des informations (serveur), de leur analyse (postes clients). Sur le serveur, est stocké le Data Warehouse* et sont exécutés les traitements d'alimentation et de structuration. Depuis le poste client, sont lancées les requêtes* d'interrogation de la base et sont réalisées les analyses. L'extrême du fonctionnement en mode client-serveur est l'utilisation des fonctionnalités d'accès à distance* : dans ce cas, le poste client n'est connecté au serveur que lors des transactions et plus du tout ensuite pour réaliser les analyses. S'oppose à une architecture purement Web* (internet* et intranet*). A perdu du terrain, tout en conservant des adeptes d'une organisation plus centralisée. Informatique [Septembre 2010]
CMS (Système de gestion de contenu) [=Content Management System] CMS (Content Management System) [=Système de gestion de contenu] Système intégré et multi plate-forme permettant aux entreprises et aux organisations de gérer rapidement et facilement le contenu dynamique et rédactionnel. La gestion de contenu a tendance aujourd'hui à être approchée avec une vision globale et ne se limite plus aux seuls sites Web* : (1) prise en compte de l'ensemble du cycle de vie des informations, depuis leur création ou leur capture, leur stockage, leur mise à jour, leur structuration, leur classement, jusqu'à leur publication sur un ou plusieurs sites ; (2) utilisation des outils dits de back office* permettant la gestion homogène et centralisée de l'ensemble des types d'information manipulés par une entreprise ; (3) utilisation des outils dits de front office* permettant de présenter et d'adapter les informations aux navigateurs Internet fonctionnant sur les postes clients des utilisateurs (employés, clients ou partenaires). Best of breed*: Documentum. Un des CMS-Internet gratuits les plus répandus en France est Joomla. Web [Septembre 2010]
CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés)   Autorité administrative publique, créée par la loi du 6 janvier 1978. Doit s'assurer du respect des dispositions de la loi en contrôlant l'utilisation des fichiers nominatifs et en veillant à ce que le recueil de données informatiques ne nuit pas à la vie privée ou aux droits et aux libertés des personnes. Données relatives à l'appartenance religieuse ou politique, interdites. Droit permanent d'accès et de rectification des données, comme ici en cliquant sur la page «Vie Privée». Dans le domaine de la Santé, suite à la mise en place de réseaux de transmission d'informations médicales nominatives entre des partenaires variés (médecins, caisses de sécurité sociale, organismes de recherche médicale…), la CNIL exige que des mesures de sécurité renforcées soient prises, notamment le recours au chiffrement au moyen d'un algorithme de cryptage autorisé par le SCSSI et la mise en œuvre d'un dispositif de filtrage des accès (firewall*). Et elle interdit formellement l'utilisation des données de prescription à des fins commerciales si ces informations permettent l'identification des personnes. La loi du 6 août 2004, tout en transposant la directive Européenne du 24 octobre 1995, modifie la loi initiale : les missions et les pouvoirs de la CNIL sont renforcés : obligation d'information des personnes, élargie (nécessité d'avertir des informations relatives à l'identité du responsable du traitement, de la finalité poursuivie par le traitement, du droit de s'opposer à ce que ces informations soient transférées à des tiers, de l'emploi de cookies*), un correspondant CNIL dans chaque entreprise, des nouvelles compétences pour la CNIL (tout traitement informatique susceptible de créer un risque particulier sur la vie privée des individus devra être soumis à l'autorisation de la CNIL) ; en Juillet 2011, la CNIL a publié un guide pratique à destination des professionnels de santé ; au total, sans conteste, une amélioration à la protection des personnes et PHARMACLIENT est déjà parfaitement en ligne avec la loi. www.cnil.fr Informatique [Juillet 2011]
CNR (Clients non rentables)   Clients ne présentant pas pour l'entreprise d'intérêt suffisant, en terme de profitabilité, qui justifierait des actions et/ou des traitements particuliers (par opposition à CPP*). La notion a donné lieu à des dérives, en confondant clients non rentable avec clients peu actifs mais fidèles. Est un concept de réaction au zapping. CRM [Septembre 2010]
Commerce électronique [=E-Business (e-commerce)] E-Business (e-commerce) [=Commerce électronique] Commerce (activité commerciale) par l'intermédiaire des technologies de l'Internet qui permet à une entreprise d'interagir avec ses clients, fournisseurs et partenaires sans intermédiaire. Au sens large, peut désigner une activité non commerciale, par exemple un service gratuit, qui peut générer indirectement un business. Dans une approche CRM*, lorsque l'Internaute entre en contact, l'historique de ses relations est rapatrié vers un télé-opérateur, ou bien un catalogue électronique personnalisé lui est présenté (selon son statut marital, sa catégorie socioprofessionnelle, ses habitudes d'achat), à des prix personnalisés (selon sa fidélité ou le volume cumulé de ses achats, par exemple). La déclinaison pour le téléphone mobile est appelée m-commerce. En 2004, explosion de l'e-commerce en France : € 6 Milliards de CA total (contre 3.6 en 2003 et 2.3 en 2002). Sur les 12 Mois à Juin, 2010, € 13 Milliards. Le leader incontesté, CDiscount, est suivi de RueDuCommerce, Alapage (les VPC traditionnels, partis tardivement, comme La Redoute ou 3 Suisses, sont 5 à 10 fois plus petits en 2004, mais progressent très vite). Les ventes sur Internet des produits de parapharmacie, de phytothérapie et de compléments alimentaires explosent, mettant en difficulté le circuit officinal. Syndicat spécfique : www.fevad.com (FEVAD). Web [Septembre 2010]
Composeur / Numéroteur automatique [=Automatic Dialing] Automatic Dialing [=Composeur / Numéroteur automatique] Outils augmentant la productivité d'un centre d'appels*. Predictive (prédictif) : système adaptant automatiquement les vitesses de composition prédictive afin de distribuer de manière optimum, les appels à l'ensemble des télé-opérateurs. Preview (pré-visualisation) : système permettant au télé-opérateur de décider de la numérotation. Le télé-opérateur dispose d'éléments sur son interlocuteur avant de lancer celle-ci. Progressive (progressif) : le télé-opérateur ne dispose pas d'éléments sur son interlocuteur avant de lancer l'appel. Centres d'Appels [Septembre 2010]
Co-Navigation (Accompagnée) [=Collaborative browsing] Collaborative browsing (Co-Browsing) [=Navigation Accompagnée] Fonctionnalité permettant à un télé-opérateur, interne ou externe à l'entreprise, de prendre le contrôle à distance de l'ordinateur d'un internaute et ainsi de l'aider en ligne (l'application est alors partagée). Système permettant la synchronisation des navigateurs*. Ainsi, le télé-opérateur voit quelle page le client est en train de visualiser (et réciproquement). A chaque fois que l'un des deux interlocuteurs (internaute ou télé-opérateur) se déplace sur le Web*, l'autre le suit simultanément. De plus en plus utilisé par les sites d'e-commerce des entreprises Internet pour guider l'achat de produits à haute valeur ajoutée. Web [Septembre 2010]
Cookie (Témoin)   Témoin, en Français officiel (inusité). Petit fichier (ce n'est pas un gâteau !) au format Txt enregistré sur le micro-ordinateur d'un internaute, à l'occasion de sa visite sur un site Web (le plus souvent à son insu). En principe, ce fichier est utilisé pour permettre de reconnaître l'internaute (en réalité son IP* d'ordinateur) à l'occasion de la consultation d'autres pages web ou d'une nouvelle visite sur le site. Les cookies* sont parfois utilisés par les éditeurs de solutions de mesure de trafic de type site-centric pour connaître le nombre de machines différentes qui ont visité le site sur une période donnée. Permettent aussi d'éviter à l'internaute d'avoir à s'identifier chaque fois qu'il visite le même site pour accéder à des services qui nécessitent une inscription préalable. A contrario, son usage abusif consiste (cookies permanents) à extraire des informations personnelles et à les transmettre à un serveur étranger (dans ce cas, sont appelés également logiciel-spyware*). Nécessite une déclaration spécifique à la CNIL*. Web [Septembre 2010]
Couplage Voix-Données [=Data Voice Integration]   Stockage Voix : utilisé pour la réalisation des systèmes de diffusion et/ou d'enregistrement de messages vocaux. Fait appel à des techniques de codage (numérisation et compression de la parole) et de décodage. La voix peut être stockée sur un disque (ROM) ou sur mémoire RAM : une heure de stockage occupe 14 Mo (méga octets) de mémoire. La reconnaissance vocale permet la transformation de la voix en données numériques, un stockage plus faible et une utilisation différente. Inversement, la synthèse de la parole à partir du texte permet à une machine de restituer, sous forme orale, une information fournie sous forme textuelle (signal vocal numérisé et éventuellement comprimé). Informatique [Septembre 2010]
Courtage en ligne [=Brokage on line] Brokage on line [=Courtage en ligne] Désigne tous les services de courtage (B2B*, B2C* avec intermédiation) accessibles via Internet (entreprise intermédiaire : broker on line ou, en Français, courtier en ligne). Web [Septembre 2010]
CPM (Coût Par Millier) [=CPT (Cost Per Thousand)]   A l'origine, unité de mesure comparative du coût des campagnes de publicité (aussi bien 1000 bannières affichées, 1000 visiteurs touchés, que 1000 téléspectateurs ayant vu un spot de publicité ou 1000 lecteurs d'un magazine ayant vu une insertion publicitaire). Tarif unitaire de la publicité sur Internet, représentant le prix pour 1000 présentations d'une annonce ou d'une information publicitaire (c'est-à-dire «occasions de voir» d'une annonce associée à un hit*). Le coût du CPM est très variable en fonction de la qualité des supports et de leur capacité de ciblage ainsi que de la conjoncture générale du marché de l'e-pub. En France, les ordres de grandeur peuvent aller de 50€ à 3€. Par exemple : à 30 € pour 1000 bannières affichées, une campagne de 100 000 bannières serait donc facturée 3000€. Web [Septembre 2010]
CPP (Clients les plus précieux)   Clients présentant pour l'entreprise le plus d'intérêt, dans le cadre d'une stratégie one to one*. Permet d'optimiser les actions commerciales en considérant les clients de façon sélective, selon leur degré de profitabilité ou d'autres critères (ventes réalisées, coûts occasionnés, potentiel de développement…). Plus un client est considéré comme précieux, plus il bénéficie d'attentions (par opposition à CNR*). CRM [Septembre 2010]

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